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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 07:00

 

 

La journée du 14 avril 2011 du réseau des professionnels de l'animation organisée par la délégation Annecy du CNFPT régional Rhônes Alpes - Grenoble est consacrée à une réflexion sur les projets.

 

Trois directions :

  • le projet éducatif de la structure organisatrice
  • le projet pédagogique de l'équipe d'aniamtion écrit en fonction de ce projet éducatif
  • la méthode pour faire vivre ces projets.

Vous pouvez consulter sur ce site des documents précisant ces sujets :

La vie d'un projet qui détaille les phases de cette gestion de projet.

Une fiche synthétique sur le projet éducatif.

Une seconde fiche synthétique sur le projet pédagogique.

 

Il existe également une fiche récapitulative PE & PP - évidemment qui peut être discutée et amendée - proposant une grille des thèmes pour élaborer  ces documents.

 

Bonne lecture

 

 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 07:00

 

 

La question de l'école est centrale dans notre société.

 

Pour réfléchir et faire face aux défis de l'éducation, le 1er mars, l'Institut de France et les Académies (Académie des sciences, Académie des sciences morales et politiques et Académie française) tenaient une séance solennelle en présence du ministre de l'éducation nationale pour évoquer les problèmes de l'Ecole et avancer des solutions. Xavier Darcos, Pierre Léna et Michel Serres. On peut affirmer ,comme le fait le Café Pédagogique qu'il n'y a pas d'accord sur l'Ecole...


<les mots en vert sont des liens vers d'autres articles - cliquez dessus>

 

Le site de l'Institut de France rapporte cette séance.

 

Article du café pédagogique sur cette question, intitulé "La dispute des Académies".

 

Intervention de Michel SERRES de l'Académie Française.

Après avoir tenté de décrire qui sont les jeunes aujourd'hui, en rapport à leurs parents, Michel SERRES tente de préciser les connaissances, certains parlent de génération Y. La question de l'individu est ensuite posée, avec le rapport modifié au groupe, au couple, avec un nouveau lien social à inventer. Et enfin la question des savoirs à transmettre.

 

La conclusion - dont je recopie une partie ci-dessous - ouvre une page à écrire :

"Face à ces mutations, sans doute convient-il d’inventer d’inimaginables nouveautés, hors les cadres désuets qui formatent encore nos conduites et nos projets. Nos institutions luisent d’un éclat qui ressemble, aujourd’hui, à celui des constellations dont l’astrophysique nous apprit jadis qu’elles étaient mortes déjà depuis longtemps"

 

 

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Published by Patrice
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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 07:00

Pour cette année 2011, des interventions me sont demandées au titre du "Réseau d'experts professionnels de l'animation" pour l'Antenne de Haute-Savoie de la délégation régionale CNFPT Rhône-Alpes Grenoble.

Une nouvelle série de documents est à votre disposition - menu animation - sous la barre du titre de ce blog.

Bonne lecture.

 

Je reste àvotre disposition pour toute demande d'information, ou complément. N'hésitez pas également à réagir en écrivant des commentaires.

 

La page introduisant les fichiers :

Animation

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 12:45

Ces notes sont personnelles, dans la mesure où elles n'ont pas été validées par les organisateurs de cette table ronde.

Table ronde académique - Doubs
« Débat national sur les rythmes scolaires »

La question des rythmes scolaires est au cœur des préoccupations de nombreux Français. Les évolutions profondes de notre société ont en effet transformé les attentes et les pratiques familiales. C’est pourquoi une large consultation est menée au niveau national et académique

 

Afin de répondre au mieux aux diversités géographiques, sociologiques, culturelles qui marquent la richesse et font la spécificité de notre région, l’académie de Besançon propose de recueillir les avis sur la question des rythmes scolaires.

 

Un calendrier complet de la consultation sur le site académique :

http://www.ac-besancon.fr/spip.php?article2428#2428

 

Table ronde lundi 29/11 – 17 h 30 à l'UTBM (Sèvenans).

Une assemblée assez modeste (75 personnes) dans un amphi.

Introduction par le recteur – M. Éric MARTIN

Il y a un siècle, la vie de la société rythmait l'école, c'est pour cela que les vacances d'été avaient été fixées à l'été, et étaient longues (travaux des champs – moisson).

Aujourd'hui c'est l'école qui rythme le temps de la société.

L'objectif de cette consultation est de réconcilier les temps de l'école, de la famille, de la société.

Les rythmes scolaires peuvent aussi améliorer la réussite des enfants, permettre un fonctionnement plus performant de l’école.

 

Les études internationales montrent que la France assure le plus d'heures de cours (annuellement) sur un nombre de jours le plus réduit.

 

Un comité de pilotage national, lancé le 7/06/2010 a déterminé une méthode :

-        auditionner des personnes  ressources

-        permettre des questionnements locaux

Des contributions sont attendues sur le site de l'académie, et mi-décembre permettront une contribution au plan national sur les particularités des rythmes scolaires franc-comtois.

 

Neuf écoles de l'Académie expérimentent la semaine de 9 demies-journées. Cette répartition existe aussi en lycée pour les sportifs de haut niveau, trois autres établissements secondaires expérimentant la répartition études le matin, sport et culture l'après-midi.

 

Deux tables rondes sont proposées :

  • Le temps de l'élève en temps scolaire
  • Le temps de l'élève, temps de la cité.

Table ronde n°1 - Le temps de l'élève en temps scolaire

Participants :

Morgan BREITNER

Daniel VIENNEY

Françoise TIBERGHIEM – médecin scolaire

Viviane KALIS – BALIN – PEEP

Michel REINICHE - VP du CG90 – chargé de l'Education

(..)

 

Le médecin rappelle que les besoins sont différents selon les âges. La question est également différente selon le lieu : rural ou urbain.

Le temps journalier de l'enfant doit comprendre une alternance d'apprentissage et de repos, il faut tenir compte du sommeil. La vigilance commence réellement en milieu de matinée, il y a un moment de fatigue universelle autour de midi. La vigilance reprend vers 15 h.

Par exemple pour un collégien[1] ou un lycéen, commencer à travailler le matin à 8 h est trop tôt. Il faut également prendre en compte la question du transport scolaire, souvent trop long (2 heure quotidiennes).

 

Sur la question des rythmes scolaires, la semaine de 4 j. a été adoptée dans la précipitation, sans examiner les enseignements de l'expérimentation. La coupure du mercredi n'est pas bonne, il faut privilégier la régularité.

Des journées équilibrées sur la semaine ne nécessitent pas de repos, le mercredi pourrait être organisé comme les quatre autres jours.

 

Il faudrait :

-        avoir plus de matinées d'apprentissages

-        éviter le samedi, notamment pour les familles recomposées

-        éviter d'ajouter à des moments peu propices des heures (aide personnalisée) alors que les journées sont déjà longues (trop chargées)

-        instaurer un transport scolaire en étoile pour éviter des temps de déplacements trop longs.

Un débat sur le coût pour les départements est esquissé, la question de la gratuité des transports (23 départements), une dépense conséquente (3,4 M€ pour le CG90...) et permet d'évoquer le positionnement de l'accompagnement éducatif (aide personnalisée ?) à midi en raison des contraintes de transports. C'est un choix contraint.

 

Une idée est émise, faire appel aux TICE pour :

-        permettre notamment en secondaire de rendre productif ces temps de transports

-        réorganiser les séquences avec une durée mieux adaptée

Une remarque : si le MP3 fait partie du quotidien des élèves, en est-il de même pour les professeurs – idée que les élèves aient sur un lecteur MP3 les cours de langue).

 

Le moi de mai, avec ses ponts et un rythme déjà « estival » est évoqué.

 

Le rythme quotidien idéal serait donc :

à l'école------ 5 h

au collège------ 6 h

au lycée ------ 7 h

mais travail personnel compris !

 

Table ronde n°2 - Le temps de l'élève, temps de la cité

Christine DAUTRICHE

Luc FAMOILLE – tourisme (camping)

Fabien CLODE – FCPE

Jacques PELLISSARD – AMF – Maire de Dole

Etienne BUTZBACH – VP du conseil régional – Maire de Belfort – Pdt CAB

 

De la précipitation à la concertation ?

Le passage du samedi matin au mercredi matin est-il dans l'intérêt de l'enfant ?

 

Le représentant du monde touristique défend plus de vacances (une année scolaire condensée) au bénéfice de l'industrie touristique. Les vacances scolaires doivent, pour lui, impérativement commencer un samedi (locations hebdomadaires).

 

Pour l'AMF il ne faut pas parcelliser la question mais s'inscrire dans une démarche globale, sur le périmètre d'une ville.

Il faut de la cohérence, rechercher une synergie des services, et proposer une offre complète aux familles.

 

Le maire de Belfort souhaite une loi. On abandonnera finalement le samedi matin, mais l'institution – école doit proposer un temps nécessaire – il faut revenir aux 9 demies-journées.

Avec les journées actuelles de 6 h de cours, les enfants ne sont pas réceptifs, les enseignants apprécient-ils ?

Il faut une égalité pour les couches de population défavorisées, certains enfants ne bénéficient pas d'un soutien à la maison. D'autres bénéficient d'une école 7 jours sur 7, grâce à leurs parents.

 

C'est bien une question d'intérêt général, et cet intérêt général ne peut être débattu au plan local. Il faut une loi cadre pour instaurer la semaine de 9 demies-journées, des pause de 2 semaines routes les 7 semaines, et réduire les congés d'été de 2 semaines.

 

Des exemples sont cités avec une organisation des journées raccourcies (cinq matinées de classe de 3 h 15) et l'après-midi organisé autrement.

Notamment avec l'aide personnalisée (actions de soutien), de l'aide aux devoirs qui commence vers 15 h 30.

 

La question des moyens supplémentaires est balayée d'un revers de manche par les deux maires présents : l'éducation est une responsabilité partagée, nous faisons déjà beaucoup, l'important est de rencontrer des volontés pour une cohérence.

 

Sur la question de l'uniformisation ou de la régulation par les collectivités locales, une adaptation locale est possible, mais dans un cadre national précis.

 

La question de l'absentéisme est évoquée, il est en baisse avec une semaine de 9 demies-journées, mais c'est peut-être lié aux contacts fréquents avec les familles, à une meilleure réussite des enfants. Mais cette réussite est également difficile à mettre en relief.

A Belfort, il n'y avait pas un absentéisme significatif à l'école élémentaire le samedi matin.

 

Les attentes des élus vis à vis de l’éducation nationale :

J. PELISSARD

Une démarche globale journée – semaine – année

Une réforme durable, ne pas se précipiter mais construire dans la durée

 

E. BUTZBACH

Que l'éducation nationale reste.. nationale. C'est une institution traumatisée qui doit se ressaisir – le passage aux 4 jours a été mal vécu.

Que l'école soit une grande cause nationale permettant aussi aux parents, aux élus de débattre ensemble.

 

Questions de la salle

Le représentant syndical voit le malaise de l'école, avec le problème des conseils d'école et de la seule réflexion des enseignants. Pour lui on aboutit à la mise en cause des enseignants qui n'étaient pas demandeurs.

Il s'interroge sur le bon périmètre sur les territoires.

Pour M. PELISSART c'est la ville le bon échelon, en faisant attention de ne pas stigmatiser les zones en difficultés. Pour M. BUTZBACH la décision doit être nationale.

 

Une question sur les rythmes, avec l'école qui se termine à 15 h 30 quand la vigilance reprend. C'est un moment où 85% des élèves restent à l'école et bénéficient d'aides diverses (aide personnalisée  accompagnement éducatif – études surveillées ou dirigées – etc..) encadrées par des professeurs et des animateurs municipaux.

 

La pause méridienne doit être d'au moins 2 heures.

 

Un DDEN rappelle que l'on réinvente l'eau chaude, qu'il y a 20 ans la réflexion avec le Ministre BEYROU avait déjà prôné la répartition 7 + 2. Mais que le lobby touristique l'a vaincu. Le problème de l'encombrement sur les pistes (de ski) vaut-il de perturber les écoliers ?

 

Un professeur évoque les rythmes scolaires qui dictent les rythmes de l'enfant. Tenant compte des transports – des horaires de garderie – du périscolaire elle pense que les enfants passent trop de temps en collectivité. La question reste la disponibilité des familles au-delà des rythmes scolaires. Toutes les familles ne vont pas en vacances d'hiver.

La question de la parentalité est importante pour M. BUTZBACH, il faut responsabiliser les parents, veiller à ce qu'il ne se déchargent pas sur le service public. Il faut en effet éviter les « journées infernales » et vérifier les amplitudes.

 

La demande d'internat existe, des jeunes veulent être encadrés et travailler correctement. C'est également un palliatif pour les « familles qui n'y arrivent pas » (familles décomposées).

 

Un rythme plus favorable est possible en maternelle, un repas à 11 h 45, un repos de 12 h 30 à 14 h permettant un après-midi d'activités plus qu'une sieste interminable.

 

Un professeur déplore la disparition du samedi matin, elle parle de décision néfaste. La durée d'enseignement a été diminuée de 2 h (26 h à 24 h hebdo) pour la plupart. Les programmes se sont alourdis.

Le samedi matin permettait la rencontre avec les parents... etc. (plaidoyer pour le rétablissement du samedi matin).

 

Une question est posée pour modifier radicalement l'architecture des bâtiments scolaires (secondaires ?) afin de permettre aux élèves de « lâcher prise », des temps calmes dans des locaux adaptés.

 

 

Synthèse de M. le Recteur

Remerciements.

La table ronde n°2 nous place sous les feux de l'actualité.

 

Les éléments clefs à retenir :

·         Sujet qui demande une approche globale avec des découpages jour – semaine – année cohérents entre-eux. Il faut aussi prendre en compte et adapter le périscolaire, les transports scolaires. Tout est lié.

·         L'école pourrait être organisée avec 9 demies-journées. Mais ben voir le rythme de l'adolescent, en décalage. Tenir compte d'une « heure de démarrage ». Améliorer les accompagnements, chercher une ingénierie avec les TICE         .

·         Il faut tout aborder, sans tabou (organisation de l'année scolaire, les vacances) et poser la question du niveau de décision, un cadre national avec une déclinaison locale peut-être ?

·         Dans le secondaire revoir le découpage horaire, par exemple à l'Université on est passé de 2 heures à 1 h 30.

·         Revisiter la question des transports scolaires, d'une part leur durée et leur organisation (étoile plus que circuit long) et d'autre part ce qu'on y fait. Imaginer « du service éducatif » pendant le transport.

 

Les questions de l'enseignement en alternance et de l’apprentissage n'ont pas été abordées.



[1]  Illustration à destination des parents avec le décalage de l'adolescent qui commence ses devoir à 22 h 30.

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 10:00

 

 

 

La composition du gouvernement a été modifiée le 14 novembre 2010.

Si le premier ministre reste M. FILLON, des changements dans les trois administrations en charge du secteur de l'éducation, de la jeunesse et des sports.

 

Voir la fiche récapitulative

 

 

Luc CHATEL

Ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative

 

 

Jeannette BOUGRAB

Secrétaire d'état auprès du Ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative chargée de la jeunesse et de la vie associative

 

 

Chantal JOUANNO : Ministre des sports

 

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 07:00

 

Il est toujours nécessaire de disposer d'éléments chiffrés. Ci-dessous dix indicateurs chiffrés, qui parfois vont contredire l'impression générale.

 

En 2010 :

  • un peu plus de 33 millions de logements en France, dont 84% de résidences principales. 57% des Français sont propriétaires.

 

En 2009 :

  • une population de 64,7 millions d'habitants

  • plus de la moitié des naissances - notre population augmente grâce aux naissances – hors mariage.

  • L'espérance de vie est de 77,8 ans pour un homme et de 84,5 ans pour une femme.

  • 15 millions d'élèves qui sortiront du système scolaire au bout de 18,5 ans.

  • la population active de la France est estimée à 28,3 millions de personnes avec un taux de chômage (BIT) de 9,7 %.

  • Les dépenses culturelles et de loisirs représentent 9,1% des dépenses de consommation des ménages.

  • Près de 1,2 millions de personnes ont été mises en cause dans des délits en 2009, majoritairement des hommes mais aussi des mineurs (un sur six).

En 2008 :

  • salaires annuels moyens : (temps complet- net) dans le privé 24 810 € - dans la Fonction publique d'Etat 28 460 €, dans la territoriale 20 920 € et dans le secteur hospitalier 26 230 €.

  • niveau de vie annuel médian des ménages (France métropolitaine) à 18 990 euros. (Les 10% des personnes les plus modestes - inférieur à 10 520 € et les 10% les plus aisés - supérieur à 35 550 €.


 

Population: 11% d'enfants d'immigrés

Au 1er janvier 2010, 64,7 millions de personnes vivent en France, en hausse de 0,5% par rapport à l'année passée. L'essentiel de cette hausse provient du solde naturel. Le solde migratoire ne contribue que faiblement à l'accroissement de la population. En 2007, 5,25 millions d'immigrés vivent en France, soit 8,3% de la population. 43% d'entre eux sont nés en Afrique. En 2008, les enfants d'immigrés sont 6,5 millions, soit 11% de la population de France métropolitaine. Un tiers d'entre eux vivent en Ile-de-France.



Famille : 53,7% de naissances hors mariage

Le solde naturel élevé de la France s'explique par un haut niveau de naissances (plus de 820 000 en 2009). Le taux de fécondité se maintient à 2 enfants par femme. L'âge moyen de l'accouchement dépasse pour la première fois la barre des 30 ans en France métropolitaine. Le nombre de naissance hors mariage s'élève à 53,7%, contre 42,7% il y a dix ans. Les mariages séduisent d'ailleurs de moins en moins de couples (256 000 mariages civils en 2009). Le pacs, lui, a de plus en plus de succès : 175 000 ont été conclus en 2009, contre 146 000 en 2008. 95% des pacs sont conclus entre partenaires hétérosexuels.

 

Education : 18,5 années d'école - 85% de réussite au bac

A la rentrée 2009, près de 15 millions d'enfants, adolescents et jeunes étaient scolarisés. Dans les premier et second degrés, les effectifs sont stables. Dans l'enseignement supérieur, le nombre d'étudiants est en hausse de 3,7%. Cette hausse est particulièrement forte dans les écoles de commerce et de gestion (+15,6%). Le taux de scolarisation des jeunes de 18 à 25 ans est de 38,8%. L'espérance de scolarisation pour un enfant entrant en maternelle est de 18,5 ans en moyenne. Soit un âge de sortie du système scolaire de 21-22 ans.

En 2009, le taux de réussite au brevet est de 83%; celui au CAP de 81% et celui au BEP de 75%. Le taux de réussite au bac lors de la session 2009 s'est établi à 86,2%; il devrait baisser à 85,5% pour la session 2010. La proportion de bacheliers dans une génération atteint 65,8% en 2009.

Mais sachez aussi que 250 000 jeunes quittent chaque année le système scolaire sans aucun diplôme.

 

Marché de l'emploi : 40% des chômeurs ont moins de 30 ans

En 2009, la population active de la France est estimée à 28,3 millions de personnes, soit un taux d'activité de l'ensemble de la population âgée de 15 à 64 ans de 70,4%. Sur cette population, 25,7 millions occupent un emploi au sens du BIT, soit un taux d'emploi des 15-64 ans de 64%. Le taux d'emploi des femmes reste inférieur à celui des hommes (59,9% contre 68,2%). Le taux d'emploi des seniors (55-64 ans) s'établit à 40,7%, celui des 15-24 ans de 27,7%.

Avec la crise économique, le taux de chômage a fortement augmenté entre 2008 et 2009 (+2,4 points). Le taux de chômage en France au sens du BIT a atteint 9,1% fin 2009 et 9,7% au premier semestre 2010. Soit 3,3 millions de personnes ne travaillant pas mais souhaitant travailler. La hausse du chômage a particulièrement touché les jeunes de 15-24 ans: 40% des chômeurs ont moins de 30 ans aujourd'hui en France. En parallèle, la part des chômeurs de longue durée (plus d'un an) est passée de 32,3% au premier trimestre 2009 à 39% au deuxième trimestre 2010.

 

Salaires : seuls 50% des salariés travaillent à temps plein

Le salaire annuel moyen d'un salarié du privé travaillant à temps complet s'établissait à 24 810 euros en 2008. Un cadre gagne en moyenne 2,7 fois plus qu'un ouvrier et 2,8 fois plus qu'un employé. Les salaires des hommes ont progressé plus fortement que ceux des femmes en 2008, celles-ci gagnant en moyenne 20% que leurs homologues masculins. Dans le secteur public, le salaire annuel moyen s'élève à 28 460 euros nets dans la Fonction publique d'Etat, 20 920 dans la territoriale et 26 230 dans le secteur hospitalier. Dans le public également, les femmes gagnent moins que les hommes.

Les inégalités salariales viennent d'abord du salaire payé pour une heure de travail: le quart des heures les mieux rémunérées étaient ainsi en moyenne trois fois mieux payées que le quart des heures les moins rémunérées en 2008. La disparité des temps annuels de travail amplifie ces inégalités (le rapport est dix fois plus important entre le quart du temps de travail annuel le mieux rémunéré et le quart le moins rémunéré). Seuls 50% des personnes ayant perçu un salaire en 2008 ont travaillé à temps plein toute l'année.

 

Niveau de vie : 1 Français sur 5 a connu au moins une année de pauvreté

Le niveau de vie médian des ménages en France métropolitaine s'élevait à 18 990 euros par an en 2008. Les 10% des personnes les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 10 520 euros par an, les 10% les plus aisés ont un niveau de vie supérieur à 35 550 euros. Le taux de pauvreté monétaire est de 13%, correspondant à 7,8 millions de personnes vivant avec 773 euros par mois.

Mais la pauvreté ne se réduit pas aux seuls revenus. L'Insee a donc développé un indicateur inédit de "pauvreté en conditions de vie", qui tient compte des contraintes budgétaires (découverts bancaires), des retards de paiement (loyer, factures), des restrictions de consommation (alimentaire, absence de vacances etc), et des difficultés de logement. Selon ce critère, plus d'un adulte français sur cinq (22%) a connu entre 2004 et 2007 au moins une année de pauvreté. Mais pour la plupart, notamment les ménages jeunes et les personnes âgées, cette situation a été transitoire. Seuls 4% l'ont connue durant les quatre années.

 

Logement : 38% des propriétaires ont fini de payer leur logement

Au 1er janvier 2010, on compte un peu plus de 33 millions de logements en France, dont 84% de résidences principales. 57% des Français sont propriétaires. Les dépenses courantes de logement ont accéléré en 2008 : elles varient de 6 200 euros en moyenne pour un ménage locataire du secteur social à 11 500 euros pour un ménage accédant à la propriété. 38% des propriétaires ont fini de payer leur logement (5,6 point de plus en 10 ans)

La hausse des dépenses de logement (loyers, remboursement d'emprunt, charges) a été plus forte pour les ménages à faibles ressources que pour les plus aisés entre 1996 et 2006. Pour les locataires, les dépenses de logements représentaient (allocations logements déduites) 27% des ressources (avant impôts) des locataires du privé, soit 2 points de plus qu'en 1996. Mais cette augmentation a été de 5 points pour les ménages à faibles ressources qui consacraient, en 2006, 39% de leurs ressources à se loger, contre 34% en 1996. Pour les accédants à faibles ressources, ce poids atteint 37%.

 

Santé : 2 724 euros par an de soins médicaux

L'état de santé des français est globalement bon : 67% des femmes et 73% des hommes s'estiment en bonne santé. L'espérance de vie est de 77,8 ans pour un homme et de 84,5 ans pour une femme. Les principales causes de décès sont les tumeurs (30%) devant les maladies de l'appareil circulatoire (28%). L'obésité ne cesse de progresser parmi les adultes (13,9% des hommes et 15% des femmes en 2009 contre 10% en 2000) mais diminue chez les enfants (3% en 2006). Les dépenses de soins et actes médicaux des Français ont atteint 175,7 milliards d'euros en 2009, soit 2 724 euros par habitant. La Sécurité sociale en finance 75,5%.

 

Loisirs : 9,1% du budget

Les dépenses culturelles et de loisirs représentent 9,1% des dépenses de consommation des ménages en 2009, cette part variant fortement selon le niveau de vie (11% pour les ménages les plus aisés contre 7% pour les ménages les plus modestes). En dix ans, la part consacrée aux disques a baissé de 2,5 points, celle consacrée aux livres et journaux est restée stable tandis que celle consacrée aux loisirs sportifs et voyages a progressé de 2,7 points. Dans le palmarès des loisirs, arrivent les dépenses en voyages (19,1%), en presse et livres (13,6%), en jardinage et animaux de compagnie (12,7%), en services culturels (10,8%), puis les dépenses en bien high-tech (10,9%) et les jeux de hasard (9,3%).

 

Un délinquant sur six est mineur, explosion de la délinquance des filles

En 2009, 2,4% des femmes et 3,4% des hommes ont déclaré avoir été victimes d'une agression au cours des deux dernières années. 2,8% des ménages déclarent avoir été victimes d'un cambriolage de leur maison, 3,2% de leur voiture. Les ménages résidant en banlieue parisienne et dans les grandes agglomérations sont les plus touchés. En 2009, le nombre de faits constatés par la police a diminué de 1 point. Les atteintes aux biens ont reculé de 0,7 point, mais celles à l'intégrité physique ont progressé de 1,8 point. Près de 1,2 millions de personnes ont été mises en cause dans des délits en 2009, majoritairement des hommes mais aussi des mineurs (un sur six).

La mise en cause de jeunes filles dans les infractions de violences volontaires a augmenté de 97,5% entre 2004 et 2009

 

Source :

 

http://www.lexpansion.com/economie/10-chiffres-meconnus-sur-la-societe-francaise_242644.html

 

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 08:56

 

  Ag Europe-Education

 

Connaissez-vous L'agence Europe-Education-Formation France ? (A2E2F)

Groupement d’intérêt public, l’agence est placée sous la tutelle de trois ministères français (de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, de l'Education nationale, de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi.

Située à Bordeaux, au 25 quai des Chartrons depuis février 2003,  l'agence emploie aujourd’hui 85 personnes.

 

La mise en œuvre de l'éducation et de la formation tout au long de la vie est devenue une priorité politique commune à tous les pays européens depuis la seconde partie des années 1990, et plus encore depuis le Conseil de Lisbonne en mars 2000. Les pays de l’Union européenne sont désormais engagés sur la voie de la réalisation d'un espace européen de l'éducation et de la formation tout au long de la vie.

Les programmes et les initiatives communautaires ont un rôle majeur à jouer à cet égard : les projets financés peuvent en effet avoir un effet levier sur le développement d'une dimension européenne dans l'éducation et la formation professionnelle. Ils sont mis en œuvre sur la base de partenariats transnationaux conclus entre les différents acteurs de l’éducation et de la formation, publics ou privés. Ils sont financés sur le budget communautaire, soit directement par la Commission européenne, soit par les agences nationales auxquelles la Commission délègue la gestion de crédits d’intervention.

Ces programmes concernent 31 pays européens. Il existe une agence nationale dans chacun des pays participants.

Dans le cadre d’actions décentralisées, l’agence nationale organise les appels à propositions, apporte une assistance technique aux candidats et aux porteurs de projet, organise l’instruction et la gestion des dossiers, attribue les aides financières et assure le suivi qualitatif des projets.  Pour la diffusion de l’information et le conseil aux porteurs de projet, l’agence bénéficie du concours de nombreux relais locaux et régionaux : rectorats d’académie, chambres régionales de commerce et d'industrie, directions régionales de l'agriculture et des forêts, services des relations internationales des établissements d'enseignement supérieur, réseau des ANPE, OPCA, AFPA, etc.

(Extrait du site de l'Agence)

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 15:49

Vous trouverez ci-dessous un lien permettant de consulter les diapositives qui ont servis d'illustration à la conférence de juin sur les politiques éducatives.

 
Le fichier est "lourd"...

A - Politiques educatives - diapos 06-2010

 

Patrice DAVID

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 08:00

 

Mise à jour :

Le nouveau gouvernement FIllon (14/11/2010) comprend un nouveau ministre des sports :

Chantal JOUANNO

 

Détail des attributions

 

Auparavant :

Minis­tère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports et de la vie asso­cia­tive – MSJSVA

Roselyne Bachelot-Narquin

Ministre de la Santé et des Sports

Rama Yade

Secrétaire d’État chargée des Sports



 Rôle du ministère

L’Etat est res­pon­sa­ble de la conduite des poli­ti­ques spor­ti­ves en France. Il délè­gue aux fédé­ra­tions spor­ti­ves le pou­voir d’orga­ni­ser et de pro­mou­voir la pra­ti­que de leurs dis­ci­pli­nes et les sou­tient par le biais des conven­tions d’objec­tif et de la mise à dis­po­si­tion des cadres tech­ni­ques.

 

La collaboration entre l’Etat et le mouvement sportif n’exclut pas le maintien sous la pleine autorité de l’Etat d’un certain nombre de pré­ro­ga­ti­ves dans la conduite des politiques sportives.

Les activités physiques et sportives constituent un élément important de l’éducation, de la culture, de l’intégration et de la vie sociale. Elles contribuent, notamment, à la lutte contre l’échec scolaire et à la réduction des inégalités sociales et culturelles, ainsi qu’à la santé. La promotion et le développement des activités physiques et sportives pour tous, notamment pour les personnes handicapées, sont d’intérêt général.

 

L’orga­ni­sa­tion, la ges­tion et le finan­ce­ment du sport en France repo­sent en consé­quence sur une com­plé­men­ta­rité des com­pé­tence exer­cées et des inter­ven­tions assu­rées, cha­cun dans son domaine, par les dif­fé­rents res­pon­sa­bles et acteurs du sport.

  • – l’Etat (cen­tral et déconcen­tré),

  • – les col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­ria­les,

  • – les fédé­ra­tions spor­ti­ves (avec leurs ligues et les clubs),

  • – les struc­tu­res com­mer­cia­les,...

 

L’orga­ni­sa­tion natio­nale et ter­ri­to­riale de l’Etat pour le déve­lop­pe­ment et la pro­mo­tion du sport en France est cons­ti­tuée ainsi :

  • le minis­tère de la santé, de la jeu­nesse, des sports et de la vie asso­cia­tive (MSJSVA), 7290 agents, 1, 016 mil­liards d’euros ;
  • les ser­vi­ces déconcen­trés (22 direc­tions régio­na­les et dépar­te­men­ta­les de la jeu­nesse et des sports;
  • 24 CREPS et 5 écoles et ins­ti­tuts natio­naux.

L’Etat est seul res­pon­sa­ble de l’ensei­gne­ment de l’éducation phy­si­que et spor­tive, placé sous l’auto­rité du minis­tre chargé de l’éducation natio­nale, et des for­ma­tions per­met­tant l’exer­cice de dif­fé­ren­tes pro­fes­sions d’ensei­gne­ment ou d’enca­dre­ment des acti­vi­tés phy­si­ques et spor­ti­ves pla­cées sous l’auto­rité du minis­tre chargé des sports. Le MSJSVA déli­vre cha­que année plus de 10 000 diplô­mes (10 606 en 2005) pro­fes­sion­nels du sport (bre­vets d’Etat d’éducateurs spor­tifs).

Les mis­sions du MSJSVA en matière de sport

Elles sont cen­trées autour d’axes prio­ri­tai­res - le sport de haut niveau - la réglementation du sport - la promotion du sport - la protection des pratiquants - une politique sportive équilibrée - le rayonnement international de la France.

    • le sport de haut niveau. Le maintien du sport français à un rang international très élevé passe par une contribution spécifique et significative de l’Etat à l’organisation et au financement du sport de haut niveau. Le champ du sport de haut niveau repose sur des critères : la reconnaissance du caractère de haut niveau des disciplines sportives ; les compétitions de référence ; la liste des sportifs de haut niveau ; les filières d’accès au sport de haut niveau.

Le MSJSVA est le garant du dispositif qui vise à aider le(la) sportif(ve) à se préparer dans les meilleures conditions aux grandes compétitions de référence (jeux Olympiques et Paralympiques, championnats du monde et d’Europe) pour atteindre les podiums, sans hypothéquer sa santé et son avenir professionnel

    • l’environnement juridique et à la réglementation du sport. Pour l’édiction des normes, le MSJSVA intervient dans le cadre des pouvoirs dévolus pour préparer et faire voter des lois et prendre les décrets d’application. Il veille également par des contrôles à ce que la règle de droit soit appliquée. Trois domaines principaux peuvent être identifiés, l’encadrement juridique général du sport qui s’adresse plutôt au sport amateur, qu’il soit de masse ou de haut niveau, la préservation de la santé et de la sécurité des athlètes, des spectateurs et des pratiquants de sport, la lutte contre le dopage, et, enfin la régulation du sport professionnel ;

    • la promotion du sport pour le plus grand nombre. Il s’agit d’accroître la pratique d’activités physiques et sportives, tout particulièrement au sein des clubs, en renforçant la dimension éducative et le rôle du sport en matière d’insertion et de cohésion sociale.

    Le MSJSVA impulse les efforts des fédérations sportives et ceux des ligues, clubs et comités au niveau local, en faveur de la structuration de l’offre sportive, de la diversification des pratiques et de l’élargissement des publics. Il porte une attention spécifique aux jeunes défavorisés, aux femmes et aux familles, ainsi qu’aux personnes handicapées ;
    • la protection des pratiquants et la lutte contre les dérives en matière de sport. Le MSJSVA élabore la politique de santé en matière sportive et organise la lutte contre le dopage afin de protéger la santé du sportif et de préserver son exemplarité. Il s’attache à mettre en œuvre des stratégies de prévention et à préserver, par la pratique sportive, le capital santé de chacun.

    • La mise aux normes de sécurité des équipements sportifs, propriété, pour la plupart, des collectivités territoriales, est contrôlée par les services du ministère. Ils soutiennent, au moyen d’aides financières, l’adaptation des équipements à l’évolution de la demande sociale, aux nouvelles formes de pratique. Avec ses partenaires, le ministère participe, par ailleurs, à la réalisation d’actions de prévention des accidents liés aux diverses formes de pratiques sportives (loisirs nautiques, activités sportives en montagne, sports urbains, port du casque à vélo,....). Il conçoit une réglementation visant à sécuriser la pratique sportive et développe des actions de contrôles des établissements d’activités physiques et sportives ainsi que des autorisations d’exercer des éducateurs sportifs ;

    • la mise en œuvre d’une politique sportive rationnelle et équilibrée de l’aménagement du territoire et du développement durable. Le recensement intégral des équipements sportifs, espaces et sites de pratiques (RES) permet aujourd’hui de disposer d’une connaissance fine des infrastructures sportives françaises. Le MSJSVA soutient les actions de sensibilisation et d’information concernant le développement durable ainsi que les pratiques qui intègrent cette dimension par un usage équilibré des sites, dans le domaine de la pleine nature notamment ;

    • le rayonnement international de la France comprend la promotion de l’accueil en France de grandes compétitions internationales et le soutien au développement de l’influence française dans les instances sportives internationales ainsi que dans des forums internationaux (Union européenne, Conseil de l’Europe, UNESCO, CONFEJES,...).

Le code du sport

La norme juridique régissant le sport était répartie entre plusieurs supports : le code de la santé publique (lutte contre le dopage et suivi médical du sportif), le code de l’éducation (enseignement des activités physiques et sportives (APS) contre rémunération et établissements d’activités physiques et sportives (EAPS) et la loi n° 84-610 du 16 juillet 1984 modifiée relative à l’organisation et à la promotion des APS ; notamment.

La rédaction du code du sport per­met d’uni­fier le sup­port de la norme spé­ci­fi­que au sport et d’offrir une « porte d’entrée » uni­que pour l’ensem­ble des autres nor­mes (le code du sport ren­voit aux autres codes).

Les relations entre l’Etat et les fédérations sportives

Depuis 1945, l’Etat a délé­gué aux fédé­ra­tions le pou­voir d’orga­ni­ser et de pro­mou­voir la pra­ti­que de leurs dis­ci­pli­nes, dans le cadre des orien­ta­tions défi­nies dans les conven­tions d’objec­tifs et avec le sou­tien des cadres tech­ni­ques mis à dis­po­si­tion par le minis­tère.


L’organisation de la pratique sportive en France repose essentiellement sur le secteur associatif. On dénombrait en 2005 15,8 millions de licences délivrées par les 110 fédérations sportives agréées par le ministère chargé des sports et près de 180 000 associations sportives accueillant l’essentiel du public détenteur d’une licence.

Cette organisation s’est lentement mise en place en perfectionnant progressivement ses structures. Qu’il s’agisse des clubs, des comités départementaux, des ligues régionales, des fédérations nationales, tous ces degrés de la vie sportive sont des associations constituées conformément à la loi du 1er juillet 1901. Elles sont animées par plus de 2 millions de bénévoles. Les dirigeants, responsables de la vie sportive, sont des élus chargés d’appliquer un programme conforme aux vœux librement exprimés d’une majorité.

Il en résulte une assez large auto­no­mie des fédé­ra­tions qui cons­ti­tuent le « mou­ve­ment spor­tif » et sont au cœur de l’orga­ni­sa­tion du sport en France. Elles gèrent et ani­ment l’ensem­ble des acti­vi­tés spor­ti­ves de leurs dis­ci­pli­nes, que ce soit le sport ama­teur ou le sport pro­fes­sion­nel, le sport de haut niveau ou le sport loi­sir.

Les arti­cles L.131-8 et L. 131-14 du code du sport dis­tin­guent les fédé­ra­tions qui béné­fi­cient de l’agré­ment de l’Etat de cel­les qui, en plus, ont reçu délé­ga­tion de ses pou­voirs.

« les fédé­ra­tions agréées » et « les fédé­ra­tions délé­ga­tai­res »

 

La définition des politiques sportives

Les objec­tifs prio­ri­tai­res du MSJSVA sont pour l’essen­tiel :

  • maintenir et améliorer le rang de la France dans le classement mondial des nations sportives par une participation significative aux compétitions de référence que sont les jeux Olympiques et Paralympiques, les championnats du monde et d’Europe ;

  • soutenir les politiques fédérales en faveur du développement des pratiques sportives compétitives ;

  • permettre aux fédérations multisports (pratique de différents sports), complémentaires des fédérations unisport (pratique d’une seule discipline ou de disciplines connexes), d’offrir une pratique sportive de qualité et diversifiée pour le plus grand nombre, sans obligation de recherche de performance.

Les fédérations sont chargées de structurer, développer et coordonner les filières du sport de haut niveau. Elles détectent, forment les jeunes talents et encadrent les équipes de France. Elles doivent optimiser les moyens dévolus au sport de haut niveau par la réalisation de stages de préparation et par l’aide aux collectifs des équipes de France qui participent aux compétitions.

Responsables du développement de leurs dis­ci­pli­nes, les fédé­ra­tions ont pour mis­sion de met­tre en place des actions favo­ri­sant la décou­verte et la pro­mo­tion des pra­ti­ques, une atten­tion par­ti­cu­lière étant atten­due dans le domaine de la fonc­tion sociale et éducative du sport. Elles contri­buent à l’amé­lio­ra­tion quan­ti­ta­tive et qua­li­ta­tive de l’offre de pra­ti­ques spor­ti­ves, notam­ment pour les per­son­nes han­di­ca­pées, les enfants d’âge sco­laire, les fem­mes, les per­son­nes âgées..., ainsi qu’au déve­lop­pe­ment du sport et du sport santé pour tous les types de publics.

Elles tra­vaillent à l’accueil d’évènements spor­tifs inter­na­tio­naux ayant un impact posi­tif pour le sport fran­çais et la dis­ci­pline concer­née.

Les conventions d’objectifs

La conven­tion d’objec­tifs, en règle géné­rale plu­rian­nuelle, est l’outil cen­tral du par­te­na­riat finan­cier entre l’Etat et les fédé­ra­tions spor­ti­ves. Elle concré­tise la volonté d’enga­ge­ment du minis­tère pour une par­ti­ci­pa­tion com­mune à la mis­sion de ser­vice public de déve­lop­pe­ment des acti­vi­tés phy­si­ques et spor­ti­ves.

 

L’aide de l’Etat se tra­duit par une inter­ven­tion finan­cière auprès des fédé­ra­tions spor­ti­ves : 85,5 mil­lions d’euros pré­vus en loi de finan­ces 2007, aux­quels s’ajou­te­ront 18,9 mil­lions d’euros attri­bués au titre du pro­gramme natio­nal de déve­lop­pe­ment du sport (PNDS).

 

Les cadres techniques

Les conseillers tech­ni­ques spor­tifs (CTS) sont au nom­bre de 1680 (2007).

Ils exercent auprès des fédé­ra­tions spor­ti­ves des mis­sions de direc­teur tech­ni­que natio­nal , d’entraî­neur natio­nal, de conseiller tech­ni­que natio­nal ou régio­nal. Leur inter­ven­tion est un sou­tien appré­cia­ble apporté par l’Etat aux fédé­ra­tions. Leur action garan­tit la cohé­rence et la qua­lité des poli­ti­ques fédé­ra­les et l’effi­ca­cité des inter­ven­tions finan­ciè­res de l’Etat (enca­dre­ment natio­nal du sport de haut niveau ou mise en œuvre à l’échelon local des orien­ta­tions minis­té­riel­les).

 

 


 

 

Voir l'article précédent sur la nouvelle organisation suite à la RGPP des services déconcentrés de l'Etat. (Réforme générale des politiques publiques). Les directions Jeunesse & Sports sont maintenant intégrées aux Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP)

 

Maj le 15/12/2010

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 16:00

 

Jeunesse & sports

Certains auteurs affirment que la jonction de la jeunesse et des sports est une alliance improbable, les fonctions n'étant pas les mêmes (spécificité de la jeunesse contre universalité du sport). Il est vrai que dans la majorité des anciennes directions départementales de la jeunesse & des sports, les personnels étaient marqués jeunesse ou sport. L'actuelle gouvernement aurait donc réglé ce problème en dissociant le sport rattaché à la santé, et instaurant une jeunesse plus liée à la vie associative ?

 

 Jeunesse


Changement de gouvernement :

 

Depuis le 14/11/2010 Luc CHATEL, Ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement en faveur de l'accès de chacun aux savoirs et du développement de l'enseignement préélémentaire, élémentaire et secondaire, et en faveur de la jeunesse et du développement de la vie associative.

 

Il est entouré d'une secrétaire d'état Jeannette BOUGRAB, Secrétaire d'état auprès du Ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative chargée de la jeunesse et de la vie associative

 

Le nouveau gouvernement en matière d'éducation, jeunesse et sports

 

Exit donc le ministre de la Jeunesse et des Solidarités actives qui avait repris les attributions qu’exerçait, par délégation du Premier ministre, le haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, haut commissaire à la Jeunesse. Exit le ministère autonome.

 

 


 

 

Marc-Philippe Daubresse

Ancien ministre de la Jeunesse et des Solidarités actives

 

Le ministre de la jeunesse et des solidarités actives prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement en faveur de la jeunesse et du développement de la vie associative.
Il élabore et met en œuvre, conjointement avec le ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique, des programmes de lutte contre la pauvreté. Il participe, en lien avec les ministres intéressés, à l'action du Gouvernement en matière de minima sociaux, d'insertion économique et sociale, d'innovation sociale et d'économie sociale. Il veille à la mise en œuvre du revenu de solidarité active et en assure le suivi.
Conjointement avec le ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique, il prépare les travaux du comité interministériel de lutte contre les exclusions et du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale et il organise les travaux du Conseil national de l'insertion par l'activité économique.

Les droits et dispositions pour les bénévoles

Le soutien au bénévolat est un des axes indissociables de toute politique de promotion de la vie associative. C’est la raison pour laquelle de nombreuses mesures encadrant l’engagement bénévole ont été lancées à l’occasion de la Conférence de la Vie associative qui s’est tenue le 23 janvier 2006. Afin de mieux faire connaître l’activité bénévole, le ministère a ainsi décidé de présenter l’ensemble de ces mesures au travers du "livret du bénévole", publié à l’occasion de la première semaine de la citoyenneté.

A la suite de l’arrêté du 15 décembre 2008 pris pour l’application du décret n°2008-1013 du 1er octobre 2008 relatif au certificat de formation à la gestion associative (CFGA) le ministère a élaboré deux documents modèles pour les organismes souhaitant mettre en œuvre cette formation. Le certificat de formation à la gestion associative a pour objet d’encourager l’engagement bénévole des personnes, souhaitant acquérir des connaissances nécessaires pour assumer des responsabilités de gestion administrative, financière et humaine dans une association. Le certificat constitue une simple reconnaissance d’un parcours de formation. Il ne s’agit pas d’un diplôme reconnu par l’Etat. La création de cette formation correspond aux vœux du Conseil national de la jeunesse qui a souhaité l’institution d’un certificat de formation à la gestion associative lors de sa réunion plénière du 14 juin 2005, notamment pour des jeunes, afin de favoriser leurs engagements bénévoles. Une session expérimentale de formation a été organisée par l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP). Fort du succès de cette expérimentation, son extension à l’ensemble des bénévoles a été prévue par le gouvernement."

Information des jeunes

L’information est une préoccupation majeure des jeunes qui l’expriment dans toutes les consultations nationales et européennes. Elle est indispensable à leur prise d’autonomie et à l’élaboration de leur parcours de vie.

http://www.jeunesse-vie-associative.gouv.fr/-Le-portail-jeunes-gouv-fr-.html

Le portail jeunes.gouv.fr 

Depuis juillet 2008, le portail interministériel dédié à l’information des jeunes a changé d’adresse.

Véritable service en ligne, www.jeunes.gouv.fr délivre un premier niveau d’information, avant d’orienter les internautes vers la source d’information la plus utile (page spécialisée d’un site ministériel, de l’ANPE, du CIDJ, de la CAF etc.).

 

Ce portail interministériel rassemble sous une même adresse, l’actualité du gouvernement, et toutes les informations concrètes sur les politiques publiques destinées aux jeunes.

 

Destiné à l’information des jeunes de 15 à 30 ans, ce portail a plusieurs ambitions :

  • répondre aux besoins de tous les jeunes : scolarisés, actifs, diplômés, handicapés, qualifiés, non qualifiés...

  • donner des informations au niveau national sur tous les dispositifs publics concernant les jeunes ;

  • apporter des réponses à toutes les problématiques des jeunes concernant les études, la formation, l’insertion professionnelle, le logement, l’engagement, la santé, les loisirs, les droits et devoirs et la mobilité.

 

Les espaces jeunes numériques / Les points cyb 

Dans le cadre du programme gouvernemental pour la société de l’information, le ministère chargé de la jeunesse a mis en place des espaces multimédias dans des structures d’accueil des jeunes, notamment celles du Réseau information jeunesse.

 

Les technologies de l’information et de la communication permettent d’accéder à des sources d’informations, des créations culturelles, des activités humaines sans cesse plus variées et nombreuses, favorisant l’épanouissement de la personne.

C’est moins vrai la fracture numérique tend à résorber avec une démocratisation de l’outil informatique et de l’accès internet.

 

600 structures labellisées,  ces espaces multimédias proposent :

  • Un accès " en libre service " au matériel informatique et à l’ensemble du réseau internet

  • Un accompagnement à la demande, pour être aidé dans ses recherches

  • Des ateliers d’initiation à la bureautique, à l’internet ou au multimédia

  • Des conseils personnalisés pour la conception et la réalisation de projets individuels ou collectifs grâce au multimédia.

 

Ils répondent à plusieurs critères de qualité :

  • L’encadrement est assuré par deux animateurs ayant les compétences multimédia requises.

  • L’équipement matériel comprend au moins cinq ordinateurs connectés à Internet et un sixième poste dédié à la production multimédia

  • La structure assure une ouverture minimum de 30 heures par semaine, incluant deux soirées, et une demi-journée à la fin de semaine.

http://www.jeunesse-vie-associative.gouv.fr/-Le-reseau-information-jeunesse-.html

 

Le réseau information jeunesse : CIDJ, CRIJ, BIJ, PIJ 

Ce réseau de proximité qui couvre l’ensemble du territoire français a pour objectif de fournir un maximum d’informations sur les domaines qui touchent les jeunes.

Le réseau information jeunesse

Tous les jeunes trouveront auprès des structures ayant le label « information jeunesse » des réponses à leurs demandes d’informations, aussi bien en matière d’orientation professionnelle que de vie quotidienne. Ils y trouveront en outre l’écoute et les conseils à même de les aider à préciser leurs besoins et leurs projets.

L’information jeunesse : plus de 1 500 structures (1 529 chiffres 2006)

 

Un réseau aux offres diversifiées pour tous :

  • Un accueil gratuit, personnalisé et sans rendez-vous,

  • Une documentation thématique en libre consultation,

  • Une information sur place, par courrier, par téléphone, par minitel ou courriel,

  • Des antennes mobiles itinérantes : les bus information jeunesse,

  • Des espaces spécialisés : santé, droit, Europe...

 

 http://www.jeunesse-vie-associative.gouv.fr/Charte-de-l-information-jeunesse.htmlCharte de l’information jeunesse

Composante fondamentale de la responsabilité, de l’engagement social et de la participation citoyenne, de l’épanouissement personnel, de la lutte contre l’exclusion, de la mobilité des jeunes notamment dans le cadre européen, l’accès à l’information doit être garanti comme un véritable droit pour tous les jeunes, sans aucune discrimination. Le préambule de la charte européenne de l’Information Jeunesse rappelle les fondements de ce droit.

 

Réforme de l'Etat et RGPP

La réforme générale des politiques publiques (RGPP) a profondément modifié l'organisation des services déconcentrés de l'Etat. Les services auparavant spécifiques à Jeunesse et Sports ont été intégrés dans des pôles " Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP)

 

DDCSPP : Une direction au service des populations

 

 

Comprend : les services issus de l’ex-direction départementale de la jeunesse et des sports ; ex-direction départementale des services vétérinaires ; ex-direction départementale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes ; du pôle social de la direction départementale des affaires sanitaires et sociales ; de la délégation départementale aux droits des femmes et à l’égalité des chances.

 

Elles sont regroupées en deux familles de mission, cohésion sociale et protection des populations

 
-   Le pôle « cohésion sociale »

  • Développement de la vie associative, du sport et des pratiques physiques et sportives
  • Inclusion sociale avec les publics identifiés et politiques sociales associées, veille sociale, hébergement et le logement
  • Politiques territoriales et éducatives avec la politique de la ville et politiques éducatives, actions éducatives en faveur de l’enfance et de la jeunesse

-   Le pôle « protection des populations »

  • Sécurité et loyauté des transactions commerciales : qualité et sécurité des produits et services. Protection économique du consommateur
  • Santé animale et environnement : santé et protection animales. Environnement et certification
  • Sécurité sanitaire des aliments : hygiène alimentaire et abattoirs

Cette direction doit renforcer le lien social et la cohérence des missions de prévention et de contrôle de l’Etat.
La création d’un pôle « cohésion sociale » permet d’appréhender de manière plus pertinente toutes les problématiques de cohésion sociale en regroupant différentes missions et compétences. De la politique de la ville à la vie associative en passant par le sport, la jeunesse, le logement social et le droit des femmes, il est le contact privilégié de tous les acteurs institutionnels et collectivités partenaires. L’une des particularités du Tarn a été de scinder la jeunesse et les sports pour une meilleure efficacité et lisibilité. La partie sport sera rattachée au pôle associatif et la jeunesse à la politique territoriale et éducative. Autre particularité, l’action sur le terrain des délégués du préfet sera placée sous l’égide de la DDCSPP.

 

Le pôle « protection des populations » assure une mission de contrôle, d’instruction et de délivrances d’autorisations afin de garantir la sécurité sanitaire et économique de la population. La protection du consommateur sera au centre de son action : protection de sa santé, de sa sécurité, de son environnement et de ses intérêts financiers.

 

Maj le 15/12/2010

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