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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 08:33

 

Dans la suite de cette conférence, je vais aborder d'une part les structures scolaires alternatives et l'enseignement privé. Ensuite un chapitre sur le soutien scolaire, qui est à la fois un complément du service public de l'éducation et un intermédiaire entre l'école et l'enseignement déterminé par la famille.

Une approche alternative

Les structures scolaires alternatives

Les 5 aspects fondamentaux des structures scolaires alternatives

1. Respecter l'enfant en temps que personne dans tout ce qu'il est

2. Avoir une approche globale des savoirs, amener à une réflexion plus globale non enfermée dans des disciplines

3. Refuser la rupture entre enseignant et éducateur. Il s’agit d’un système : instruction/éducation/organisation

4. S’organiser en collectif / favoriser la collégialité et le travail en équipe

5. Considérer l’apprentissage du « vivre ensemble » comme un apprentissage fondamental

Ecole publique DECROLY

Les méthodes pédagogiques mises en œuvre découlent, pour l'essentiel, des principes élaborés par Ovide DECROLY, principes toujours d'actualité, largement pris en compte dans les textes officiels et pouvant donc s'inscrire dans la construction d'une école du XXIème siècle.

  • Affirmer comme principe fondateur la fonction de globalisation inhérente au psychisme de l'enfant qui perçoit le monde comme un tout.
  • Reconnaître l'enfant tel qu'il est, avec ses besoins, ses intérêts, ses capacités, ses désirs, ses faiblesses.
  • Développer la capacité d'autonomie de l'enfant compte tenu de ses rythmes et de ses besoins.
  • Créer un milieu où l'enfant est accepté dans son affectivité, avec ses questionnements et ses démarches.
  • Permettre à l'enfant la fabrication de ses connaissances en valorisant son activité réelle sans souci de hiérarchisation des disciplines.
  • Réduire la parcellisation du temps afin de favoriser de larges processus d'intégration des outils de savoir.
  • Aider l'enfant à se situer dans une vie de groupe, à travailler avec d'autres, à prendre des responsabilités, à trouver sa place, à discuter les conflits.
  • Tenir compte de l'évolution de la société, stimuler l'esprit critique et approfondir la réflexion pour que l'enfant devienne un adulte autonome et responsable.

Ecole Vitruve  Paris

Vitruve est une école publique (qui existe depuis 1962) située dans le quartier de la Réunion à Paris, dans le XXème arrondissement. C'est une école différente, à l'intérieur de l'Education Nationale, par les projets que les enfants et les adultes y réalisent, par les idées et les travaux qu'ils développent notamment pour ce qui concerne les concepts de "citoyenneté" et "d'autonomie".

Extrait du projet :

Les enfants sont plus éveillés, plus indépendants qu'autrefois mais aussi plus nerveux, plus "discuteurs", plus désobéissants. Ils portent des jugements sur leur entourage, et surtout, la crainte et le respect des adultes n'est plus comme autrefois la base de leur éducation.
Ils vivent dans un monde agité, angoissé. Les échos et les images des violences qui déferlent sur le monde les atteignent chaque jour.


Ils respirent un air vicié, souffrant d'un manque de calme, d'espace, de nature. S'il est vrai que les parents respectent mieux qu'autrefois leur personnalité, par contre, la vie familiale s'est souvent détériorée : bien souvent, la mère travaille, le père ne voit ses enfants qu'une ou deux heures par jour, la télévision prend la place des conversations qui renforçaient les liens familiaux.

Dans ces conditions 1] nous affirmons :

  • Il n'y a pas d'enfants paresseux – mais seulement des enfants fatigués, en mauvaise santé physique ou morale...
  • Il n'y a pas d'enfants insolents – mais seulement des enfants tendus, inquiets ou qui souffrent de solitude morale.
Le travail :

A l'époque des voyages interplanétaires et de l'automation, on estime que l'enfant d'aujourd'hui devra, devenu homme, changer trois fois de métier au cours de sa vie. La société industrielle moderne exige de plus en plus des travailleurs ayant une formation générale étendue, un esprit ouvert, capables de s'adapter à des situations nouvelles, apte au travail en équipe...


Ce qu'on nommait autrefois le "savoir", c'est-à-dire des connaissances encyclopédiques obtenues par bourrage de crâne, travail forcé "bachotage" est devenu aujourd'hui inaccessible étant donné l'étendue extraordinaire de ces connaissances et plus grave, l'enseignement qui y conduisait est incapable d'engendrer les qualités requises par la société moderne.


Ces qualités correspondent à un progrès intellectuel (curiosité, esprit scientifique) et moral (sociabilité) pour les développer :  Il est indispensable de réformer profondément l'Enseignement.

 

L'enseignement privé

 

Dans une décision rendue le 23 novembre 1977, le Conseil Constitutionnel a considéré que la liberté de l'enseignement faisait partie des principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.


Trois lois fondamentales fixent le statut juridique des établissements d'enseignement privés :

la loi Goblet du 30 octobre 1886 relative à l'enseignement primaire ;

la loi Falloux du 15 mars 1850 sur l'enseignement secondaire ;

la loi Astier du 25 juillet 1919 sur l'enseignement technique.

 

La loi n° 59-1557 du 31 décembre 1959, dite "loi Debré", a permis de définir les rapports actuels entre l'État et les établissements d'enseignement privés, instituant un certain équilibre. La loi ne reconnaît pas d'« enseignement privé » en tant que tel, mais uniquement une pluralité d'établissements.

Les conditions de création d'un établissement d'enseignement privé

Les règles sont les mêmes pour les établissements du premier degré et du second degré. Les organisateurs sont tenus de déclarer la création d'un établissement privé aux autorités compétentes.

Le statut des diplômes octroyés

L'État détient le monopole des grades et des titres universitaires : les établissements d'enseignement privés ne peuvent donc délivrer à leurs élèves que des certificats de scolarité qui ne sont pas des diplômes. Ils préparent en revanche leurs élèves aux examens officiels en vue des diplômes délivrés par l'État.

Les relations entre les établissements d'enseignement privés et l'État
Les contrats passés entre les établissements privés et l'État

Les établissements privés peuvent être hors contrat, ou bien liés à l'État par un contrat simple (pour les écoles primaires) ou un contrat d'association. L'enseignement est dispensé dans les mêmes conditions que dans le système public, et les professeurs ont la qualité d'agents publics.

Les pouvoirs publics prennent en charge tout ou partie des dépenses de fonctionnement des établissements privés, en échange d'obligations de service public.

Le contrat simple pour les écoles primaires ou spécialisées.

Les classes doivent avoir fonctionné pendant au moins 5 ans, et les locaux doivent répondre aux exigences de salubrité. L'établissement sous contrat simple doit ensuite organiser l'enseignement des matières de base par référence aux programmes et aux horaires de l'enseignement public. Les maîtres sont nommés par l'autorité privée et salariés de droit privé, mais rémunérés par l'État.

Le contrat d'association.

Les conditions préalables sont plus exigeantes : un besoin scolaire reconnu doit exister, les locaux et installations doivent être appropriés. L'établissement est tenu de dispenser les enseignements selon les règles et programmes de l'enseignement public. Les enseignants de ces établissements sont recrutés par concours, selon les mêmes modalités que les enseignants du secteur public.Depuis 1995, les maîtres des collèges et lycées privés sous contrat sont formés dans les I.U.F.M. et recrutés à l'issue d'un concours, le CAFEP (analogue du CAPES ou du C.A.P.L.P.).

Le contrôle de l'État sur les établissements privés

Tous les établissements privés, quelles que soient leurs relations avec l'État, sont soumis à un régime d'inspection.

L'inspection des établissements privés hors contrat se limite aux titres exigés des directeurs et des maîtres, à l'obligation scolaire, à l'instruction obligatoire, au respect de l'ordre public et des bonnes mœurs, à la prévention sanitaire et sociale. Le contrôle sur le contenu de l'instruction obligatoire a été renforcé par la loi n° 98-1165 du 18 décembre 1998.

Le contrôle est plus étendu pour les établissements sous contrat : il porte sur le respect des programmes et horaires d'enseignement ainsi que sur le respect total de la liberté de conscience des élèves. Les enseignants font en outre l'objet d'une notation pédagogique. Les établissements privés sous contrat sont par ailleurs soumis à un contrôle financier et administratif.

 

Le soutien scolaire

Au-delà de la stricte question de l'efficacité, en termes d'amélioration de comportements, voire en termes de résultats scolaires, le développement actuel de l'accompagnement scolaire n'est-il pas l'indice d'une transformation profonde des modes de prise en charge de la jeunesse ?

En France la moyenne hebdomadaire du soutien scolaire par enfant serait comprise entre une et deux heures. Mais quel est l’état des lieux de ce type d'aide à l’étranger ? Les raisons qui poussent les parents à faire suivre du soutien à leurs enfants sont très diverses d’un pays à l’autre. On peut même dire que le soutien scolaire est directement indexé sur les logiques du système scolaire du pays.

Soutien scolaire à l'étranger

Dans certains pays comme la Grèce, le Japon ou la Corée du Sud, le soutien scolaire est intensif car l’entrée dans les grandes universités relève d’un enjeu essentiel. Donc, pour assurer l’entrée à l’université mieux vaut bien se préparer en suivant intensivement des cours de soutien scolaire.

Enfin, la valeur accordée à l’éducation et à une bonne culture en Asie du Sud-est est un autre moteur de la demande en soutien scolaire. A Singapour et en Malaisie, il en existe ainsi des variantes sociales. Les ethnies indienne et chinoise ont plus de chance de recourir au soutien scolaire que les autres élèves et celui-ci est perçu comme un privilège réservé aux catégories sociales les plus aisées.

En Europe, Malte et la Grèce arrivent en tête où respectivement 83% et 69% des lycées ont déjà suivi des cours de soutien scolaire au cours de leur éducation. Ce recours obtient également de bons taux en France (36%) et en Allemagne (21%).

Le soutien scolaire comme ascenseur social

Au final, dans les pays où les places pour réussir sont chères et rares, les parents n’hésitent pas à faire suivre du soutien scolaire à leurs enfants. C’est particulièrement le cas en Asie. Les taux y sont en tout cas deux fois plus élevés que dans certains pays anglo-saxons comme l’Australie.

Le soutien scolaire aux Etats-Unis est comparable dans les chiffres à celui en France et en Allemagne.

Modalités :

Aide aux devoirs ou cours particuliers sont organisé selon le cycle scolaire, avec des programmes annuels – au trimestre ou ponctuel. Des cours pendant les vacances scolaires existent aussi (stages intensifs).

A domicile, des petits groupes ou individuels en « boutique », par téléphone ou corrections personnalisées.

Pour aider l’enfant, préparer des examens, une aide dans certaines matières.

Egalement des cours de langues. Les séjours linguistiques sont proposés par des organismes spécialisés, prenant le relais des échanges linguistiques, entre loisirs et enseignement.

http://www.educasources.education.fr/selecthema.asp?id=87856

Des interrogations :

Quand on voit l'accompagnement scolaire, sous toutes ses formes, toucher des effectifs accrus d'élèves, s'étaler sur une période de plus en plus longue dans la scolarité (du CP au collège, et même davantage), s'étendre à toute l'année en incluant aujourd'hui les vacances (école ouverte), on peut se poser des questions qui débordent largement la stricte efficacité en termes scolaires ou en termes de préparation au métier d'élève.

Au-delà de l’efficacité du soutien scolaire en lui-même, quel son rôle, quelle fonction dans les quartiers populaires et peut-être au-delà, dans la société française de cette décennie ?

 

1) Qu'est-ce que le développement (l'envahissement ?) de ce soutien scolaire dit de l'école ? Quel en est l'effet sur les institutions ?

L'école accueille de nouveaux publics et les enjeux de la réussite scolaire sont plus lourds ; mais que fait l'école pour permettre à ceux qui sont le moins pourvus de ce qu'elle exige de réussir ? L'objectif de « démocratisation » est-il suffisamment accompagné des mesures nécessaires ? En se rapprochant ainsi des autres institutions, en faisant collaborer des « partenaires » scolaires et non scolaires, l'institution se défausse-t-elle sur ces derniers, ou bien entre-t-elle dans un processus de profonde recomposition ?

2) Mode de traitement des problèmes sociaux dans la ville

 

Le développement du soutien scolaire, et l'intervention de plus en plus forte des municipalités dans ce champ, semble indiquer que, de plus en plus, les problèmes des villes, ou plus exactement des banlieues et quartiers populaires, sont vus comme liés à l'échec scolaire.

Et tous ceux qui, aujourd'hui, interviennent sur la ville se sentent tenus d'inscrire, en un rang honorable de leurs préoccupations, les questions scolaires. Actuellement, par exemple, la DIV cherchant à redynamiser la politique des villes, inclut dans ses projets un volet « école ».

Ce qui, avec les meilleures intentions du monde, peut avoir pour effet d'ajouter des actions de plus, des financements de plus, sans que la question de l'opportunité et du sens de cet empilement de dispositifs destinés à aider les élèves soit vraiment posée.


3) Exclusivité de la scolarité ?

 

Tout se passe aujourd'hui comme si les interventions en direction de l'enfance et de la jeunesse ne pouvaient légitimement passer que par la scolarité. Certes, cela traduit une prise en compte des enjeux accentués de la réussite scolaire en termes de placement social et même d'identité sociale.

Mais ce qui pose question est davantage l'espèce d'exclusivité dont semble jouir aujourd'hui la dimension scolaire dans les préoccupations de ceux qui travaillent en direction de l'enfance et de la jeunesse, et spécialement dans les quartiers populaires ; soit directement (aider les enfants à améliorer leurs résultats), soit indirectement (les préparer à l'école, par des actions de compensation culturelle et par de la « socialisation »).


Les enfants et les adolescents n'ont-ils donc de jeunesse que scolaire ? À aucun moment, en posant cette question, on ne songe à nier l'importance pour eux, et spécialement dans les quartiers populaires, de la réussite scolaire, et à dire qu'il leur suffit bien d'être « épanouis ».

Le partage des tâches qui paraît s'être installé entre l'école et sa périphérie semble pousser à cette polarisation voire à cette surenchère permanente dans le domaine scolaire ; alors que l'on pourrait imaginer que ce qui relève du scolaire soit davantage pris en charge directement par l'école (sans lui être aucunement réservé, bien entendu) et que d'autres organismes fassent tout autre chose, il y a du scolaire partout.

L'« école ouverte » est un signe évident de cette polarisation.


Évaluer les effets de l'accompagnement scolaire, c'est aussi prendre en compte la participation de ces dispositifs à une forme de prise en charge unidimensionnelle de la jeunesse. Est-ce qu'on assisterait, au niveau social, à ce processus de « scission » entre des exigences scolaires qui pèsent fortement sur les jeunes et une très large autonomie qui leur est laissée dans le quotidien ? Comme si la seule chose sur laquelle il était, pour les adultes, légitime d'orienter les jeunes, de leur proposer des objectifs, voire de leur fixer des règles, était aujourd'hui le domaine scolaire. L'accompagnement scolaire, ou plutôt son développement foisonnant, serait-il un indice de plus non d'une « crise » de l'éducation au sens large, mais de la transformation profonde des modes de prise en charge de la jeunesse ?

 

La suite demain....

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 10:00

 

Mettons nous d’accord sur les mots

  • Pour les personnes qui ont été scolarisées en France et qui n’ont pas acquis une maîtrise suffisante de la lecture, de l’écriture, du calcul des compétences de base pour être autonomes dans les situations simples de la vie courante, on parle d’illettrisme.
    Il s’agit pour elles de réapprendre, de renouer avec la culture de l’écrit, et avec les formations de base dans le cadre de la politique de lutte contre l’illettrisme.
  • Pour les personnes qui n’ont jamais été scolarisées, on parle d’analphabétisme. Il s’agit pour elles d’entrer dans un premier apprentissage.
  • Et enfin, pour les nouveaux arrivants dans un pays dont ils ne parlent pas la langue, il s’agit de son apprentissage. En France, on parle du  "Français langue étrangère".

Ces mots définissent donc des situations bien différentes.

L’illettrisme, un mot que l’on voudrait ne plus avoir à employer mais…

860 millions d’hommes et de femmes sont, dans le monde, confrontés à l’incapacité de lire et d’écrire, privés des plus simples compétences de base.

Les pays industrialisés, où la scolarité est obligatoire, ne sont pas épargnés.

Pour qualifier cette situation, qui touche tous les âges de la vie, et la distinguer de celle de personnes qui ne sont jamais allés à l’école, la France a choisi le terme d’illettrisme. Un mot dur, qui suscite la réaction, l’indignation, mais qui est encore aujourd’hui nécessaire pour que ceux qui y sont confrontés ne soient pas oubliés, car ils ont pour caractéristique de chercher à cacher une situation trop souvent synonyme d’échec. Pourtant faire face aux situations de la vie quotidienne sans avoir recours à l’écrit exige beaucoup de courage et de volonté, et la mise en place d’habiles stratégies de contournement.

Quels chiffres pour les jeunes de moins de 18 ans ?

Les données recueillies à l'issue de la JAPD

Nous disposons des chiffres fournis par le Ministère de la Défense et le Ministère de l'Education Nationale à l'issue des tests auxquels sont soumis les jeunes garçons et filles âgés de 17 à 19 ans. Ces tests n'ont pas pour objet de mesurer uniquement l'illettrisme mais ont une vocation beaucoup plus large, de mesure des compétences des jeunes face à la lecture. Rappelons que l'illettrisme qualifie la situation des jeunes qui éprouvent de très graves difficultés face à l'écrit, au point de ne pas lire, écrire un message très simple et qu'il ne couvre pas la situation de tous ceux qui, à des degrés divers, ont certaines difficultés avec l'écrit et qu'il ne recouvre pas la situation de tous ceux, qui, à des degrés divers, ont certaines difficultés à l'écrit. Si, d'après les chiffres JAPD, plus de 10% des jeunes à l'issue de la scolarité obligatoire éprouvent des difficultés face à l'écrit, le pourcentage de ceux qui ne maîtrisent pas la base de la base et éprouvent des difficultés si graves qu'elles peuvent entrer dans la définition de l'illettrisme s'élève à moins de 5% de la classe d'âge ce qui représente environ 35000 jeunes concernés.

Peut-on dire que tous les parents qui semblent ne pas s’intéresser à la scolarité de leurs enfants sont des parents démissionnaires ?

Non, nous sommes convaincus que toutes les familles, sauf cas extrêmes, souhaitent que leurs enfants réussissent. Certaines études le démontrent mais plus encore, c’est ce que nous disent ceux qui sur le terrain, au cœur des actions, connaissent bien ces familles.

Est-ce que pour certains parents c’est plus difficile ?

Tout le monde n’a pas pris la pleine conscience des difficultés particulières que rencontrent certains parents notamment ceux qui sont en situation d’illettrisme. Pour eux, l’école, l’apprentissage, ce n’est pas toujours un bon souvenir, c’est parfois même un souvenir douloureux, et dans ce cas y retourner avec son enfant n’est pas facile. D’autre part ils n’ont pas envie de voir se révéler un problème qu’ils cherchent la plupart du temps à contourner, à cacher à leur entourage. Pour éviter d’avoir honte, de faire honte à leurs enfants ils préfèrent le plus souvent éviter le contact avec l’école. N’oublions pas non plus que lire les messages que l’école envoie, ce n’est pas évident pour eux.

Pour ces personnes en effet la lecture d’un message simple de la vie quotidienne est une source de difficultés. De la même façon qu’il n’est pas simple de lire un mode d’emploi, une consigne de sécurité, de retirer seul de l’argent à un distributeur automatique, il est tout aussi compliqué pour un papa ou une maman de lire le message, le document que l’enfant ramène de l’école.

Mais les parents ne peuvent-ils pas demander de l’aide à leur entourage, un enfant plus grand, un voisin, un travailleur social ?

Ce n’est pas si simple que cela.

Ce qui est vrai, possible, naturel pour une personne qui ne maîtrise pas le Français parce que ce n’est pas sa langue maternelle mais une langue étrangère qu’il peut apprendre, ne l’est pas pour une personne illettrée. Les illettrés ont été scolarisés en France et ils ne maîtrisent pas les simples compétences de base que dans notre société on a trop tendance à considérer comme acquises une fois pour toutes par tous ceux qui sont allés à l’école. Or il n’en est rien. Et pour ceux qui sont concernés ce n’est pas facile à dire même à ses proches. Il ne faut pas oublier non plus que la moitié des personnes concernées vivent plutôt dans les zones rurales ou faiblement peuplées où il n’est pas toujours évident de pouvoir trouver un appui, une structure, avec l’assurance de la confidentialité.

POUR L’ACCÈS DE TOUS À LA LECTURE,

L’école, comme beaucoup d’autres organisations, communique essentiellement par l’écrit. Certaines familles ne risquent-elles pas, qu’elles le veuillent ou non d’être exclues ou de s’exclure ?

Oui, l’écrit est présent partout à l’école, et il vaut évidemment mieux savoir lire et écrire pour y être à l’aise. Les supports de communication qui sont utilisés pour faciliter le rapprochement entre les familles et l’école mais aussi par tous les autres espaces éducatifs, culturels, sociaux sont généralement des outils écrits. Mais il faut aussi comprendre les codes qui sont propres à l’école.

En période de rentrée scolaire, le cartable de l’enfant est tous les jours rempli de différents messages écrits destinés aux parents. Ces documents apportent des informations sur l’école bien sûr, sur la classe, mais aussi sur les associations de parents d’élèves, sur les activités culturelles, sportives, de loisirs que proposent notamment les centres sociaux du quartier ou du village.

Il faut être conscient que pour un nombre non négligeable de parents et notamment pour ceux qui sont en situation d’illettrisme, ces documents sont inaccessibles, et qu’ils ne peuvent prendre connaissance seuls des informations qui s’y trouvent. Les familles se sentent alors encore plus éloignées d’un monde qui ne s’adresse à elles qu’en utilisant des codes qu’elles ne maîtrisent plus.

Il est vrai que dans ces situations, le sentiment d’exclusion peut apparaître ou se renforcer.

Sont-ils si nombreux ces adultes en situation d’illettrisme ?

Oui ils sont nombreux : 3 100 000 adultes de 18 à 65 ans sont confrontés à l’illettrisme soit 9% de la population qui a été scolarisée en France.

Plus de la moitié d’entre eux travaillent et déploient des trésors d’ingéniosité pour contourner, faire face, faire comme si.

Parmi eux bien évidemment des parents, qui sans doute se retrouvent mal à l’aise quand leur enfant découvre le monde de l’école où eux-mêmes n’ont pas forcément réussi.

Si c’est difficile et on le comprend bien pour ces familles éloignées de l’écrit, comment peut-on faire pour que leurs enfants aient les mêmes chances de réussite que les autres ?

Il est possible d’aider, d’accompagner ces familles, de leur redonner confiance sans les stigmatiser, sans accentuer chez elles un sentiment d’incompétence, de culpabilité, d’infériorité.

Tous les enfants qui vont avoir à entrer dans la culture écrite ne sont pas égaux sur la ligne de départ. Nous connaissons tous l’importance que peuvent avoir les différentes ressources auxquelles l’enfant peut accéder. Elles ne sont pas les mêmes selon le milieu familial, le contexte dans lequel il se trouve.

Certains des films proposés dans ce DVD montrent que des activités simples sont possibles pour tous. On peut sans être lettré s’intéresser à ce que fait l’enfant, jouer, parler, échanger avec lui, en famille… Il s’agit de montrer à tous les parents que quelques soient leurs propres difficultés ils ne doivent pas avoir peur de s’intéresser à ce que leur enfant fait à l’école.

Comment les aider ?

La principale question que se posent ceux qui veulent agir auprès de ces familles, de ces adultes éloignés de l’écrit qui ont des enfants et ne doivent pas être eux même stigmatisés ou infantilisés, est de savoir comment aider efficacement et délicatement.

La première chose c’est de les considérer, de reconnaître et de valoriser à leurs propres yeux les compétences qu’ils ont su construire sans recourir à l’écrit et dont ils n’ont pas forcément conscience eux-mêmes. La seconde c’est de leur redonner confiance en eux, ce qui est beaucoup plus productif que les injonctions ou les bons conseils qui risquent de les faire douter plutôt que de les conforter dans leur dignité de parents. L’important, c’est l’attention qu’ils accordent à leur enfant. Ne dit-on pas que la première littérature, c’est la littérature du berceau, que le premier livre ouvert c’est le visage de la maman au-dessus du berceau ?

La confiance est capitale pour oser suivre sans crainte la scolarité de leurs enfants et pour reprendre en adultes le chemin du réapprentissage de ce qu’ils ont oublié, mal acquis, mais qu’on peut réapprendre.

Pour que le fossé ne se creuse pas entre parents et enfants, il est essentiel que les rôles ne soient pas renversés et que l’enfant reste l’enfant, que le parent ne dépende pas de lui pour certaines tâches, certaines informations.

L’entrée de l’enfant dans l’écrit est le meilleur moment pour susciter chez les parents le déclic qui va leur donner le courage – car il en faut – de revenir vers ces apprentissages, de renouer avec l’écrit pour être plus à l’aise avec l’école, mais aussi au travail, dans la vie.

Comment peut-on faire concrètement ?

Quelques idées :

Lorsqu’il n’y a pas de livres à la maison, il est possible de les y faire venir. C’est l’intervention à domicile, et ensuite proposition d’aller à la rencontre de ces livres ailleurs, dans des bibliothèques par exemple.

Dans certains lieux d’accueil collectif tous les enfants peuvent profiter des mêmes activités, et jouer avec son enfant favorise les interactions, l’enrichissement du vocabulaire.

La rencontre avec l’écrit peut se faire dans de multiples situations familiales, au détour d’une recette de cuisine, dans un magasin quand on fait ses courses, quand on relève le courrier de la boîte aux lettres, quand on est sur l’ordinateur, qu’on regarde ensemble la télévision, etc.

Quels conseils simples pour les parents en difficultés avec l’écrit ?

Tous les parents, quel que soit le rapport qu’ils ont avec l’écrit, quelles que soient leurs compétences, peuvent motiver les enfants pour aller vers les textes écrits. Ils peuvent tous être des accompagnateurs, c’est-à-dire être «à coté de» leurs enfants, dans un double rapport d’exigence et de respect.

 

Quelques pistes :

  • montrer quotidiennement son intérêt pour ce que l’enfant fait et apprend à l’école
  • suivre sa progression et l’encourager à aller vers les livres et vers tous les types d’écrit
  • valoriser ses connaissances
  • lire avec lui textes et images si on peut le faire
  • s’intéresser à ses lectures et en parler avec lui
  • encourager l’enfant à écrire dans toutes les situations de la vie courante : liste de courses, carte postale, légende d’un dessin….

 

 

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 09:22

Les jeunes enfants

L’école maternelle

Originalité du système français, l'école maternelle accueille les enfants avant la scolarité obligatoire qui débute à 6 ans. Elle est le plus souvent organisée en petite, moyenne et grande section, en fonction de l'âge des enfants.

En France, un quart des enfants de 2 ans et la quasi-totalité des enfants de 3 à 5 ans sont scolarisés en maternelle. Elle est le lieu de la première éducation hors de la famille pour la très grande majorité des enfants.


Cette école est aujourd'hui considérée comme une part normale du cursus des élèves. Les enfants y développent leurs facultés fondamentales, perfectionnent leur langage et commencent à découvrir l'univers de l'écrit, celui des nombres et d'autres domaines d'apprentissage. Permettre de vivre une première expérience scolaire réussie est l'objectif majeur de l'école maternelle.


Le programme de l'école maternelle est divisé en 5 domaines d'activité :

  • s'approprier le langage et découvrir l'écrit
  • devenir élève
  • agir et s'exprimer avec son corps
  • découvrir le monde
  • percevoir, sentir, imaginer, créer

Développée à partir des années 1970, la préscolarisation des enfants de moins de 3 ans a rapidement progressé : elle concernait 10 % des « 2 ans » en 1960, 18 % en 1970, 36 % en 1980. Les chiffres se sont ensuite stabilisés pendant une décennie avant d'amorcer une décrue dans les années 2000 : en 2007, seuls 20 % des enfants de 2 ans étaient préscolarisés en maternelle.

Menée au nom de l'égalité des chances, la préscolarisation des 2 ans était censée offrir un environnement stimulant aux enfants issus d'un milieu « social défavorisé », selon les mots de la loi d'orientation de 1989. Vingt ans plus tard, elle se révèle scolairement « neutre » : les performances des enfants qui ont fréquenté la maternelle à un âge précoce sont semblables à celles des autres enfants.

Les jardins d’éveil

Le gouvernement veut développer des « jardins d'éveil » payants pour les petits de 2 à 3 ans

 

Les premiers jardins d'éveil devraient voir le jour à l'automne 2009 : installées dans des écoles ou des locaux municipaux, ces structures accueilleront les enfants âgés de 2 à 3 ans. La secrétaire d'Etat à la famille, Nadine Morano, a annoncé, mardi 7 avril, que le financement de 8 000 places d'ici à 2012 était inscrit dans la convention d'objectifs et de gestion de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF).

Lancée à l'été 2008 par la députée (UMP) Michèle Tabarot, l'idée de créer des jardins d'accueil pour les 2-3 ans a été reprise, à l'automne, par un rapport du Sénat. « Ces enfants sont à la fois un peu grands pour fréquenter la crèche et un peu petits pour une école plus encline à les placer en situation d'apprentissage », estimaient les sénateurs (UMP) Monique Papon et Pierre Martin.

Dans son rapport sur la petite enfance, Mme Tabarot proposait que ces jardins soient ouverts de 7 heures à 19 heures afin de s'adapter aux horaires décalés de certains parents. Le taux d'encadrement devrait se situer entre celui de la crèche et celui de l'école maternelle. La participation financière des parents, elle, variera en fonction de leurs revenus, comme pour les crèches.

Une forte opposition

Le SNUipp-FSU dénonce une atteinte à la gratuité de la préscolarisation en maternelle

Pour le principal syndicat des enseignants du primaire, ces jardins d'éveil sont un « subterfuge » destiné à remettre en cause le principe de gratuité de l'école et « économiser des postes » dans l'éducation nationale. « Il s'agit de substituer à l'école maternelle, lieu d'éducation et d'apprentissage, une garderie beaucoup plus coûteuse pour les familles », affirme le syndicat.

Offrir une liberté de choix

Pour Nadine Morano, les jardins d'éveil ne concurrencent en rien la préscolarisation. « Nous ne sommes pas à l'école »

Nous sommes dans un développement des modes de garde. Les maires pourront, s'ils le souhaitent, l'adosser ou l'inclure dans des locaux qui peuvent être aussi leurs groupes scolaires, mais ce n'est pas l'école maternelle. »

Avec les jardins d'éveil, le gouvernement veut pallier la faiblesse de l'offre de garde pour les moins de 3 ans : la France compte à peine un million de places pour 2,4 millions d'enfants. Pénurie de crèches, manque d'assistantes maternelles, recul de la préscolarisation à 2 ans... « Le besoin d'accueil non satisfait est évalué entre 300 000 et 400 000 places », estimait en 2008 le rapport Tabarot.

Mme Morano a promis l'ouverture de 200 000 nouvelles places d'ici à 2012. L'enjeu de ce développement de l'offre d'accueil est d'apporter une véritable liberté de choix aux femmes qui souhaitent travailler : aujourd'hui, la pénurie est telle que beaucoup de mères sont contraintes de prendre un congé parental contre leur gré. Selon le rapport Tabarot, un tiers des femmes qui ont interrompu leur activité ont pris leur décision parce qu'elles n'avaient trouvé aucune solution de garde.

La petite enfance

Difficile de savoir à qui confier bébé. Selon vos principes ou votre porte monnaie, vous pouvez choisir entre différents modes de garde. N'oubliez pas que vous pouvez bénéficier d'aides allouées par les organismes et qui permettent de diminuer les frais engendrés.

 

http://www.123boutchou.com/mode_garde_nourrice.html

  La garde à domicile :

Ce mode de garde se fait au domicile avec une personne qui est employée de maison. Les parents sont l’employeur. Son expérience personnelle est souvent sa seule formation et aucun suivi ou formation n'est garanti.

 

  L'assistante maternelle indépendante :

L’assistante maternelle est une personne qui peut accueillir à son domicile des enfants (au maximum trois).

Précédemment, elle aura été agrée par le Conseil Général. L'assistante maternelle doit garantir l'accueil, l'éveil, le développement et la sécurité de l’enfant durant le temps où il lui est confié.

 

Avantages :

Inconvénients :

  • Cadre familial adapté au rythme de votre enfant,
  • Plus de souplesse dans les jours et heures d’accueil, tout comme en cas de maladie de votre enfant,
  • Versement sans condition de ressources de la PAJE et réductions d'impôts.
  • Qualité d’accueil propre à l’assistante maternelle et encadrement moindre qu’en crèche familiale,
  • Gestion administrative complexe (fiche de paie, déclaration,…)
  • Absence de relais en cas d’absence de l’assistante maternelle.

 

 

  La crèche collective :

L’enfant est accueilli de 3 mois à 3 ans toute la journée dans des locaux, encadré par des professionnels de la petite enfance tous diplômés (auxiliaire de puériculture, éducatrice, puéricultrice)

 

Les deux parents doivent impérativement travailler lors de l'admission du bébé.

 

  La crèche familiale  :

C'est le compromis entre l'assistante maternelle et la crèche collective puisque l'enfant est gardé au domicile de l'assistante maternelle qui est elle même placée sous l'autorité d'une crèche.

 

L'enfant bénéficie de 1 ou 2 fois par semaine d'une rencontre avec les autres enfants de la crèche.

  La crèche parentale :

C'est une crèche gérée par une association de parents encadrée par des spécialistes de la petite enfance et agrée par les PMI.

 

Selon un planning, chacun des parents, qui y a inscrit leur bébé, participe à la vie de la crèche (courses, repas, animations ...)

Les autres modèles

L’étude de l’offre d’accueil destinée à la petite enfance dans les différents pays de l’Union européenne présente l’intérêt de situer la France par rapport à ses voisins et d’enrichir ainsi les approches de la politique familiale.

Les différents facteurs d’évolution qui ont présidé à l’élaboration de politique familiale et à la mise en place de structures d’accueil pour les jeunes enfants sont présents dans tous les pays de l’Union européenne :

  • la participation croissante des femmes sur le marché du travail,
  • l’élévation de leur niveau d’éducation en moyenne,
  • la modification des structures familiales.

 

Cependant, alors que le taux de fécondité est de 1,44 pour l’Union européenne en 1997, il dépasse 1,7 en France, en Finlande et au Danemark où le taux d’activité féminine est élevé, l’inverse étant vrai pour les pays tels que l’Espagne et l’Italie.

L’analyse comparative européenne oppose souvent des modèles dit   « méditerranéens » ou du sud à des modèles anglo-saxons ou scandinaves, en raison d’une approche plus ou moins traditionnelle de la famille, du poids plus ou moins important du facteur religieux, des modes d’organisation des sociétés respectives.

L’approche publique ou privée de l’organisation des modes d’accueil de la petite enfance

Une première opposition peut être relevée entre les pays où la population considère majoritairement que la famille et les évènements qui s’y rattachent relèvent de la sphère privée et que l’État ne doit avoir dans ce domaine qu’une intervention marginale et réglementaire.

Ces pays comme la Grande-Bretagne, dans une moindre mesure l’Allemagne sont caractérisés par l’existence de systèmes d’accueil, pour l’essentiel constitués d’établissements privés, associatifs, religieux ou du recours à la solidarité familiale qui ne garantissent pas l’accès égal des familles à leurs services.

En Grande-Bretagne, le gouvernement vient toutefois de faire de la garde de jeunes enfants une nouvelle priorité après avoir constaté l’insuffisance et l’inadéquation de l’offre actuelle à la demande.

La persistance d’un modèle traditionnel de distribution des rôles en matière de garde d’enfant.

Une autre opposition apparaît entre les pays à fort niveau de vie dont la réussite économique s’est développée autour d’un modèle familial traditionnel qui permettait au chef de famille (dans tous les cas le père), de subvenir aux besoins du ménage sans recourir à l’apport d’un deuxième revenu d’activité.

À cette catégorie appartiennent l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse, et le Luxembourg qui constituent un univers de pays germaniques assez homogène.

Dans ces pays, le pourcentage de naissances hors mariage est assez faible, et les structures d’accueil sont peu développées. Par ailleurs, le problème de la garde d’enfant s’étend en général au-delà des six ans de l’enfant puisque le système scolaire ne prévoit pas de scolarisation sur une journée complète jusqu’à un âge avancé pour l’Allemagne. Dans cet ensemble, il convient néanmoins de signaler le cas très particulier de l’ex-RDA qui avait au contraire un équipement très développé de crèches collectives ce qui pose un problème dans le cadre de l’unification.

L’organisation centralisée ou décentralisée des politiques de la petite enfance

Une opposition intéressante peut aussi être faite selon le mode d’organisation plus ou moins décentralisé des politiques d’aide à la petite enfance.

Dans les pays fortement décentralisés et pour les questions relatives à la petite enfance, les statistiques générales ne peuvent donner une approche juste de l’offre en matière d’accueil. De grandes variations existent en quantité et en variété en fonction de l’accent politique mis par une région, une ville ou un comté sur les questions de la petite enfance. Dans ce cadre, se situe à nouveau l’Allemagne, la Grande-Bretagne, mais aussi l’Italie, les Pays-Bas et dans une moindre mesure la Suède.

La promotion de la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle

Enfin, certains pays ont particulièrement mis en avant la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle. Il s’agit des pays scandinaves, où les systèmes de transferts sociaux sont par ailleurs universels et fortement redistributifs, en particulier de la Suède, du Danemark, mais aussi des Pays-Bas, de la Belgique et, dans une moindre mesure, de la France.

Ces pays ont le plus souvent développé des modes d’accueil importants et diversifiés sous la forme d’équipements collectifs mais aussi de rémunération de gardes d’enfants par l’un des parents pour une durée limitée (le congé parental en Suède).

La particularité de ce congé mérite qu’il soit étudié. Permettant aux parents d’assurer la garde de leur enfant la première année, il donne lieu à une rémunération calculée sur un pourcentage du salaire (80 %), et il n’a pas pour objectif de sortir les mère du marché du travail. De plus, une fraction de ce congé au moins égale à un mois doit être prise par le conjoint qui reste actif, le plus souvent le père.

 

Cette typologie n’est bien sûr ni exhaustive, ni systématique, mais permet d’évoquer les différents modèles nationaux qui résultent souvent d’une combinaison de facteurs culturels, historiques, de l’organisation politique et de la conception de la politique familiale.

 

 

-- Mis en page le 9/06/10 --

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 09:08

Politique de la ville - Education

Réduire les inégalités en matière éducative est un enjeu essentiel dans les zones urbaines sensibles où l’échec scolaire et les difficultés d’insertion des jeunes sont plus importantes qu’ailleurs.

Les mesures mises en œuvre par la politique de la ville sont complémentaires des actions développées par l’Education nationale dans le cadre de l’éducation prioritaire . Elles ont pour objectif d’accompagner les jeunes hors temps scolaire et d’améliorer leurs chances de réussite par des actions collectives ou individuelles.

Les principaux dispositifs soutenus par le secrétariat général du comité interministériel des villes

Les projets de réussite éducative

Introduits par le volet « égalité des chances » de la loi du 18 janvier 2005 de programmation pour la cohésion sociale , les projets de réussite éducative (PRE) s’adressent en priorité aux enfants de 2 à 16 ans vivant dans les ZUS et dans les zones d’éducation prioritaire. Ils introduisent des parcours personnalisés et un soutien individualisé qui se déroulent hors du temps scolaire ; l’aide apportée par les équipes pluridisciplinaires couvre un champ vaste : accompagnement social, scolaire, éducation artistique et culturelle, pratique sportive, soutien aux parents dans leur rôle éducatif. Depuis décembre 2006, les PRE font partie intégrante du volet éducatif des Cucs.

Ce dispositif, doté de 86 700 765 euros en 2009, affiche un bilan positif : il a su intégrer l’apport du dispositif Education nationale « accompagnement éducatif » en se recentrant sur le traitement des difficultés sociales :

L’approche individualisée a été privilégiée. Le public est de mieux en mieux ciblé et ses besoins sont mieux identifiés ; en conséquence, plus du tiers des situations étudiées par les équipes ont débouché sur un parcours pendant l’année scolaire 2008-2009.

L’impact sur les enfants et leur famille est positif en termes d’intégration scolaire, d’investissement en classe , de re-motivation et d’envie d’apprendre, de comportement et d’épanouissement à l’école et d’autonomie dans le travail.

Les internats d’excellence

Pour leur offrir les meilleures conditions pour réussir leur scolarité, tout en favorisant la mixité sociale, les collégiens et les lycéens issus de l’éducation prioritaire ou des zones urbaines sensibles peuvent être accueillis en internat.

L’ouverture sociale des classes préparatoires

Les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) doivent s’ouvrir davantage aux jeunes boursiers les plus méritants de chaque lycée d’enseignement général et technologique. Environ 400 établissements en France présentent peu ou pas d’élèves en classes préparatoires. Plusieurs initiatives comme celle de « Sciences Po » , à Paris, ont été menées par des établissements parmi les plus sélectifs pour favoriser l’accueil d’élèves de ZEP. Ainsi, en 2007, 64 lycéens de quartiers classés en politique de la ville ont pu intégrer une classe préparatoire avec un accompagnement spécifique.

L’objectif fixé est que 100 % des lycées présentent au moins 5 % des élèves de terminale de filière générale à l’entrée en CPGE.

Dès 2009, 98,7% (97,5 % en 2008) des lycées publics et privés sous contrat ont atteint l’objectif d’au moins 5 % d’élèves de terminales générales candidats en CPGE. 9,3 % des élèves de terminale ont été admis en CPGE ; parmi eux, 8,3 % des filles, 5,1 % des élèves boursiers, 4 % des élèves issus des CSP défavorisées.

Les cordées de la réussite

Des partenariats ont été noués entre un ou plusieurs établissements d’enseignement supérieur (grande école, école d’ingénieurs, université, lycée avec CPGE) et des lycées « sources » dont une partie sont situés dans les 215 quartiers prioritaires de la dynamique Espoir banlieues pour attirer les jeunes vers les formations supérieures .

L’objectif fixé est de porter à 50 % d’une classe d’âge le nombre de diplômés de l’enseignement supérieur en 2012, avec une plus grande ouverture sociale dans l’ensemble des filières post-baccalauréat.

Depuis 2009, 142 cordées ont été labellisées, 100% des lycées situés dans les quartiers prioritaires appartiennent à une cordée, plus de 4 000 heures de tutorat ont été proposées pour des actions multiples et structurantes : accompagnement académique et scolaire, accompagnement culturel, internat ou hébergement aides diverses, etc. L’objectif pour la fin 2010 est d’atteindre le chiffre de 250 cordées labellisées.

Les banques de stages

Il existe des différences entre les élèves dont les appuis familiaux lui permettront d’obtenir des informations et un stage adéquats et ceux qui n’ont pour seule ressource pour découvrir la variété des secteurs professionnels que l’offre limitée à proximité du domicile. La difficulté provient de l’opacité de l’offre de stages proposée aux élèves pour découvrir le type de profession qu’ils souhaiteraient exercer ou dont ils ont commencé à apprendre les fondements. La mesure consiste à créer et faire fonctionner une banque de stage par académie au cours de l’année scolaire 2009-2010.

L’objectif est de favoriser l’égalité dans la recherche de stages en entreprise pour les élèves de collège (collégiens de troisième en séquence d’observation en milieu professionnel, autres dispositifs d’alternance, jeunes immigrés et issus de l’immigration dans le cadre de l’ouverture de la fonction publique aux collégiens de troisième) et de lycée (sections technologiques et professionnelles, étudiants de sections de technicien supérieur).

Après une expérimentation menée en 2008-2009, les banques de stages vont être généralisées dans toutes les académies en 2009-2010.

La création de sites d’excellence

Des options d’excellence ont été implantées dans les lycées des quartiers pour 

redonner sa place à l’excellence scolaire dans les quartiers ;

permettre aux élèves de s’engager dans un parcours scolaire de réussite et d’excellence ;

rendre plus attractifs les lycées concernés ;

favoriser la mixité sociale.

Depuis la rentrée 2009, 30 sites d’excellence sont implantés dans 14 académies pour le bénéfice de 26 000 élèves.

Les dimensions d’excellence peuvent être variées :

-> dimension internationale (création de sections européennes, partenariats avec des lycées étrangers, stages d’entreprise à l’étranger) : 18 lycées ;

 

Ces sites se caractérisent par un nombre important de partenariats de très haut niveau : structures d’enseignement (lycées, grandes écoles, universités), culturelles (musées, théâtres, conservatoires), entreprises françaises ou internationales, associations.

Le dispositif expérimental de réussite éducative au lycée

Un accompagnement personnalisé a été mis en place, tout au long de l’année et pendant les vacances, en faveur des lycéens qui rencontrent des difficultés sociales et scolaires dans 200 lycées prioritaires sur la base du volontariat

L’objectif est de :

Favoriser la réussite aux examens des élèves volontaires

Préparer et favoriser la poursuite d’études supérieures

Les stages proposés pendant les vacances scolaires ont vu leur public croître régulièrement de 5 141 élèves en août 2008 à 16 892 élèves en avril 2009. Ils sont majoritairement encadrés par des enseignants.

L’ accompagnement proposé par les enseignants tout au long de l’année scolaire 2008-2009 a profité à 31 106 élèves soit 25,4 % des effectifs des lycées concernés.

Enfin, plus de la moitié des élèves inscrits à l’accompagnement a participé à un stage pendant les vacances.

Le Busing

Dans les communes volontaires, la scolarisation des élèves de CM1/CM2 d’écoles situées dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville où la mixité sociale est faible, se fait dans d’autres écoles de quartiers plus favorisés où ils sont conduits tous les jours par autobus.

La mesure a pour objectifs :

    de favoriser la réussite scolaire des enfants scolarisés dans les écoles de ces secteurs 

    de développer la mixité sociale dans les écoles primaires des communes comportant des secteurs où elle est faible.

Depuis 2008, huit projets ont été mis en place dans six académies au bénéfice d’environ 180 élèves.

La prévention du décrochage scolaire

Des instances locales de lutte contre le décrochage scolaire sont mises en place, en partenariat, afin de proposer sans délai une prise en charge aux décrocheurs.

L’objectif fixé est de réduire de 10 % par an le nombre de décrocheurs issus des quartiers prioritaires par département et d’augmenter de 10% par an les solutions d’orientation positives avant la fin de l’année scolaire d’ici 2011.

Selon les résultats de l’enquête de janvier 2009 portant sur l’année 2007– 2008 : 70% des quartiers ont un absentéisme inférieur à 5% et un quart un absentéisme compris entre 5% et 10%. 83% des quartiers ont un décrochage strict (élèves déscolarisés ou démissionnaires) inférieur à 5% et 50% ont un décrochage strict à 3%. Les contextes locaux, ainsi que la population scolaire du quartier (certains quartiers n’ont que des collèges d’autres une forte proportion de lycéens) ou lycéens impactent fortement les chiffres : les résultats sont à analyser localement. Sur les 156 000 élèves de l’enquête, 2000 élèves étaient sans solution à l’issue des procédures d’affectation. La moitié d’entre eux ont été inscrits dans un dispositif de l’Education nationale (action de la mission générale d’insertion) et un tiers dans un dispositif hors Education nationale comme les missions locales. Au 1er décembre 2008, seuls 516 élèves restaient sans solution : le travail partenarial des coordinations locales devra améliorer l’offre faite à ces jeunes.

L’action des instances locales dans les 215 quartiers se situe à 4 niveaux :

    un repérage individuel des décrocheurs, éventuellement par des moyens informatiques, à l’échelle du quartier.

     la réunion régulière d’une instance d’échange collective, pilotée par un coordonnateur désigné localement, qui examine les situations individuelles et leur apporte des solutions.

    la mobilisation locale de tous les partenaires pertinents dans le territoire pour renforcer le suivi des réponses individuelles.

    des évaluations régulières des résultats obtenus par l’établissement d’indicateurs ad hoc.

Source : http://www.ville.gouv.fr/?-Education,111000026-

Ecole ouverte

Accueillir les élèves pendant les vacances

Lancée en 1991, l'opération interministérielle "École ouverte" consiste à ouvrir les collèges et les lycées pendant les vacances scolaires, ainsi que les mercredis et les samedis durant l'année scolaire, pour accueillir des enfants et des jeunes qui ne partent pas ou peu en vacances.

Les objectifs de l'opération

Aider les jeunes à modifier leur représentation de l'école et contribuer à la lutte contre la violence :

en valorisant l'image des établissements scolaires dans les quartiers

en offrant aux enfants et aux jeunes un lieu d'accueil de qualité par la nature et la diversité des activités proposées.

Contribuer à la réussite scolaire et à l'insertion sociale des jeunes :

en faisant des collèges et des lycées des lieux d'apprentissage et d'exercice de la citoyenneté

en responsabilisant les jeunes dans le choix et la conduite des activités

en favorisant l'adaptation au collège par l'accueil des élèves du cycle 3 des écoles.

Les partenaires nationaux

  • Ministère de l'Éducation nationale : direction générale de l'Enseignement scolaire
  • Ministère du Logement et de la Ville : délégation interministérielle à la Ville
  • Ministère du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité : direction générale de l'action sociale, direction de la population et des migrations
  • Agence nationale pour le cohésion sociale et l'égalité des chances

http://eduscol.education.fr/D0116/vtexte.htm

Une étude sur l'école ouverte

Des pistes pour la mise en œuvre

Bilan 2006 et perspectives 2007 de "l'école ouverte"

Le bilan de l'année 2006 fait apparaître, par rapport à 2005, une progression constante, tant du nombre d'établissements engagés que du nombre d'élèves bénéficiaires :

  • 693 établissements du second degré ont participé à l'opération École ouverte, dont près de 9 sur 10 sont des collèges
  • 63 % des établissements participants sont classés en éducation prioritaire
  • 3 200 semaines d'ouverture des établissements, dont 37 % pendant l'été
  • 126 000 jeunes accueillis, des premier et second degrés
  • 14 500 personnes ont assuré l'encadrement, dont 62% d'agents de la fonction publique
  • 57% des intervenants fonctionnaires sont enseignants
  • 15, 2 M euros de budget

Sur le plan qualitatif, les bilans réalisés montrent que l'opération a des effets positifs sur le climat général à l'intérieur de l'établissement et sur l'image de l'établissement dans le quartier, la ville, auprès des partenaires et des parents. "École ouverte" se révèle un outil efficace de lutte contre la violence. De nombreux établissements voient leur climat plus serein, un comportement plus responsable de la part des élèves, un meilleur respect des lieux et des personnes. Une amélioration des rapports entre les jeunes et les personnels, enseignants en particulier, est partout observée. Les établissements soulignent également l'intérêt de l'opération pour l'adaptation en 6°.

Les perspectives pour 2007 font apparaître l'engagement de 758 établissements pour 3 600 semaines d'ouverture. Les établissements situés en éducation prioritaire ou ZUS représenteraient 64% des établissements prévus. Parmi eux, 188 collèges sont labellisés "ambition réussite". Ainsi, 75, 5 % des collèges "ambition réussite" participent à l'opération "École ouverte".

regroupement – fusion d’écoles ?

•       L’enjeu d’une remise à niveau des bâtiments scolaires

Etablissements des ZUS bien souvent construits dans les années 1970, vétustes.

N’intègre pas souvent des services associés (accueil loisirs – restauration) et sont devenus trop grands.

Enclavés, inadaptés à un tissu urbain renouvelé.

•       L’enjeu de la mixité dans les périmètres scolaires

La sectorisation intègre rarement la dimension mixité sociale.

Au contraire proximité géographique dans une logique de moindre déplacement.

Busing ?

Phénomènes d’évitement (dérogation – école privée) explosent dans le secondaire

L’école reste à part

40 % des projets de rénovation urbaine n’intègrent pas d’interventions sur les établissements scolaires

Absence de préoccupation pour l’école dans les projets de rénovation urbaine.

40% des conventions ne prévoient aucune opération sur les bâtiments scolaires.

Le montant des travaux est de 3% du montant des travaux des conventions, mais des actions seraient entreprises hors convention.

• Une faible réflexion urbaine sur la place de l’école

Les projets se focalisent sur le logement.

Les besoins des écoles peuvent être identifiés, mais génèrent de gros problèmes de financement.

• Des interventions rationnées

L’agence est réticente à subventionner des équipements qui relèvent des investissements pluriannuels des collectivités.

Dilution des crédits, saupoudrage ou au contraire concentration sur certains établissements ?

•       Les objectifs principaux de l’intervention

sur les équipements scolaires

Remettre en état un parc usagé ?

Gérer les flux et répondre aux besoins nouveaux liés à l’impact des démolitions (capacité d’adaptation)

Réorganiser l’offre scolaire, la rationnaliser.

Reconstituer des groupes scolaires « à taille humaine – 15 classes).

Relocaliser un établissement dans le cas d’un projet urbain

Favoriser la mixité pour rétablir l’attractivité du quartier – processus de revalorisation.

Ouvrir l’école sur le quartier – mutualisation des espaces.


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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 10:19

Suite de la conférence "Les politiques éducatives"

Le collège - Le collège unique

Le collège unique a été mis en place en 1975. Son but est d'accueillir dans un même type d'établissement tous les élèves de la 6e à la 3e et de leur offrir un enseignement identique afin d'élargir et de démocratiser l'accès à l'éducation.

Cependant, la difficile gestion de l'hétérogénéité des élèves, le bilan contrasté de la démocratisation, l'insuffisante définition des objectifs du collège unique alimentent le débat.

Le collège unique, mis en place en 1975, doit accueillir dans un même type d'établissement tous les élèves de la 6ème à la 3ème et leur offrir un enseignement identique afin d'élargir et de démocratiser l'accès à l'éducation. Les différents types de collèges (CES et CEG), qui existaient alors, ont été unifiés au sein d'une même structure et les filières ont été supprimées laissant la place à des sections dites indifférenciées.

Cependant, la difficile gestion de l'hétérogénéité des élèves, le bilan contrasté de la démocratisation, l'insuffisante définition des objectifs du collège unique alimentent depuis plusieurs années et aujourd'hui plus que jamais les débats. Si l'attachement aux objectifs démocratiques reste important, la nécessité d'adapter le collège unique pour le consolider est mise en évidence par l'ensemble du monde éducatif.

C'est dans cette perspective qu'entrera en application, à la rentrée 2001, la réforme du collège unique du ministre de l'Éducation nationale Jack Lang avec la mise en place des mesures prévues pour les classes de 6ème.

Le collège unique concentre les difficultés parce que c’est d’abord le segment le plus récent du système éducatif. L’école primaire remonte au moins aux lois de Jules Ferry et le lycée à la période napoléonienne. Le collège unique est une construction progressive et plus récente à partir d’éléments différents, comme les petites classes de lycées et l’enseignement primaire supérieur, et de modes d’enseignements déjà existants et très hétérogènes. En outre, dans le modèle qui a finalement été adopté, le collège ne prend pas la suite de l’école primaire, mais décline plutôt les programmes du lycée pour des enfants plus jeunes.

D’autre part, les classes moyennes ne soutiennent plus ce projet de la même façon qu’à ses débuts. Favorables au départ à cette ouverture du système dont elles étaient les bénéficiaires, elles ont aujourd’hui des positions plus défensives face à ce qu’elles perçoivent comme une arrivée massive des enfants issus de milieux populaires et immigrés au collège.

Enfin, les enseignants sont éprouvés par les difficultés persistantes à enseigner dans des classes hétérogènes dans les collèges aujourd’hui.

Les professeurs soulignent la difficulté à gérer des classes composées d’élèves de niveaux différents. Comment peut-on apprécier ce phénomène d’hétérogénéité et est-il bénéfique aux élèves ?

Certains établissements développent aujourd’hui des classes de niveau, ou d’excellence, pour réguler la sélection. Jusqu’au milieu des années 80, une bonne partie des élèves en difficulté quittaient le collège en fin de 5ème. Cette possibilité a été progressivement supprimée sans que les établissements aient les moyens de faire face à ce changement très important : garder tous les élèves jusqu’en 3ème . Ils ont alors développé des politiques internes de gestion de leurs élèves et ont créé des classes d’élite. D’autant plus que cette initiative a été soutenue par les parents, bien qu’ils surestiment en général la portée pédagogique de cette solution.

Les établissements qui ne le font pas ont des classes hétérogènes et certains d’entre eux le revendiquent comme un principe démocratique. Mais ces classes ne sont pas faciles à gérer et les enseignants n’ont pas de formation pour répondre aux problèmes qu’elles posent, notamment avec une pédagogie différenciée.

En fait, il existe une conjonction entre les problèmes pédagogiques rencontrés par les enseignants, celui du chef d’établissement qui perd ses bons élèves et les stratégies des parents, qui aboutit à la mise en place de classes de niveau.

En ce qui concerne l’aspect bénéfique que peuvent retirer les élèves de l’hétérogénéité, les recherches montrent que les faibles perdent beaucoup à être ensemble dans une même classe sans être mélangés avec des élèves de niveau différent. En effet, si le climat entre les élèves et les enseignants est souvent meilleur, ce dispositif ne contribue pas à leur progression. Les classes ne doivent pas non plus être trop hétérogènes car les élèves plus faibles peuvent alors développer des complexes.

En ce qui concerne les élèves plus forts, certaines études montrent une plus grande progression lorsqu’ils sont regroupés tous ensemble et d’autres non.

Un projet d’un Conseil Général CG94

Le Conseil général du Val-de-Marne organise “le printemps de l’éducation”, une semaine de Rencontres et débats autour de la réussite éducative des collégiens.

Il me semble intéressant de citer ces thématiques pour vous faire partager ce qui me semble être l'actualité des collèges actuellement.

Parmi les nombreuses compétences du Département, celle relative aux collèges est importante à plusieurs titres. En effet, il revient au Conseil général d’améliorer les conditions de travail, d’accueil, de sécurité, de restauration, du clos et du couvert dans tous les collèges.

Si l’école ne peut pas tout, elle peut beaucoup

L’éducation et la réussite des jeunes constituent une des préoccupations principales des familles et de l’Exécutif départemental. C’est dans cet objectif qu’a été pensé le projet éducatif départemental, dans la globalité du parcours scolaire et éducatif du jeune, en mettant en synergie l’ensemble de nos compétences et actions au service de la réussite de tous les collégiens.

 

Lutter contre l’échec scolaire et favoriser la réussite de tous

Ce travail de réflexion – réalisé à partir de trois axes : l’exercice de la citoyenneté, le temps de l’adolescence et la parentalité – a permis de définir les contours de l’action départementale.
C’est sur cette volonté d’atténuer les effets des inégalités sociales et territoriales, en mettant en synergie tous les acteurs de l’éducation – parents, associations, Villes – que repose la politique éducative de « Réussir, ils en sont tous capables ». Prendre le pari du « tous capables » marque l’ambition du Département de se placer résolument sur le chemin de l’émancipation.

Thématiques des débats :

  • Le collège de demain, un collège durable pour la réussite de tous
  • Collège et ségrégation urbaine
  • L’informatique et Internet au collège : quels enjeux pour l’accès aux connaissances pour tous ?
  • Pour un service public de la restauration scolaire
  • Comprendre les parcours de « rupture scolaire »
  • L’action culturelle, partie prenante du processus éducatif
  • Rencontre : Ados, familles, école au cœur de l’interculturalité. Quels enjeux ? Quels défis ?
  • L’adolescent et son corps
  • Acteurs de la médiation parentale et familiale dans les quartiers
  • École, familles : comment travailler ensemble pour promouvoir le droit à la réussite de tous les collégiens ?
  • Violence de la société, violence dans les établissements scolaires. Quelles causes ? Quelles conséquences ?
  • Égalité des chances, égalité des droits, égalité des acquis

Source : http://www.cg94.fr/article/18116-printemps-de-l-education-2010.html

Insécurité dans les établissements secondaires

Cette thématique de la sécurité n'a pas été évoquée lors de la conférence du 3 juin à Mâcon.

Les actes de violence recensés dans les établissements publics du second degré en 2008-2009  Les notes d'information - DEPP - N°09.22 octobre 2009

Au cours de l’année scolaire 2008-2009, les établissements publics du second degré ont déclaré en moyenne 10,5 incidents graves pour 1 000 élèves. Avec une moyenne inférieure à 4 ‰, les lycées d’enseignement général et technologique (LEGT) sont moins touchés que les collèges et les lycées professionnels (12 ‰  et 13  ‰). Sur un trimestre, la moitié des incidents se concentre dans 10 % des établissements.

Les violences verbales et physiques représentent les trois quarts des incidents recensés et celles suivies d’un signalement et/ou d’une plainte la moitié. Les élèves sont auteurs dans 85 % des faits et victimes dans 42 %.

La violence des élèves est très majoritairement masculine : les garçons sont auteurs de 77 % des incidents contre seulement 18 % pour les filles. Si les garçons commettent plus d‘agressions physiques, les filles sont plus portées sur la violence verbale.

Garçon ou fille, un élève est en général violent à l’encontre d’une personne de même sexe. 

Les actes de violence recensés dans les établissements publics du second degré en 2008-2009

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Données des tableaux et des graphiques

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La violence scolaire

Nous savons qu'il faut créer des unités pédagogiques à taille humaine encadrées par des équipes stables, favoriser l'engagement des professeurs dans des projets partagés, leur permettre d'assurer une présence éducative dans l'établissement en plus de leurs heures d'enseignement.

(P. MEIRIEU)

Le plan ministériel : Agir contre la violence

La lutte contre la violence à l'École figure parmi les priorités de la rentrée 2009. Pour compléter les mesures et dispositifs de prévention qu'elle met en œuvre, l'Éducation nationale renforce son partenariat avec le ministère de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des collectivités territoriales pour sécuriser les établissements scolaires.

 

Cinq axes d'action contre la violence

1 - Réaliser des diagnostics de sécurité

Les diagnostics de sécurité ont déjà été réalisés dans les établissements scolaires les plus exposés aux phénomènes de violence. Leurs préconisations seront mises en œuvre au cours de l'année 2009-2010 dans les établissements les plus exposés.

D'ici juin 2010, les diagnostics de sécurité sont généralisés dans l'ensemble des collèges et lycées.

2 - Désigner des correspondants pour la sécurité de l'école

Les "correspondants police-gendarmerie sécurité de l'école" sont désignés dans tous les établissements scolaires et dans certaines écoles. Interlocuteurs habituels des chefs d'établissement, ils interviennent dans le cadre d'actions de prévention (racket, drogue...) et en situation de crise. Ils doivent être clairement identifiés par les personnels de l'Éducation nationale.

3 - Organiser des opérations de sécurisation

Les opérations de sécurisation aux abords des collèges et lycées peuvent être menées :

  • à la demande du chef d'établissement et des autorités académiques,
  • à l'initiative des services de police ou de gendarmerie.

4 - Créer des équipes mobiles de sécurité académiques

Dans chaque académie, est créée une équipe mobile de sécurité académique. Composée de 20 à 50 personnes aux profils et compétences complémentaires, avec mission de garantir la sécurité et la protection des établissements scolaires, elle est placée sous l'autorité du recteur auprès de qui est nommé un conseiller sécurité.

5 - Former les personnels

La formation des personnels d'encadrement aux situations de crise intervient dans le cadre d'une convention de partenariat signée entre l'ESEN (Ecole supérieure de l'Education nationale) et l'INHES (Institut national des hautes études en sécurité). Une formation à la sécurisation sera assurée dans les académies dans le cadre de la formation continue.

Les rituels éducatifs

Nous savons aussi qu'il faut mettre en œuvre des activités d'apprentissage où les rapports de force puissent faire place à l'exigence de rigueur, de précision et de vérité, qu'il faut instituer des rituels structurants permettant de faire baisser la tension et de créer l'attention, qu'il faut associer, au quotidien, l'écoute attentive avec la ferme obligation de surseoir au passage à l'acte.

Nous savons, enfin, qu'il faut développer l'éducation artistique et sportive pour permettre aux élèves de métaboliser leur violence intérieure et d'apprendre la maîtrise de soi... Tout cela suppose une véritable formation pédagogique des enseignants et un accompagnement spécifique pour les situations les plus difficiles.

(P. MEIRIEU)

 

La suite est prévue... bonne lecture

 

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 10:15

Suite de la conférence sur les politiques éducatives

L’école pourrait tout ?

Sans cesse de nouvelles demandes

Quelques exemples des contenus ajoutés aux programmes des écoliers au fur et à mesure du temps.

Sécurité routière

Découvrir dès le plus jeune âge que la route n'est pas "à prendre" mais à partager, c'est acquérir des comportements qui permettent de se protéger des dangers de la circulation et de tenir compte des autres usagers de l'espace routier. La mise en place efficace d'une éducation précoce à la sécurité routière suppose la convergence de pratiques scolaires et familiales qui favorisent, dès l'école maternelle, la construction d'une conscience citoyenne.

Le nombre des enfants tués chaque année fait apparaître un pic sensible à l'âge de 3 ans, de 7 ans et de 11 ans, ce qui a conduit à retenir le principe d'une éducation progressive et cohérente qui tienne compte du développement psychomoteur et du degré d'autonomie de l'enfant.

Les objectifs :

Réalisé à partir des différents domaines d'activités ou des différentes disciplines, l'apprentissage des règles de sécurité routière par les élèves des écoles maternelles et élémentaires relève de plusieurs registres d'objectifs :

 

  • - des objectifs de l'ordre des savoirs, de la connaissance des règles de circulation, de sécurité,
  • - des objectifs de l'ordre des savoir-faire qui supposent la mise en œuvre d'opérations cognitives de haut niveau comme anticiper, traiter l'information, mener en parallèle plusieurs actions,
  • - des objectifs de l'ordre des comportements comme être respectueux des autres usagers.

 

Mémoire et histoire

L'École a un rôle essentiel à jouer dans l'enseignement de l'histoire et la transmission de la mémoire auprès des enfants et des jeunes. En complément des enseignements, en particulier d'histoire-géographie, les journées commémoratives et les actions éducatives constituent des moyens privilégiés pour mener ce travail pédagogique. Les équipes éducatives peuvent s'appuyer sur l'ensemble des partenaires institutionnels et associatifs investis dans le travail de mémoire.

Les journées commémoratives

Dans la cadre d'un projet pédagogique, les équipes éducatives sont invitées à associer les élèves aux commémorations et à mettre en œuvre des actions de sensibilisation (lecture de texte, venue d'intervenants extérieurs, projection de film etc...) à l'occasion des journées suivantes :

22 octobre : journée de la mémoire de Guy Môquet

11 novembre : armistice de la Première Guerre mondiale

27 janvier : journée de la mémoire des génocides et de prévention des crimes contre l'humanité

dernier dimanche d'avril : Journée nationale du souvenir des victimes de la déportation

8 mai : armistice du 8 mai 1945

10 mai mémoire de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions

 

Lutte et prévention de l’obésité

L'importance d'une éducation nutritionnelle précoce et durable associée à une activité physique régulière

L'évolution des modes de vie a été très significative depuis deux décennies dans les pays occidentaux développés, elle a engendré des modes d'alimentation différents et une diminution de l'activité physique liée au développement des moyens de transport, de la télévision, des jeux vidéo et de l'informatique, qui se traduisent pour la plupart des enfants par une réduction des dépenses d'énergie et l'on constate que la surcharge pondérale voire l'obésité ne sont pas des cas isolés chez les jeunes en France (plus de 10% des 5 à 12 ans et 13, 4% des adolescents).

C'est pourquoi, l'un des axes prioritaires de la circulaire n°2009-068 du 20-05-2009 relative à la préparation de la rentrée 2009, précise l'importance d'une éducation nutritionnelle tout au long de la scolarité, la prévention des problèmes de surpoids et d'obésité portant à la fois sur l'alimentation et l'activité physique.

 Il est donc important d'intégrer l'éducation nutritionnelle, au goût et à la consommation dès l'école primaire et tout au long du cursus scolaire dans les enseignements et les activités éducatives.

À ce titre, des recommandations sur la collation matinale à l'école ont été précisées par une note adressée aux directrices et directeurs d'école.

 

Une action spécifique à destination des élèves des classes de cinquième a conduit à l'élaboration du « Guide nutrition pour les ados - J'aime manger, j'aime bouger » . Il est diffusé à chaque rentrée scolaire dans les collèges.

Un livret sur l'éducation aux comportements responsables apporte une aide à la mise en œuvre d'actions dans quatre domaines prioritaires dont l'éducation à la nutrition. Il vise à accompagner les personnels dans leur démarche éducative, à les sensibiliser à ces problématiques et leur proposer des pistes d'action. Il précise notamment les principes et modalités de mise en œuvre pour chacun des quatre domaines évoqués et donne des informations utiles sur les ressources pédagogiques disponibles.

Santé

La santé, un enjeu éducatif, de santé publique et de société

La politique éducative de santé à l'Ecole contribue à la réussite de tous élèves.
Vecteur d'égalité des chances, elle répond à des enjeux éducatifs, de santé publique et de société.

La santé à l'École

L'École a deux responsabilités complémentaires.

 Le suivi de santé des élèves comprend des bilans de santé réguliers et le suivi des élèves repérés. Il est assuré par les personnels de santé de l'Éducation nationale.

L'éducation à la santé, aux comportements responsables et à la citoyenneté est prise en charge par les équipes éducatives. Elle associe les parents et les partenaires de l'Éducation nationale.

L'éducation à la santé s'appuie sur une démarche globale et positive, structurée autour de thématiques prioritaires :

l'éducation à la sexualité,

la prévention des conduites addictives,

la formation aux premiers secours,

l'éducation nutritionnelle,

la prévention des souffrances psychiques et du mal-être.

Mettre en œuvre l'éducation à la santé

L'éducation à la santé fait partie du socle commun de connaissances et de compétences. Elle s'appuie sur les enseignements, les actions éducatives et la vie scolaire. Elle est formalisée dans le projet d'école et le projet d'établissement. Dans les EPLE, le comité d'éducation à la santé et la citoyenneté la met en œuvre.

Pour que les élèves puissent faire des choix éclairés et responsables, l'éducation à la santé leur permet :

d'acquérir des connaissances, développer leur esprit critique,

d'être capables de faire des choix responsables,

d'être autonomes.

Natation scolaire - Objectifs de la natation scolaire

Circulaire n° 2004-139 du 13 juillet 2004 :

"Les activités aquatiques et la natation sont partie intégrante de l’enseignement de l’éducation physique et sportive à l’école, au collège et au lycée. Les diverses enquêtes réalisées récemment montrent que la natation est une des activités les plus pratiquées dans le premier et le second degré. Cette importance est liée à son caractère utilitaire qui fait du savoir nager un élément essentiel de la sécurité des personnes. Elle tient également à la diversité des pratiques culturelles en milieu aquatique et au développement des activités nautiques et de pleine nature. C’est ainsi que les objectifs visés en fin de scolarité obligatoire se traduisent par des exigences de maîtrise qui vont au delà de la simple sécurité en milieu aquatique."

Intérêts et enjeux

L'enjeu majeur de l'apprentissage de la natation dans un cadre scolaire sera la prévention des noyades. En effet, on dénombrait 368 noyades mortelles en 2004 en France et 401 décès dans le seul été 2006 (bulletin épidémiologique hebdomadaire du 13 mai 2008). Ce chiffre alarmant qui perdure dans le temps explique en grande partie pourquoi la natation est la pratique sportive la plus couramment pratiquée dans le cadre scolaire.

Un autre enjeu sera d'ouvrir au plus grand nombre la pratique des multiples activités nautiques (voile, kayak…). Ces pratiques nouvelles se démocratisent aujourd'hui à la fois dans le cadre scolaire et extra-scolaire (colonie, pratique associative). Un enfant ne sachant pas nager se trouve exclu de ces activités puisque la réussite d'un brevet de natation est requise afin d'y participer.

 

La suite va venir..... Patrice DAVID

 

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 10:08

Suite de la conférence sur les politiques éducatives

Le socle commun

Le socle commun de connaissances et de compétences

Le "socle commun de connaissances et de compétences" présente ce que tout élève doit savoir et maîtriser à la fin de la scolarité obligatoire. Introduit dans la loi en 2005, il constitue l'ensemble des connaissances, compétences, valeurs et attitudes nécessaires pour réussir sa scolarité, sa vie d'individu et de futur citoyen. À compter de 2011, la maîtrise des sept compétences du socle est nécessaire pour obtenir le diplôme national du brevet (D.N.B.).

 

Décret

Compétences constitutives du socle commun

  • Maîtrise de la langue française ;
  • Pratique d'une langue vivante étrangère ;
  • Principaux éléments de mathématiques et culture scientifique et technologique ;
  • Maîtrise des techniques usuelles de l'information et de la communication ;
  • Culture humaniste ;
  • Compétences sociales et civiques ;
  • Autonomie et initiative.

Sept compétences

Le socle s’organise en sept grandes compétences : chacune est composée de connaissances essentielles, de capacités à les utiliser et d’attitudes indispensables tout au long de sa vie, comme l’ouverture aux autres, la curiosité, la créativité, le respect de soi et d’autrui. Depuis 2009, les programmes du collège intègrent les éléments du socle commun, dans la continuité de ceux de l'école primaire.

1 - La maîtrise de la langue française

Priorité absolue, elle passe par :

la capacité à lire et comprendre des textes variés

la qualité de l’expression écrite

la maîtrise de l'expression orale

l’apprentissage de l’orthographe et de la grammaire

l’enrichissement quotidien du vocabulaire

2 - La pratique d’une langue vivante étrangère

L'élève doit être capable :

  • de comprendre un bref propos oral ainsi qu’un texte écrit court et simple
  • de se faire comprendre à l’oral et à l’écrit en utilisant des expressions courantes
3 - Les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique

En mathématiques, en s'appuyant sur la maîtrise du calcul et des éléments de géométrie, l’élève apprend à mobiliser des raisonnements qui permettent de résoudre des problèmes.

En ce qui concerne la culture scientifique et technologique, l’élève étudie :

  • la structure et le fonctionnement de la Terre et de l’Univers
  • la matière et ses propriétés physiques et chimiques, l'énergie
  • les caractéristiques du vivant (cellule, biodiversité, évolution des espèces)
  • la conception, la réalisation et le fonctionnement des objets techniques

Il est initié à la démarche d'investigation et apprend à agir dans une perspective de développement durable.

4 - La maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication

Chaque élève apprend à faire un usage responsable des technologies de l’information et de la communication (TIC). L’acquisition du Brevet informatique et Internet (B2i) est nécessaire à l’obtention, en fin de troisième, du Diplôme national du brevet (D.N.B.).

5 - La culture humaniste

L’objectif est d’acquérir des repères :

  • en histoire (événements fondateurs)
  • en géographie (paysages et territoires, populations, etc.)
  • en littérature et en arts (les grandes œuvres)

Une approche sensible des œuvres initie l'élève à l'histoire des arts. Il est engagé dans des pratiques artistiques personnelles.

6 - Les compétences sociales et civiques

Il s’agit de maîtriser, comme individu et comme citoyen, les règles élémentaires de la vie en société et de les mettre en œuvre dans le cadre scolaire. L’élève acquiert des repères dans plusieurs domaines :

  • les droits et les devoirs du citoyen
  • les notions de responsabilité et de liberté et le lien qui existe entre elles
  • les principes d’un État de droit, le fonctionnement des institutions, de l’État, de l’Union européenne
7 - L'autonomie et l’initiative

L'autonomie et l'initiative s'acquièrent tout au long de la scolarité, dans chaque matière et chaque activité scolaire. On apprend ainsi à :

  • être autonome dans son travail
  • s'engager dans un projet et le mener à terme (construire un exposé, rechercher un stage, adhérer à un club ou une association, travailler en équipe)
  • construire son projet d'orientation

En développant cette compétence, l’élève se donne les moyens de réussir sa scolarité et son orientation, de s’adapter aux évolutions de sa vie personnelle, sociale et professionnelle.

Évaluation du socle commun

À l'école primaire, des évaluations en CE1 et en C.M.2 permettent de mesurer l'acquisition progressive du socle en français et en mathématiques, en référence aux programmes.
 
En troisième a lieu la dernière validation des acquis des élèves pour les sept compétences du socle commun. En 2011, le diplôme national du brevet attestera de la maîtrise du socle.

À la rentrée 2010, le livret de compétences est généralisé à tous les collèges. Il est utilisé dans les écoles primaires depuis 2008. Il permet de suivre l'acquisition par les élèves des compétences et connaissances du socle commun.

Au collège comme à l'école primaire, les élèves qui éprouvent des difficultés dans l'acquisition du socle commun se voient proposer une aide personnalisée. Si un élève éprouve des difficultés importantes en matière de connaissances, de compétences ou d'attitudes, l’établissement peut mettre en place un programme personnalisé de réussite éducative (P.P.R.E.) à tout moment de la scolarité.

 

La suite demain....

 

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 08:54

Deuxième extrait du texte de la conférence.

 

Le système : la scolarité obligatoire


Taux de scolarisation

Nombre d'élèves du préélémentaire par âge et taux de scolarisation des enfants de 2 à 5 ans

Année scolaire 2008-2009

 

Public

Privé

Total

Taux de scolarisation

2 ans

116 949

31 957

148 906

18.1

3 ans

699 112

92 567

791 679

100.0

4 ans

703 463

94 511

797 974

100.0

5 ans

690 397

95 390

785 787

100.0

5 ans et plus

9 360

1 646

11 006

 

Total

2 219 281

316 071

2 535 352

78.4

Note : Ces données sont des estimations. - France.

Source : Ministère de l'éducation nationale, DEPP.

 

L'organisation de la scolarité

Un élève nouvellement arrivé en France

Accueillir et inscrire un élève nouvellement arrivé en France à l'école élémentaire est obligatoire.

Inscription au sein de l'école

Les enfants et adolescents qui arrivent en France pour un temps plus ou moins long sont, au terme de la loi, obligatoirement scolarisés s'ils ont entre 6 et 16 ans.

« Tout enfant français ou étranger résidant en France et âgé de 6 à 16 ans a le droit à l'instruction » (Loi du 18 mars 1882, ordonnance du 6 janvier 1959)

L'inscription au sein de l'école ne peut être subordonnée à la présentation d'un titre de séjour. Il ne revient donc pas aux enseignants ou directeurs de vérifier la régularité de la situation des parents, mais de mettre en place toutes les conditions pour que l'élève soit accueilli correctement.

L’IEN de circonscription et le CASNAV (centre académique pour la scolarisation des nouveaux arrivants et des enfants du voyage) étudient la solution adaptée.

aide à l’élaboration des réponses pédagogiques

accompagnement des enseignants

un projet de suivi.

L’école à la maison

En France, seule l'instruction est obligatoire (entre 6 et 16 ans), non la scolarisation. Il suffit d'écrire au début de l'année au rectorat que vous scolarisez votre enfant à la maison. Vous serez alors soumis à une double enquête, à caractère social et académique.

  • Le Maire est chargé de l’enquête sociale
  • L’inspecteur d’académie du contrôle des enseignements et du niveau atteint.

Pour ce qui est de l'inspection académique, vous y échappez toutefois si votre enfant est inscrit à un cours par correspondance reconnu par l'administration.

Les avantages

  • Les tâches réellement académiques peuvent être condensées en quelques heures le matin. Le reste de la journée peut être utilisé pour faire d'autres activités, instructives (lecture ou matières extrascolaires), utiles (entretien de la maison, du jardin, bricolage) ou de loisir (sorties dans la nature, sport, musique, visites).
  • Les activités de tous les jours comme la cuisine, le jardinage, les courses ou les voyages deviennent des occasions idéales pour faire des mathématiques, de la géographie, lire des livres, analyser et traiter des informations.
  • Les enfants apprennent à leur rythme, selon leurs intérêts, leurs forces et faiblesses, sans être soumis à la compétition et à la pression de la classe.
  • Les deux parents participent à l'éducation de l'enfant et tissent avec lui des liens solides.
  • Dans le cas d'une fratrie faisant l'école à la maison, les grands participent à l'instruction des petits, ce qui leur donne l'occasion d'affermir leurs connaissances. Et des liens très étroits se forment dans la famille.
  • La famille peut s'installer où elle le souhaite, même éloignée d'une école ou dans un quartier où les écoles sont mauvaises. Pour les adolescents ou les enfants de famille déménageant fréquemment, cela permet de faire des séjours dans d'autres pays sans perturber le déroulement de l'éducation de l'enfant.

Les inconvénients

  • L'investissement des parents est évidemment très important. Les deux doivent être d'accord. Généralement, même si l'un des conjoints ne travaille pas à l'extérieur, celui qui travaille met ses ambitions professionnelles au second plan. (temps partiel ?)
  • Les familles faisant l'école à la maison étant encore très peu nombreuses, et les enfants scolarisés ayant souvent des emplois très chargés à cause de leurs multiples activités extrascolaires, il peut vous être difficile de trouver des camarades de jeu à vos enfants, surtout si vous habitez un endroit isolé.
  • Certains enfants ne sont tout simplement pas faits pour l'école à la maison : ce qui marche pour l'un ne marche pas forcément pour l'autre.
  • Le face-à-face parent enfant peut être pénible dans la durée, quand la routine n'est pas interrompue assez souvent.

Egalité des chances

Garantir le droit à l'égalité des chances est pour l'École une obligation : elle doit assurer la réussite de tous les élèves. L'École contribue à l'égalité des chances à travers des programmes d'enseignement et des examens nationaux. Elle le fait en même temps en apportant des réponses différenciées aux difficultés d'apprentissage. Elle le fait enfin à travers son offre de formation continue pour adultes. Le socle commun de connaissances et de compétences réaffirme à cet égard la culture commune et les savoirs de base qui doivent être partagés par tous. Cet impératif est conforté par les exigences de la formation tout au long de la vie, l'évolution de la société et le contexte européen : toute personne doit pouvoir faire évoluer sa formation pour répondre aux avancées des connaissances ou pour adapter sa trajectoire professionnelle.

http://eduscol.education.fr/cid47760/egalite-des-chances-principe-republicain.html

Un principe républicain

La République reconnaît le droit à l'égalité des chances. Garantir ce droit est pour l'École une obligation : elle doit assurer pour tous les élèves des chances égales de réussite.

Une double exigence

Pour l'École, l'application du principe de l'égalité des chances repose sur une double exigence : fixer le cadre commun et, en même temps, permettre une réponse différenciée pour prendre en compte les difficultés et les handicaps de toute nature. La promotion de l'égalité des chances passe aussi par un traitement différencié des personnes, qui est un des fondements du principe d'équité.

Fixer le cadre commun

Le principe d'égalité des chances est d'abord garanti par l'existence de programmes d'enseignement et d'examens nationaux. Il est réaffirmé par le socle commun de connaissances et de compétences mis en place par la loi pour l'avenir de l'École d'avril 2005, qui instaure la culture commune et les savoirs de base que doivent partager tous les enfants de France à l'issue de la scolarité obligatoire. Il implique de prêter toute l'attention nécessaire à ce que l'environnement scolaire de tous les élèves soit d'égale qualité qu'il s'agisse de l'établissement, des équipes éducatives et pédagogiques, du suivi sanitaire et social. Il implique enfin l'équité de traitement des territoires en matière d'allocation des moyens.

Apporter une réponse différenciée

En même temps, l'École est confrontée à la réalité de certains constats. Tous les élèves ne sont pas égaux face à la réussite scolaire. Tous n'avancent pas au même rythme. Les potentialités sont diverses. Parcours de formation et projets professionnels sont différents selon qu'on est fille ou garçon. Certaines circonstances ne sont pas favorables aux études : contexte social, économique ou culturel, situation familiale, problèmes de santé, handicap.

L'action du ministère en faveur de l'égalité des chances privilégie :

  • l'accueil des élèves handicapés en milieu scolaire ;
  • la lutte contre les discriminations de toutes sortes (racisme, sexisme, homophobie, etc) ;
  • une politique éducative diversifiée concentrant les moyens sur des zones spécifiques (éducation prioritaire) ;
  • des dispositifs d'aide et de soutien qui prennent en compte les situations concrètes et mettent en œuvre des méthodes adaptées ;
  • des procédures d'orientation qui aident chacun à réussir.

 

 

Suite demain....

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 14:11

Education

L'éducation ne se limite pas à l'instruction stricto sensu qui serait relative seulement aux purs savoirs et savoir-faire (partie utile à l'élève : savoir se débrouiller dans le contexte social et technique qui sera le sien).

Elle vise également à assurer à chaque individu le développement de toutes ses capacités (physiques, intellectuelles et morales). Ainsi, cette éducation lui permettra d'affronter sa vie personnelle, de la gérer en étant un citoyen responsable dans la société dans laquelle il évolue, capable de réfléchir pour pouvoir éventuellement construire une nouvelle société.

Enseigner est donc éduquer, mais éduquer n'est pas forcément enseigner. Il est du devoir des parents d'éduquer leurs enfants et le rôle de l'enseignant est d'instruire.

En pratique, tout le monde est d'accord pour considérer que certains savoirs essentiels font partie du bagage minimum du citoyen, et qu'inversement il n'est pas d'enseignement possible sans un minimum de pures conventions (comme l'alphabet par exemple) et de capacités relationnelles. (Wikipédia)

Les bases de l’école républicaine

Trois caractères fondamentaux

Ainsi, à la fin de l’Ancien Régime, l’enseignement français présente la triple dualité qui va le caractériser pendant longtemps et dont toutes les traces n’ont pas disparu aujourd’hui :

- dualité entre une école pour l’élite et une école pour le peuple,

- dualité dans le personnel enseignant formé de laïcs et de religieux,

- dualité enfin dans l’offre d’enseignement partagée entre des initiatives privées et une volonté publique.

Histoire - Ecole et Laicite

Au 16ème siècle : des collèges pour l’élite, des écoles pour les pauvres

Lutter contre l’influence de Luther

Les jésuites ont été les précurseurs. Les collèges jésuites organisent l’enseignement selon des normes définies en 1599 : une pédagogie particulièrement forte et exigeante insistant surtout sur l’accompagnement personnel des élèves, sur leur implication et leur expression personnelle, via le théâtre notamment. C’est aux Jésuites que nous devons notre organisation en « classes » fondées sur l’âge des élèves et notre notation de 0 à 20.

Au 19ème siècle, démocratisation de l’enseignement primaire

la loi Guizot du 23 juin 1833 va plus loin. Elle oblige les communes de plus de 500 habitants à ouvrir une école de garçons (gratuite pour les indigents) et elle rend cette obligation effective en prévoyant tout un dispositif pour forcer la main aux communes récalcitrantes. Elle prévoit également un système d’aide aux communes les plus pauvres et intègre « les salles d’asile » aux écoles primaires.

La loi Guizot met en place la carrière des instituteurs : ils doivent être titulaires d’un brevet de capacité (à deux niveaux : élémentaire et supérieur), préparé dans une école normale (une par département). Elle prévoit également la création d’une école primaire supérieure (EPS) par département, destinée à recevoir les meilleurs élèves des écoles primaires communales : au terme des deux premières années d’étude, ils obtiennent le brevet élémentaire, puis deux ans plus tard le brevet supérieur.

Les lois Ferry : l’école de la République

La première loi Ferry établit la gratuité totale de l’enseignement dans les écoles primaires et les salles d’asile. Les parents n’ont plus à payer la rétribution scolaire (financer le salaire des instituteurs). En revanche, les communes n’ont pas à fournir gratuitement les fournitures scolaires ni à financer les frais de repas des élèves.

La deuxième loi Ferry établit l’obligation scolaire et la laïcité des programmes. Obligatoire pour les enfants de 6 à 13 ans ? L’enseignement peut être délivré dans les écoles publiques ou libres (privées) ou dans les familles. Le certificat d’études primaires est décerné après un examen public auquel pourront se présenter les enfants dès l’âge de onze ans.

La loi établit la laïcité de l’enseignement, l’instruction morale et religieuse est remplacée par l’instruction morale et civique.

Les écoles primaires publiques vaqueront un jour par semaine, en outre du dimanche, afin de permettre aux parents de faire donner, s’ils le désirent, à leurs enfants, l’instruction religieuse en dehors des édifices scolaires.

 

La troisième loi établit « l’école primaire, obligatoire et laïque » et elle organise définitivement l’enseignement primaire.

  • transforme les « salles d’asile » en « écoles maternelles »
  • confirme l’existence d’écoles primaires supérieures et permet la création, en annexe des écoles primaires publiques, de « cours complémentaires » de deux ans.
  • poursuit l’œuvre de laïcisation en prévoyant la disparition du personnel congréganiste des écoles publiques
  • organise l’inspection avec ses trois degrés : inspection générale, inspection académique, inspection primaire.

Trois symboles résument cette œuvre scolaire des débuts de la IIIème République :

  • des nouveaux programmes souvent encyclopédiques dont l’objet est de poursuivre l’œuvre d’alphabétisation engagée bien avant,
  • parachever l’unité nationale autour de l’idée républicaine ; la place et l’autorité nouvelle dont jouit l’instituteur, « ce hussard noir de la République » selon la formule de Charles Péguy, véritable notable de la commune à côté du maire et du curé ;
  • l’école, comme bâtiment, construite par les municipalités selon des règles nationales bien précises, avec l’aide de l’Etat et des départements, qui s’impose au village au même titre que l’église et la mairie.

Aujourd’hui : Répondre aux enjeux de la société

Pour satisfaire ses ambitions, l'Éducation nationale s'efforcera de mieux répondre aux enjeux de la société, en adaptant les qualifications aux évolutions des métiers, en améliorant la pratique des langues étrangères, en intégrant les avancées des nouvelles technologies et en prenant en compte les enjeux environnementaux. Les mutations sociales entraînent de nouveaux risques (violence, discriminations, risques sanitaires) contre lesquels l'École doit protéger les élèves. Elle a aussi le devoir de leur transmettre les valeurs de la République.

Circulaire de rentrée 2009-10

 

Répondre aux enjeux de la société, développer le service public de l'éducation, donner une chance de réussite à tous les élèves : tels sont les grands axes d'action du ministère de l'Éducation nationale, déclinés en 15 priorités dans la présente circulaire de rentrée :

Rendre ses lettres de noblesse à la voie professionnelle 

Améliorer la pratique des langues vivantes

Poursuivre la généralisation de l'éducation au développement durable

Développer l'accès aux technologies numériques éducatives et favoriser leur usage

Associer les parents d'élèves à la réussite de leurs enfants

 

Les grands principes

Le système d'enseignement français est fondé sur de grands principes, certains inspirés de la Révolution de 1789, de lois votées entre 1881 et 1889 et sous les IVe et Ve Républiques ainsi que de la Constitution du 4 octobre 1958 : « l'organisation de l'enseignement public obligatoire gratuit et laïc à tous les degrés est un devoir de l'État ».

La liberté de l'enseignement

En France, le service public d'enseignement coexiste avec des établissements privés, soumis au contrôle de l'État et pouvant bénéficier de son aide - en contrepartie d'un contrat signé avec l'État. La liberté d'organiser et de dispenser un enseignement est une manifestation de la liberté d'expression : elle est définie par la « loi Debré » n°59-1557 du 31 décembre 1959 sur la liberté de l'enseignement et les rapports avec l'enseignement privé. Cependant l'État est le seul à délivrer diplômes et grades universitaires : les diplômes délivrés par les écoles privées n'ont pas de valeur officielle sauf s'ils sont reconnus par l'État. La réglementation des examens se fait à l'échelle nationale.

La gratuité

Le principe de gratuité de l'enseignement primaire public a été posé dès la fin du XIXe siècle par la loi du 16 juin 1881. La gratuité a été étendue à l'enseignement secondaire par la loi du 31 mai 1933. L'enseignement dispensé dans les écoles et les établissements publics est gratuit. Les manuels scolaires sont gratuits jusqu'à la classe de troisième, ainsi que les matériels et fournitures à usage collectif. Dans les lycées, les manuels sont le plus souvent à la charge des familles.

 

La neutralité

L'enseignement public est neutre : la neutralité philosophique et politique s'impose aux enseignants et aux élèves.

La laïcité

Le principe de laïcité en matière religieuse est au fondement du système éducatif français depuis la fin du XIXe siècle. L'enseignement public est laïque depuis les lois du 28 mars 1882 et du 30 octobre 1886. Elles instaurent l'obligation d'instruction et la laïcité de des personnels et des programmes. L'importance de la laïcité dans les valeurs scolaires républicaines a été accentuée par la loi du 9 décembre 1905 instaurant la laïcité de l'Etat. Le respect des croyances des élèves et de leurs parents implique : l'absence d'instruction religieuse dans les programmes, la laïcité du personnel, l'interdiction du prosélytisme.
La liberté religieuse a conduit à instituer une journée libre par semaine laissant du temps pour l'enseignement religieux en dehors de l'école.

 

L'obligation scolaire

Depuis la loi Jules Ferry du 28 mars 1882, l'instruction est obligatoire. Cette obligation s'applique à partir de 6 ans, pour tous les enfants français ou étrangers résidant en France. À l'origine, la scolarisation était obligatoire jusqu'à l'âge de 13 ans, puis 14 ans à partir de la loi du 9 août 1936. Depuis l'ordonnance n°59-45 du 6 janvier 1959, elle a été prolongée jusqu'à l'âge de 16 ans révolus.
La famille a deux possibilités : assurer elle-même l'instruction des enfants (avec déclaration préalable) ou les scolariser dans un établissement scolaire public ou privé.

Au XVIII siècle, il y avait en France 105 collèges de jésuites, dont un à Paris (l’actuel lycée Louis le Grand) et un à Bordeaux (l’actuel lycée Michel Montaigne). Aux jésuites, il convient d’ajouter les oratoriens (avec leur célèbre collège de Juilly qui eut entre autre comme élève Montesquieu), les jansénistes (et  leurs petites écoles de Port Royal), les barnabites (qui fondent un collège à Lescar près de Pau, l’actuel lycée Jean Monod)…

 

  La rénovation de la voie professionnelle traduit la volonté de l'Éducation nationale d'adapter les formations à l'évolution des qualifications attendues dans le monde du travail. Il s'agit par ailleurs d'offrir aux élèves qui choisissent cette voie des parcours de pleine réussite et d'excellence. Cette réforme constitue la nouveauté majeure de la rentrée 2009.

Le baccalauréat professionnel en 3 ans

La mise en place d'un baccalauréat professionnel en trois ans pose l'égale dignité des formations des différentes voies du lycée. Elle tend à offrir à tous les lycéens des possibilités d'insertion professionnelle de qualité. Les programmes d'enseignement général conduisant au baccalauréat professionnel sont rénovés.

La réforme doit être mise en oeuvre dans tous ses aspects, dans tous les établissements. En particulier, pour les formations sous statut scolaire, la souplesse d'organisation introduite par les nouvelles grilles horaires facilite les démarches de projet et l'initiative pédagogique, afin d'assurer une meilleure réussite de tous les élèves.

Le renforcement de l'offre de certificats d'aptitude professionnelle

La lutte contre les sorties sans diplôme passe par un renforcement de l'offre de formation de niveau V. Dans toutes les académies, en concertation avec les régions, l'offre de C.A.P. doit être adaptée en conséquence.

L'accompagnement personnalisé

L'accompagnement personnalisé figure dans les grilles horaires des élèves en formation de baccalauréat professionnel, au même titre et au même rang que les enseignements obligatoires. Il sera mobilisé au profit des élèves rencontrant des difficultés, et aussi de ceux qui souhaitent profiter des passerelles qui existent entre les spécialités au sein de la voie professionnelle ou entre cette dernière et les voies générale et technologique, ou encore de ceux qui ont un projet de poursuite d'études supérieures.

Le lycée des métiers

Dans le cadre de la mise en oeuvre de la rénovation de la voie professionnelle, le lycée des métiers qui offre une gamme de diplômes allant du C.A.P. aux diplômes d'enseignement supérieur a l'ambition de favoriser la fluidité et la personnalisation des parcours des jeunes en formation, sous statut scolaire ou par apprentissage, et faciliter la poursuite d'études, notamment vers l'enseignement supérieur. Le lycée des métiers doit également s'attacher à aider et suivre l'insertion professionnelle des jeunes sortant de formation. Leur développement doit se poursuivre.

 

 À l'heure de l'ouverture européenne et internationale, la maîtrise des langues vivantes, et en particulier la maîtrise de leur pratique orale, fait désormais partie des compétences indispensables, en référence au cadre européen commun de référence pour les langues.

Les sections européennes et les sections de langues orientales

Les sections européennes et les sections de langues orientales au collège et au lycée doivent être développées ; elles offrent des modalités efficaces de pratique des langues étrangères, en particulier l'enseignement dans une langue étrangère de disciplines non linguistiques. Les sections de langues régionales feront aussi l'objet de toute votre attention.

L'enseignement renforcé au collège

La multiplication des classes de 6ème bilangue (dont l'anglais) poursuit l'effort engagé à l'école primaire, en permettant d'aborder une seconde langue vivante dès l'entrée au collège. Dans ce cadre, l'objectif de développer l'apprentissage de l'allemand doit demeurer prioritaire.

Le renforcement de la pratique orale de l'anglais peut également s'inscrire dans l'accompagnement éducatif.

Des stages d'anglais gratuits offerts aux lycéens

Pendant les vacances, tous les lycéens qui le souhaitent peuvent participer à des stages d'anglais gratuits. Il s'agit en priorité d'améliorer leur expression orale. À l'issue des stages, un état des compétences acquises peut être communiqué aux professeurs d'anglais des lycéens concernés.

Ces stages sont encadrés prioritairement par des professeurs volontaires. Toutefois, un système de recrutement en ligne (http://www.recrutlangues.education.fr) est désormais accessible à d'autres intervenants potentiels, notamment pour les stages de vacances d'été : étudiants étrangers, locuteurs natifs, assistants étrangers, assistants pédagogiques, assistants d'éducation anglophones.

L'encouragement à la mobilité

Le renforcement de l'enseignement des langues étrangères va de pair avec l'ouverture européenne et internationale du système éducatif. La mobilité doit être proposée dans le cadre des projets et des partenariats académiques : échanges d'élèves, de professeurs, de personnels administratifs ou d'encadrement.

À la rentrée 2009, le programme de mobilité internationale « Jules Verne » vient compléter et enrichir l'ensemble des programmes européens et français actuellement disponibles. Ouvert à tous les enseignants titulaires de l'enseignement public, ce programme leur offre la possibilité d'une immersion éducative et culturelle dans un autre pays, en leur permettant de vivre et d'enseigner hors de France durant une année scolaire complète.

 

 En s'appuyant sur les enseignements disciplinaires, l'éducation au développement durable traite des interactions entre l'environnement, la société, l'économie et la culture. Cette éducation transversale contribue ainsi à la formation du citoyen responsable du XXIème siècle.

Le développement durable dans les programmes d'enseignement

Depuis la rentrée 2004, l'éducation au développement durable fait partie intégrante de la formation initiale de l'élève, de l'école primaire au lycée. Depuis 2007, elle est entrée dans sa seconde phase de généralisation. Les nouveaux programmes de l'école primaire, ainsi que les nouveaux programmes du collège et des lycées professionnels, qui entrent en vigueur à partir de la rentrée 2009, accordent une place importante à l'éducation au développement durable.

La formation à l'éducation au développement durable

Au niveau national, le forum organisé par le centre régional de documentation pédagogique d'Amiens, pôle national de ressources pédagogiques pour l'éducation au développement durable, devient un rendez-vous annuel du programme national de pilotage.

Au niveau académique, l'offre de formation doit continuer à augmenter régulièrement, en particulier sous forme interdisciplinaire et multisectorielle, de manière à assurer la formation commune des enseignants et des personnels techniques et d'encadrement. Le rôle des coordonnateurs académiques est réaffirmé.

La démarche E3D (établissements en démarche de développement durable)

Il faut encourager les écoles et les établissements scolaires à mettre en oeuvre la démarche E3D. Autour d'un thème fédérateur (les énergies, les transports, la santé et un aménagement local par exemple), les établissements concernés s'engagent sur la durée dans une démarche qui combine les enseignements, la vie scolaire, la gestion et l'intendance, et une nécessaire ouverture sur l'extérieur.

L'intégration aux projets d'établissement d'actions ou de dispositifs de développement durable sera elle aussi soutenue.

« L'école agit pour le développement durable »

L'opération « L'École agit pour le développement durable » offre un outil privilégié de mobilisation des équipes pédagogiques autour des problématiques liées au développement durable. L'appel à projets, conduisant à une remise de prix au terme d'une sélection nationale, permet de valoriser le travail mené dans les écoles et dans

 

 

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 11:28

 

 

Ma boîte à outils Internet - Rien ne vaut un bon moteur de recherche… mais :

 

Textes législatifs, réglementaires et jurisprudence

Lois, décrets, circulaires 

Un portail sur les informations juridiques internationales (en particulier l’annuaire juridique avec un puissant moteur de recherche).

http://www.adminet.com

Législation et jurisprudence – Le service public de la diffusion du droit – Codes et jurisprudence accessible avec moteur de recherche.

http://www.legifrance.gouv.fr

Service public : Le portail d’accès à l’administration – Informations, documents et formulaires administratifs, ainsi que  les annonces aux marchés publics, rapports officiels….une mine d’informations.

http://www.service-public.fr/

Le conseil d’Etat

Le conseil d’état et la juridiction administrative – Présentation simple, complète, diversifiée et facile d’accès de l’activité de la haute cour.

http://www.conseil-etat.fr

 

La cour des comptes

Les juridictions financières : Cour des comptes, chambres régionales des comptes. Un portail sur l’activité de ces instances de contrôle financier et budgétaire.

http://www.ccomptes.fr/

 

Bulletin officiel du Ministère de l'Education nationale et du Ministère de la Recherche :

Pour retrouver les références des textes depuis 1987 et l'intégralité des textes depuis août 1989

http://www.education.gouv.fr/bo.

Marchés publics

Le portail du Ministère de L’économie, de l’industrie et de l’emploi.

http://www.economie.gouv.fr/themes/marches_publics/accueil-daj.htm

Un site partenarial avec groupe « Lettre du cadre » et des éditeurs de logiciels.

http://www.marchespublics.net/

 

Collectivités locales et partenaires

Association des Maires de France - Le site de l’AMF et son réseau.

http://www.amf.asso.fr

Association des Maires des grandes villes de France

http://www.grandesvilles.org

Fédération des Maires des villes moyennes

http://www.villesmoyennes.asso.fr

Fédération Nationale des Maires ruraux

http://www.mairesrurauxdefrance.com/

Associations professionnelles :

Association nationale des directeurs de l’éducation des villes de France (ANDEV) – Le portail de l’action éducative locale

http://www.andev.fr/

Site des directeurs de restauration scolaire

http://www.andrm.fr/

 Site des acheteurs publics - Association des acheteurs des collectivités territoriales(AACT)

http://www.aact.asso.fr

Site des internautes territoriaux - Les professionnels des collectivités locales sur le Net

http://www.ait.asso.fr


Ministère de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie

L’éducation nationale

Le portail « de référence » du Ministère, ouvrant sur ses sites dédiés ainsi que ceux des établissements qui lui sont rattachés. Commence par un calendrier des vacances scolaires… Informations sur le système éducatif français et liens vers des sites Internet des établissements relevant de sa compétence.

http://www.education.fr

L'observatoire national de la sécurité et de l’accessibilité des établissements d’enseignement (ancienne commission Schléret devenue ensuite l'Observatoire national de la sécurité des établissements scolaires).

http://ons.education.gouv.fr/actualites.htm

Documentation pédagogique :

Centre national de documentation pédagogique (CNDP) - Le réseau national, composé du Centre national de documentation pédagogique, des 31 centres régionaux de documentation pédagogique et de leurs centres départementaux et locaux, a pris en 2002 l’appellation de SCÉRÉN : Services Culture, Éditions, Ressources pour l’Éducation Nationale

http://www.cndp.fr

Institut national de recherche pédagogique (INRP)

http://www.inrp.fr/

Centre national d'enseignement à distance (CNED) : Informations sur les formations du CNED qui concernent tous les niveaux de la scolarité : de l'enseignement élémentaire à l'enseignement supérieur ainsi que la formation professionnelle continue.

http://www.cned.fr/


Office National d'information sur les enseignements et les professions (ONISEP)

http://www.onisep.fr/

 

Le Centre d'Information et de Documentation Jeunesse (CIDJ) a pour mission d'informer les jeunes sur tous les sujets qui les concernent : initiatives, projets, études, métiers, formation en alternance, orientation, emploi, formation continue, stages en entreprise, jobs d'été, séjours linguistiques, bourses, logement étudiant, mobilité internationale…

http://www.cidj.com/

 

Centre de liaison de l'enseignement et des moyens d'information (CLEMI) – Centre du ministère de l'Education français chargé de l'éducation aux médias, le CLEMI propose, sur son site Web, des idées d'activités à mener avec des jeunes autour des médias et de l'actualité, des outils de formation, la possibilité d'intégrer des réseaux éducatifs et des programmes internationaux en réalisant des journaux...

http://www.clemi.org/

 

Centre international d'études pédagogiques de Sèvres (CIEP)

Ressources sur les systèmes éducatifs français et étrangers, l'administration et l'évaluation de l'enseignement, ainsi que sur la didactique des langues, en particulier du français langue étrangère

http://www.ciep.fr/

Serveurs de rectorats

Chaque rectorat possède une mission TICE avec un serveur dédié. Quelques adresses :

Académie de Besançon

http://www.ac-besancon.fr/

 

Académie de Nancy-Metz

http://www.ac-nancy-metz.fr/

 

Académie de Dijon

http://www.ac-dijon.fr/

 

Académie de Strasbourg

http://www.ac-strasbourg.fr/

 

Académie de Reims

http://www.ac-reims.fr/

 

 

 

Autres ministères et institutions internationales

 

Site du secrétariat d’Etat aux Sports :

http://www.jeunesse-sports.gouv.fr

Site du minsitère de la jeunesse

http://www.jeunesse-vie-associative.gouv.fr/

Site du ministère de la culture et de la communication

http://www.culture.fr/

Site de la délégation interministérielle à la ville – Base documentaire du secrétariat général à la ville.

http://i.ville.gouv.fr/

Site de la Délégation à l’aménagement du territoire – V oir en particulier la rubrique dossiers (contrats d’agglomérations)

http://www.datar.gouv.fr

Europe

Site de la commission européenne :

http://ec.europa.eu/index_fr.htm

Le site web officiel de l'Union européenne. Il donne accès à l'information publiée par les institutions, agences et organes de l'UE.

http://europa.eu/index_fr.htm

 

Autres organismes

Ligue française de l'enseignement et de l'éducation permanente

http://www.laligue.org

Fédération nationale Léo Lagrange

http://www.leolagrange-fnll.org/

CEMEA : Centre d'Entraînement aux Méthodes d'Education Active. Formations dans le domaine de l’animation et de l’éducation pour ce mouvement d’éducation nouvelle.

http://www.cemea.asso.fr

Francas – Espace éducation : site portant sur la formation des acteurs éducatifs et le conseil aux collectivités locales.

http://www.francas.asso.fr

Observatoire national de la lecture sur le site de l'INRP

http://onl.inrp.fr/ONL/garde

SE(FEN) – Syndicat des enseignants

http://www.syndicat-enseignants.org/

Snuipp - Syndicat National Unitaire des Instituteurs, Professeurs d'école et Pegc

http://www.snuipp.fr/

FEN - Fédération de l'Éducation nationale

http://www.fen.fr

SNES FSU - Syndicat national des enseignants du second degré

http://www.snes.fr/

Sgen – CFDT – Syndicat des personnels de l’éducation nationale CFDT

http://www.sgen-cfdt.org/

Parents d’élèves – Associations nationales

FCPE – Le site de cette fédération de parents d’élèves

http://www.fcpe.asso.fr

PEEP – Le site de l’association des parents d'élèves de l'enseignement public

http://www.peep.asso.fr/

Ressources pédagogiques

France

Éducasource – Mis en œuvre par le ministère de l'Éducation nationale, Éducasource est destiné à tous les enseignants, de la maternelle au supérieur. Il explore et commente des ressources électroniques, sélectionnées pour leur intérêt dans l'enseignement (près de 5.000 supports pédagogiques en ligne ou non). Recherches par thèmes et par mots-clefs. Possibilité d'enregistrer son profil d'interrogation et de formuler des commentaires dans un forum.

http://www.educasource.education.fr/

 

Le projet Eurêka est une initiative de la Vitrine Technologie-Éducation dans le cadre d'un projet de coopération Québec-Wallonie-Bruxelles. Il offre un catalogue collectif de ressources d'enseignement et d'apprentissage rassemblées par divers organismes œuvrant dans la production de ressources éducatives TIC.

http://eureka.ntic.org/

 

Louvre.edu – Site mettant à disposition des collèges, des lycées et des particuliers un ensemble de ressources visuelles, textuelles et sonores sur les arts et civilisations représentés dans les collections du musée du Louvre. Documentation sur 1000 œuvres du musée et les 350 salles du palais, biographies d'artistes, notices explicatives et synthèses sur l'histoire de l'art. Sur abonnement payant.

http://www.louvre.edu/

 

Lire et faire lire  - Site de l'association "Lire et faire lire", consacré au développement de la lecture pour les jeunes : http://www.lireetfairelire.org/

 

La main à la pâte – dans le but de rénover l’enseignement des sciences et de la technologie à l’école primaire en favorisant un enseignement fondé sur une démarche d'investigation scientifique.

http://www.lamap.fr/

 

Initié par l'association Villes Internet en 2008, le dispositif Ecoles Internet a pour objet de promouvoir les usages d'Internet pour tous les élèves des écoles maternelles et élémentaires francophones, dans le temps scolaire et hors temps scolaire. Ecoles Internet permet de labelliser des écoles participantes, de promouvoir leurs actions, d'inciter à l'échange d'expériences, afin de favoriser le développement des usages des réseaux numériques en France.

http://ecoles-internet.net/

Après l’école

Site dédié aux 8-12 ans : activités, dossiers, quizz, reportages, magazines, forum en ligne, "aide personnalisée d'enseignants... Ce site est proposé par France Télécom, en partenariat avec Bayard Presse jeune, Albin Michel jeunesse, les éditions Magnard et Magnard jeunesse.

http://www.apreslecole.fr/

Association nationale des acteurs de l’école – Réflexions, échanges, ressources pédagogiques sur le net pour les acteurs de l’enseignement.

http://www.acteurs-ecoles.org

Internet-écoles – Site de ressources éducatives et de soutien scolaire. Ce portail dépendant des éditions Nathan est plutôt ciblé vers les enseignants. Seules certaines informations sont accessibles directement. Le reste l’est sur abonnement….

http://www.internetecoles.com

 

Premiers pas sur Internet – Des ressources pédagogiques, des rubriques destinées aux enfants, Le site peut être utilisé par les mômes (petits ou grands), par les parents et les enseignants.

http://www.momes.net/

 

Cybermétropole – Atelier pour enfants et adolescents, Palais de la découverte
http://www.cybermetropole.tm.fr/

 

ADEMIRNET : l'Internet à l'école – Réalisation de l'ADEMIR (Association pour le développement dans l'enseignement de la micro-informatique et des réseaux) des échanges entre enseignants, de l’auto formation…

 http://www.ademirnet.com/

 

Banque d'images et de scénarios pédagogiques (BIPS) - dédié aux usages pédagogiques de l'image fixe. Les photographies et les scénarios pédagogiques sont destinés aux enseignants.

http://bips.cndp.fr/

Étranger

Essentiellement au Québec – permettant l’utilisation du français.

 

Le centre de ressources de l'École virtuelle CyberScol

http://CyberScol.qc.ca/

 

Global Campus

http://www.csulb.edu/gc/

Escritor – Logiciels gratuits destinés à la formation assistée par ordinateur, pour les enseignants et les élèves

http://www.linux-france.org/prj/escritor/

Carrefour des ressources didactiques informatisées – Catalogue des logiciels éducatifs évalués par le Ministère de l'Éducation du Québec (MEQ)

http://logicielseducatifs.qc.ca

 

Nouvelles technologies et enseignement (TICE)

France

Observatoire des télécommunications dans la ville.

http://www.telecomville.org

 

Educnet – Développement des technologies d'information dans le secteur éducatif : politique de l'éducation nationale dans le domaine des technologies de l'information, projets et usages pédagogiques : exemples, projets pilotes (satellite, ADSL, BPS,...), appels à projets français et européens, forums de discussions autour des thèmes touchant aux technologies de l'information et de communication pour l'enseignement.

http://www.educnet.education.fr/

 

L’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) : association d’universités est un opérateur de la Francophonie institutionnelle. Partenaire des établissements d’enseignement supérieur et de recherche qui ont choisi le français comme langue d’enseignement, elle propose plusieurs programmes de coopération visant notamment à soutenir la recherche et l’enseignement en français.

http://www.auf.org/

 

EPI – Association Enseignement public et informatique - association pionnière fondée en 1971, continue de militer pour l'évolution du service public d'enseignement et de formation à la promotion duquel elle reste attachée. Conformément à ses statuts, elle veut faire de l'informatique, et des technologies de l'information et de la communication en général, un facteur de progrès et un instrument de démocratisation. Depuis sa création, elle demande que priorité absolue soit accordée à la formation des maîtres, inséparable des indispensables recherches pédagogiques et des moyens en matériels et en logiciels.

http://www.epi.asso.fr/

Étranger

Sites de la coopération France-Québec sur les inforoutes en éducation

http://www.meq.gouv.qc.ca/fr-qc/

 

Technologies nouvelles pour l'enseignement CyberScol  - Québec

http://CyberScol.qc.ca/

 

Réseau européen Schoolnet - Communication multimédia au service des écoles en Europe : sélection de ressources et services pour l'éducation en Europe

Site en anglais. Disponible (partiellement) en français, allemand, espagnol, italien...

http://www.eun.org/

 

Enseignement supérieur

Lieu de ressources, d’analyse et d’information sur la formation professionnelle et l’apprentissage, le Centre INFFO est une association sous tutelle du ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi.

http://www.centre-inffo.fr/

 

Form@sup - Portail national de la formation ouverte et à distance : actualités, catalogue des formations

http://www.formasup.education.fr/

 

Universités de France – Site portail sur le monde universitaire, liste de diffusion.

http://www.cpu.fr/portail_index.html

Site en rapport avec l'éducation et en particulier à ceux qui concernent l'étude et l'enseignement du français et le bac de français. Il est destiné aux professeurs de lettres, lycéens, documentalistes...

http://www.lettres.org/

 

Presse

Braintrack University index – En Anglais – Plus de 5.000 établissements d'enseignement supérieur dans 152 pays : accès direct aux pages Web de ces établissements. La recherche peut se faire par région du monde, par pays ou par mot clé.

http://www.braintrack.com/

L’actualité européenne :

http://www.presseurop.eu/fr

La gazette des communes

http://www.lagazettedescommunes.com

La lettre du cadre – Le portail territorial.

http://www.territorial.fr

Le courrier des maires

http://www.courrierdesmaires.com

La lettre informatique et collectivités locales – la Gazette des communes – Club.

http://www.lettreicl.com

Le Monde interactif

http://www.lemonde.fr/

Le Monde de l'éducation – Ne paraît plus depuis décembre 2008, mais les anciens numéros (34 ans de parution) restent intéressants.

http://www.lemonde.fr/educ/

Voir maintenant les cahiers du Monde – édition du mercredi.

Presse à l'école - Site Internet pour développer l'utilisation pédagogique de la presse dans les classes, dans le cadre des Netdays Europe (Télégramme de Brest).

http://www.presse-ecole.com

Phosphore - Le site des 15-25 ans

http://www.phosphore.com/

L'Etudiant

http://www.letudiant.fr/

 

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