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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 07:00

PEGT : projet éducatif global territorial.

 

Suite au stage que j'ai animé à Nancy (INSET) pour le CNFPT en mai 2012, les documents présentés sont en ligne.

Finalement peu de changement dans ces fiches.

Les cas présentés, et les grilles de lecture produites par les participants vont  également être disponibles.

Enfin, lors du bilan du stage, les participants ont pointé une faiblesse quant au diagnostic proposé. Aussi une fiche détaillée récapitulative est-elle en cours d'écriture pour présenter d'une part les thèmes, d'autre part une méthode de rédaction d'un Portrait de terrritoire pour la rédaction d'un projet "éducatif territotial".

 

Comme convenu je reste à votre écoute pour toute précision, par simple courriel.

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 07:00

Sur la thématique des projets éducatifs locaux, territoriaux, globaux, un stage organisé par le CNFPT aura lieu fin mai à Nancy. Je suis chargé de son animation.

Une autre session de cette formation est prévue au dernier trimestre 2012.

 

la préparation de ces stages s'achève, et un dossier complet, avec des outils et des documents est en cours de diffusion par ce site.

 

La page du sommaire des documents est déjà en ligne.

Des études de cas, et les documents du stage bientôt en ligne.

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 00:00

En naviguant sur le web, en cherchant des informations sur les cités jardin, j'ai trouvé un article intéressant sur un sujet en effet peu connu : l'architecture des maisons de vacances collectives :

Référence de cet article

TOULIER,Bernard. Les colonies de vacances en France, quelle architecture ?. Revue des patrimoines, 2008 :
http://www.insitu.culture.fr/article.xsp?numero=&id_article=toulier2-526


Je reproduis quelques extaits de ce long article, à lire !

Colo BiarritzAu début du XXe siècle, le séjour en colonie de vacances ont avant tout une vocation sanitaire. Ce "voyage" est reconnu pour son action d’hygiène préventive et ses vertus pédagogiques pour les enfants. Elle est la « première ligne de défense contre la tuberculose », « véritable croisade de paix et de rédemption », « œuvre patriotique et humanitaire … de salut public et d’intérêt général »,(..). Éloigné des miasmes de la ville industrielle, l’enfant découvre les bienfaits de l’air, de l’eau et du soleil, par un séjour de trois à quatre semaines sur le littoral, à la campagne ou à la montagne, encadré par les nouveaux espaces socialisés de la colonie.

L’objectif est « d’éloigner pour un temps les jeunes écoliers de l’air peu sain de nos agglomérations et de développer chez eux le goût de la nature par le spectacle changeant que celle-ci offre chaque jour à leurs yeux émerveillés ».

Si l’histoire intitutionnelle des colonies de vacances a fait l’objet de quelques synthèses magistrales, celle des bâtiments chargés d’accueillir les colons est loin de susciter un pareil engouement en France. Quelles sont les caractéristiques de ces « maisons » de communautés enfantines, hors la ville et proches de la nature qui abritent ces activités hygiéniques et pédagogiques ? Le caractère éphémère de ces activités éducatives, liées aux collectivités et aux associations à caractère pédagogique ou religieux, aux syndicats et aux entreprises, et le faible investissement de l'État ont-ils laissé émerger quelques architectures, incité les maîtres d’ouvrage, promoteurs et animateurs à réemployer des édifices, plutôt qu’à construire des bâtiments plus adaptés à ce nouveau programme de loisirs, sanitaire puis éducatif ? Quel est l'impact des théories pédagogiques sur les normes et règlements de construction ou la mise en conformité pour les autorisations d'ouverture délivrées par l'administration ? L'étude des sources et des bâtiments nous renseigne-t-elle sur les pratiques et les modes de vie de ces espaces de villégiature temporaire à l'usage des enfants ?

Il n’existe pas d’inventaire qualitatif de ces bâtiments. La colonie de vacances est née avec le mouvement de la villégiature moderne postindustrielle : elle apporte, loin de la ville, un dépaysement et un nouveau contact régénérateur avec la nature. La colonie de vacances n’est pas directement un programme d’architecture mais d’abord un mouvement migratoire et temporaire de « placement » des enfants hors des villes. La colonie est à la croisée de programmes à vocation hygiénique, pédagogique et sportive. Les constructions nouvelles n'ont jamais dépassé 10% du corpus des bâtiments employés à l'usage de colonie, mais constituent un vivier d'architectures remarquables et innovantes, dont quelques unités sont déjà protégées au titre des monuments historiques.

 

La diversification des offres de loisirs et la multiplication des temps de loisirs, le retour des vacances familiales et la baisse des aides financières pour ces vacances collectives, entraînent une accélération de la disparition des colonies. Depuis les années 1970, plus de 30% des colonies de vacances ont disparu. Aujourd'hui, l'évolution des formules de vacances est telle que le centre de vacances ne fait plus référence à un équipement ni à un bâtiment, mais plutôt à une prestation offerte à une famille par une institution sous le contrôle de l'État.

 

Il est urgent de porter un nouveau regard sur le patrimoine des centres de vacances, qui ont échappé jusqu’à ce jour au mouvement d’élargissement de la notion de patrimoine. Le patrimoine immobilier des colonies de vacances est étroitement lié au patrimoine éducatif, lieu d’expérimentation privilégié des méthodes pédagogiques. Le patrimoine des centres de vacances participe à la lutte contre l'exclusion et à l'offre diversifiée de loisirs et de vacances pour les jeunes. Le centre de vacances reste un facteur de développement économique, intégré à l'aménagement du territoire, notamment dans le secteur rural et les régions de montagne.


Voir l'article complet : http://www.insitu.culture.fr/article.xsp?numero=&id_article=toulier2-526
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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 07:00

Vous trouverez à télécharger (ou à consulter en ligne) les notes prises le 26 janvier lors d'une conférnce organisée par l'Inspection Académique du Territoire-de-Belfort (IA90 : leur site).

Alain BOUVIER, ancien membre du HCE, ancien recteur a d'une part présenté le Haut conseil à l'Education (HCE), donné sa vision sur la mise en place du socle commun, et donné quelques points de repères sur la démarche de projet.

L'intitulé de la conférence est "Ecoe du socle commun et démarche de projets".

 

A la fin du socument, j'ai ajouté les ressources pour trouver (également) des informations sur le socle commun.

Elles sont reprises ci-dessous :



Un entretien avec Alain BOUVIER : http://www.vousnousils.fr/2010/09/10/alain-bouvier-mathematicien-tisseur-de-liens-332189 - « Un mathématicien tisseur de liens ».

Socle commun de connaissances et de compétences
D. n° 2006-830 du 11-7-2006 - JO du 12-7-2006
http://www.education.gouv.fr/bo/2006/29/MENE0601554D.htm
Le socle commun de connaissances et de compétences (Décret du 11 juillet 2006) : Tout ce qu'il est indispensable de maîtriser à la fin de la scolarité obligatoire
http://media.eduscol.education.fr/file/socle_commun/00/0/socle-commun-decret_162000.pdf

Philippe Meirieu donne sa définition du socle commun :
http://www.lamaisondesenseignants.com/index.php?action=afficher&rub=5&id=1417

Extraits des rapports du HCE sur l’évaluation :
  • Le HCE critique les évaluations du système éducatif

http://www.vousnousils.fr/2011/09/16/le-hce-critique-les-evaluations-du-systeme-educatif-513041

  • Le HCE prône de nouvelles évaluations pour piloter le système éducatif

http://www.vousnousils.fr/2011/09/15/le-hce-prone-de-nouvelles-evaluations-pour-piloter-le-systeme-educatif-513003


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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 12:30

Le "code" de la laïcité est en vente en librairie (la documentation française).

Intitulé « Laïcité et liberté religieuse », cet ouvrage, édité par les Journaux officiels, se compose à la fois d’un recueil de textes officiels et de jurisprudence dans ce domaine.

 

Un recueil, pas un code :

Ce n'est pas réellement un code, simple réécriture sans aucun lien avec l'actualité ; qui serait simplement une codification purement formelle, à droit constant (un environnement législatif et réglementaire non modifié). En effet  la poursuite des travaux de codification, c'est à dire de regroupement dans un même ouvrage, reclassés avec une nouvelle numérotation, de textes préexistants auparavant épars est en cours. Cette réunion dans un code exclut toute modification de fond, toute création de règle nouvelle, juste une adaptation nécessaire. Ce code est publié par arrêté.

C'est en fait un recueil, ce qui n'enlève rien à son intérêt.

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/catalogue/9782110767073/index.shtml

 

La vocation de cet ouvrage est de regrouper les principaux textes de notre droit qui s'appliquent en matière religieuse : Constitution, conventions internationales, lois et règlements, ainsi que des circulaires et des extraits de la jurisprudence.
Ce petit livre s'adresse à tous les citoyens, afin qu'ils puissent facilement se référer aux principes et aux normes
juridiques qui garantissent leurs libertés et la neutralité religieuse de l'État.

A noter que les particularités de l'Alsace - Moselle sont traitées clairement. En effet la loi de 1905 sur la séparation de l'église et de l'Etat n'a pas été promulguée en Alsace - Lorraine alors occupée (je manque peut-être d'objectivité).


L'ouvrage est organisé autour de quatre titres thématiques :

Titre I - Principes de laïcité et de liberté de conscience
Titre II - Laïcité dans les services publics
Titre III - Organisation des cultes
Titre IV - Exercice de la liberté religieuse

 

Dans chaque grand titre, on trouvera tous les textes rassemblés et classés selon le principe de hiérarchie des normes. Les décisions de jurisprudence citées ont été choisies pour éclairer le contexte d'ensemble au-delà du seul cas d'espèce évoqué. Enfin, pour aider le lecteur à manier aisément cet ouvrage, il est proposé, en fin de recueil, des tables et un index alphabétique.

               Sur ce thème, voir aussi :

                   La laïcité et l'école

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/laicite/laicite-ecole.shtml

 

Quels sont les fondements de l’école laïque? Comment pratiquer la laïcité à l’école? Dominique Borne et Jean-Paul Delahaye, Inspecteurs généraux de l’éducation nationale, s’interrogent ainsi et apportent des réponses dans l’article «La laïcité dans l’enseignement : problématique et enjeux», Regards sur l’actualité, n° 298, février 2004.

«L’école a toujours été au cœur des débats de société concernant la laïcité. Cela provoque régulièrement en son sein beaucoup d’interrogations et d’inquiétudes ». Périodiquement, en effet, la «question laïque» revient en milieu scolaire et mobilise la Nation tout entière (loi Debré de 1959, projet Savary de 1984, les affaires de voile islamique à partir de 1989, le projet de révision de la loi Falloux en 1994...).

C’est que, «depuis plus d’un siècle, la République et l’école se sont construites l’une avec l’autre» et que «l’école de la République, ciment de la Nation, est la source de l’identité française». Valeur fondamentale de notre République, la laïcité est en grande partie entrée dans l’État par son école. Comment s’étonner, dans ces conditions, que l’école soit si fortement impliquée chaque fois que le principe de laïcité est réinterrogé dans l’ensemble de notre société ?

Source : La Documentation française, Regards sur l’actualité, «Etat laïcité, religions», n°298, février 2004.

                   Code de la laïcité – Ligue de l'enseignement

Lors de leur audition par la Commission sur l'application du principe de laïcité dans la République, dite Commission Stasi, en 2004, les représentants de la Ligue de l'enseignement s'étaient prononcés en faveur d'un « Code de la Laïcité ».

Jean-Michel Ducomte, maître de conférences en droit public à l'Institut d'Etudes Politiques de Toulouse, président de la Ligue de l'enseignement, auteur de nombreux ouvrages sur la laïcité, avait rédigé cet ouvrage, dont il possède la propriété intellectuelle :

http://www.laicite-laligue.org/index.php?option=com_content&task=view&id=1175&Itemid=269

                   Avis du Haut Conseil à l'intégration (HCI), un rapport intitulé « Expression religieuse et laïcité dans l'entreprise :

http://www.hci.gouv.fr/IMG/pdf/HCI-Avis-laicite-entreprise-pdf.pdf

« Affirmant que la liberté de conscience, incluant bien entendu la liberté religieuse, ne doit pas être confondue avec la liberté d'expression religieuse qui, elle, ne saurait être absolue, le HCI insiste pour donner pleinement au principe de laïcité la valeur constitutionnelle qui est la sienne. La laïcité, socle essentiel de notre République, doit être considérée comme ayant valeur générale. Elle n'est pas une opinion parmi d'autres ».

Face à des revendications croissantes qui révèlent la difficulté de conciliation entre certaines demandes d'expression religieuse et le cadre de l'entreprise, le HCI avait déjà (formulé..)  la recommandation suivante : "Insérer dans le code du travail un article pour que les entreprises puissent intégrer dans leur règlement intérieur des dispositions relatives aux tenues vestimentaires, au port de signes religieux et aux pratiques religieuses dans l'entreprise (prières, restauration collective…) au nom d'impératifs tenant à la sécurité, au contact avec la clientèle ou la paix sociale interne".

Le droit du travail permet déjà à l'employeur de répondre par la négative à certaines demandes individuelles ou collectives fondées sur une appartenance religieuse. Le souci de préserver la paix sociale, de continuer à garantir, pour tous, la liberté de conscience, l'égalité de traitement et la non discrimination dans l'entreprise, doit nous conduire à privilégier les principes de respect mutuel et de discrétion, de neutralité et d'impartialité. »

 


Commentaires :

Un recueil de textes, fut-il à jour et commenté, ne donne pas toujours le mode d'emploi. La question de la laïcité est probablement une des questions fondatrices de l'école publique française.

 

La laïcité est le principe d’une civilité commune, la condition du vivre-ensemble.

Distinction entre l’individu privé, avec son identité et l’identité collective dont il peut se réclamer, avec éventuellement les intérêts qui s’y attachent, et le citoyen, porteur du seul intérêt général.

Liberté de conscience et liberté d’expression. Dans une société laïque, le blasphème n’est pas un délit, mais affaire d’appréciation et de responsabilité. Les intimidations et les menaces ne peuvent  être tolérées, et moins encore l’autocensure qui en découle.

S’interdire l’assignation. Une personne venant de tel horizon géographique, linguistique, culturel ou religieux  doit pouvoir choisir ou changer. Son vécu et son projet caractérisent son identité autant que son héritage : on doit donc s’interdire de l’assigner à ce qu’on croit être ses origines.

Revendiquer un débat argumenté, rationnel, raisonné et raisonnable pour rechercher la vérité. Il s’agit de faire la part des émotions, des sentiments, de rechercher toujours la différence entre opinions, connaissances, savoirs scientifiques. De la même façon, interroger les convictions philosophiques, politiques ou religieuses pour savoir quel type de connaissance les fonde, paraît indispensable.

Permettre de garantir une créativité et une productivité sociale sans cesse renouvelées. La laïcité doit permettre de faire face à des demandes sociales originales, imprévues et dérangeantes comme la demande de reconnaissance et l’importance croissante de l’autonomie individuelle et du principe de responsabilité sans commettre de déni de réalité en renvoyant ces demandes nouvelles à d’anciennes représentations pour lesquelles de vieilles réponses sont toutes prêtes.

Assurer la paix civile et contribuer à la justice sociale. Si la laïcité ne peut se résumer à la tolérance, elle ne peut s’en dispenser. Vivre en bonne intelligence suppose de s’accommoder autant que possible avec des comportements qui peuvent être irritants sans perdre de vue l’intérêt général, qui doit rester le guide et le moteur d’une société démocratique. La laïcité réclame donc la justice sociale, l’égale dignité et la lutte contre toutes les discriminations pour que soient, à la fois et dans le même temps, garanties l’expression de la pluralité des convictions et l’émancipation individuelle dans la paix civile. L’égalité de droits exige que soient aussi diminuées les inégalités de conditions.

La visée universelle de la laïcité. La conception française de la laïcité n’est qu’une des nombreuses voies, sans doute plus systématique et moins pragmatique, pour définir un nouveau contrat social dans une société individualiste en recherche de solidarité.

Face à une Union Européenne et à un monde qui ne sont pas des menaces mais des éléments à prendre en compte, tous les pays gèrent une sorte de sécularisation en utilisant des voies qui leur sont propres. Si, pour la France, l’exigence d’une laïcité rigoureuse demeure une chance, elle n’est pas l’unique solution qui s’imposerait ailleurs comme ici.

Source : La laïcité à l'usage des éducateurs : http://www.laicite-educateurs.org 

Codification : continuité ou rupture ?

La création de la Commission supérieure de codification (par un décret de septembre 1989) permet de s’intéresser au processus de codification du droit entrepris sous son égide : dix ans après la jurisprudence du Conseil Constitutionnel sur le sujet, la technique de la codification fait preuve d’une grande vigueur. Visant à améliorer la connaissance et la compréhension du droit par les citoyens, elle s’inscrit aujourd'hui dans le mouvement plus large de réforme de l’État et d’amélioration des relations entre l’administration et les administrés.

 

La codification est une technique qui consiste à regrouper l’ensemble des textes juridiques relatifs à une matière spéciale en un ensemble cohérent, structuré : le code.

On distingue classiquement deux types de codification en fonction des objectifs poursuivis : celle qui réforme c'est-à-dire qui crée un droit nouveau (codification napoléonienne), et celle qui restructure, sans modification, un droit déjà existant (codification dite « à droit constant »).

Dans le contexte actuel de prolifération des normes, la codification est utilisée comme un moyen de renforcer la sécurité juridique des citoyens et l’État de droit. En effet, en tant que technique de présentation ordonnée des normes juridiques, elle permet d’améliorer la lisibilité et l’accessibilité de ces règles.
Pour ce faire, la codification se fait aujourd'hui « à droit constant » et en recourant à la procédure accélérée des ordonnances de l’article 38 de la Constitution.

 

Et pour conclure, si ce code de la laïcité a été présenté un instant par quelques journalistes comme un rapport rédigé par M. Claude GUEANT, c'est un abus ; bien que ministre des cultes, le ministre de l'intérieur n'est pour rien dans ce recueil de textes.

 

 


 

Jurisprudence

Le texte est mis en ligne http://www.david-documents.fr/ aujourd'hui, car un récent arrêt renforce cette notion de laïcité :

TA---laicite-Montreuil.jpgLa question de la neutralité des accompagnateurs des sorties scolaires a vite été évoquée. Pour simplifier, un parent portant des signes religieux (un maman avec un voile) peut-il participer à une sortie en faisant partie de l'encadrement.

Evidemment on a vite opposé liberté de la personne et règles applicables aux fonctionnaires.

Pour moi, l'explication était simple, collaborateurs occasionnels du service public, les parents d'élèves accompagnant la classe sont soumis aux règles de l'école publique.

Mais le règlement intérieur d'une école a été defferré au TA (Montreuil), qui réaffirme ce grand principe de laïcité.

Ainsi est conforme le règlement intérieur "les parents volontaires pour accompagner les sorties scolaires doivent respecter dans leur tenue et leurs propos la neutralité de l'école laïque". Cet arrêt, susceptible de recours, est une des premières décisions sur cette question de la laïcité.

Pour la lire : Arrêt 101205 du tribunal administratif de Montreuil

 

Cet arrêt est pourtant très sévèrement honnis par une association :

www.islamophobie.net

"Nous ne pouvons que regretter amèrement le déplorable jugement du Tribunal administratif de Montreuil qui avalise les pratiques discriminatoires exercées à l’école élémentaire Paul Lafargue de Montreuil, avec la complicité du Rectorat de Créteil et de l’inénarrable ministre de l’Education nationale, Luc Chatel."

 

Contexte

Rappelons qu'il avait été demandé à certains parents de ne pas porter par exemple le voile pour aller chercher leurs enfants à la maternelle publique ; ce fut jugé excessif.

 

On pourra également rappeler le revirement de la HALDE puis le jugement sur l'encadrante de la crèche Baby Loup, qui a Chanteloup les vignes (78) a été licenciée car elle refusait d'ôter son voile dans cette crèche privée.

 

Le parquet général de la cour d'appel de Versailles estime que le licenciement par une crèche privée d'une salariée voilée était licite, réclamant la confirmation d'un jugement en première instance dans cette affaire datant de 2008.

Evoquant le "respect du principe de laïcité" mais aussi "la vulnérabilité des enfants", l'avocat général, Jacques Cholet, a demandé à la cour de confirmer le jugement du conseil des prud'hommes de Mantes-la-Jolie (Yvelines), qui avait débouté en décembre 2010 l'ancienne employée de toutes ses demandes. "Ce jugement est correctement motivé et est adapté à la situation qui est la nôtre", a dit M. Cholet.

Extrait du journal Le Monde (Edition abonnés)

L'article de Marianne (et ses nombreux commentaires)

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Published by david-documents - dans Enseignement - scolarité
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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 12:45

Je reproduis intégralement la partie de la présentation (voir le blog ) qui aborde la question des valeurs des promoteurs du "café des pratiques" à Besançon.

 

les fondements et les valeurs


Dans une société stressée et sectorisée, dans laquelle le citoyen est plus souvent considéré comme consommateur que comme un acteur, le café des pratiques fait figure de radeau. On s'y installe un moment comme usager-associé, pour faire le choix de la simplicité, développer ses facultés, s'épanouir.  

Face à nos sociétés malades qui génèrent un triple comportement guerrier à l'égard de la nature, d'autrui et de nous-mêmes, le café des pratiques souhaite développer l'enjeu du « bien vivre ». 

LE CAFE 


Les cafés et restaurants sont des lieux de détente, d’échanges favorisant le lien social et la mixité, mais demeurent trop souvent mal adaptés à l’accueil des parents et de leurs enfants. Le café des pratiques se propose d’être attentif au bien être des plus jeunes en mettant en place des dispositifs spécifiques pour l’accueil des familles. Les enfants ont alors leur place et peuvent tout comme les adultes profiter de ce lieu de convivialité et d’hospitalité. 

De plus le café des pratiques, soucieux de l’environnement et de la santé de tous, propose autant que possible, des produits locaux et principalement issus de l'agriculture biologique. 
  

                            DES PRATIQUES  

  
Des pratiques, car c'est la manière d'exercer une activité qui compte et non le résultat. C'est le processus qui importe: le lieu n'est pas simplement un lieu d'animation, mais un creuset d'expérimentations. 

Il existe bien des lieux qui exposent des objets finis (musées, galeries, …), des lieux qui s'attachent à l'importance des connaissances et à leur évaluation (écoles, ..), et des lieux d'apprentissage amateur privilégiant le résultat ou l'aventure d'un groupe (associations, clubs,  …) mais il est devenu très rare de pouvoir assister simplement à l'exhibition d'un travail en train de se faire.  

La table des pratiques propose d'inviter quotidiennement un artiste, un artisan ou une personne détenant un savoir-faire ; les usagers peuvent alors regarder, questionner, assouvir leur curiosité, s'étonner, et s'essayer, le tout, sans rendez-vous. 

Quand l'œil rencontre la main, l'œuvre ou l'ouvrage devient l'objet d'une aventure artistique ou intellectuelle. 

Le café des pratiques valorise l'ouvrage, le « fait main », le « fait maison », et souhaite réconcilier les arts mécaniques et les arts libéraux, objets d'un conflit historique situant les premier du coté de l'exécution, d’une activité mineure, et les seconds du côté de l’intellect, d'une activité valorisée par la société. Le café de pratiques respecte les savoirs faire et leur assigne une intelligence particulière à préserver. 

Les pratiques suscitent ainsi la réflexion, transportent dans une temporalité suspendue, offrent des possibilités de perfectionner son savoir, et peuvent être transmises. Elles attachent l'homme à des gestes primordiaux et peuvent être ainsi source de joie. "Pour ce qui est de l'ornementation il me semble que la seule question à poser soit la suivante: a t-elle été exécutée avec plaisir? Le sculpteur était-il heureux en la réalisant?" RUSKIN -  les sept lampes d'architecture, 1850 

                                                 L'INVENTION 


On constate aujourd’hui un processus généralisé de codification de la nature, des animaux et à terme peut-être des humains. Le vivant est analysé et répertorié et devient une chose, un produit, trop souvent source de profit. 

L'invention est une manière de se sentir vivant, de mener un petit combat sans lequel la vie peut devenir insupportable. Peu importe l'issue, ce qui est essentiel est de rester en mouvement. Dans l’invention, il y a le jeu, la gaieté, la lutte contre la morosité et la fatigue psychique. Dessiner son territoire intime est une façon de contrer le formatage productif de la médiatisation et de la marchandisation. 

Face à la normalisation du vivant et à la publicité qui ne cesse de bombarder ses hommes-consommateurs de messages qui déforment notre sensibilité et asservissent nos désirs, l'invention c’est autant de tentatives, d'expériences et de forces de vie et de mouvements qui construisent un monde du bien vivre.  

 

                                                                                D'UNE CULTURE 

  
Le café des pratiques est un espace où chacun peut « exercer ses puissances », selon le concept de Gilles DELEUZE, c'est à dire où chacun peut augmenter ses facultés, développer son désir ou tout simplement devenir un peu plus sage. Il est ainsi non pas un lieu de diffusion, mais plutôt d'infusion culturelle, un lieu ou l'on ne va pas seulement échanger des idées, des sensations, mais aussi se les approprier. 
  
Les deux dispositifs principaux mis en place : la table des pratiques quotidienne et la programmation d'activités périodiques, souhaitent expérimenter une alternative face à la culture de la performance issue des dogmes de la communication et de la productivité.  

Il s'agit, dans un souci constant d'exigence et de qualité, de proposer des pratiques qualifiantes en privilégiant le développement de compagnonnages plutôt que la mise en  concurrence, afin que les pratiques «dites amateurs» ne soient pas seulement des enjeux de convivialité et de sociabilité mais qu'elles participent d’une véritable aventure artistique intellectuelle.  

En cela, le café des pratiques est un projet de culture populaire, c'est à dire qu'il « rend le peuple à la culture ... et la culture au peuple. » 

Il s'éloigne alors de la culture marchande sectorisée, pour laquelle le peuple a disparu au profit des clients.  Aujourd'hui, même les grands musées se dotent d'une direction des publics. 

La culture, telle qu'elle est envisagée au café des pratiques, se définit au travers de sa dimension anthropologique ; c'est à dire qu'elle a d’abord une fonction d’émancipation et d’interrogation critique sur la représentation du monde. Cette culture, pratiquée au quotidien par tous, crée en nous des perspectives, elle donne de l’ampleur et de la profondeur à notre vie, à travers les sciences, la philosophie et les arts. 

Au café des pratiques, la culture ne se limite pas à la sphère des idées, elle conduit à un art de l'échange et à un art de vivre; le droit aux savoirs étant indissociable du droit au bien être. Aussi une attention toute particulière sera portée envers les enfants, pour que leur droit soit respecté et leur place facilitée. 

De même, des aventures exploratrices nous amèneront à découvrir les cultures d'autres régions et d'autres pays autour d'ateliers spécifiques (langues, contes, …) ou au travers du partage de pratiques traditionnelles (cuisine, … ) 
                                                                                                                                        

                                                                                                                                                                                                                         COMMUNE 


Commune aux membres de la famille.  
Les familles peuvent participer ensemble aux activités, ou se rendre ensemble au café des pratiques afin que chacun exerce son envie. Habituellement, l’accueil des enfants se fait au travers de structures bien identifiées par la société ; ces structures correspondent à des modes de garde ou des lieux d’apprentissage (crèche, halte- garderie, école, école de musique, sport, centre aéré…). Ces lieux offrent une prise en charge de qualité par des professionnel de l’enfance, mais sauf exception, ne permettent pas aux parents de voir évoluer leur enfant et ne  favorisent pas l’échange entre parents. 

L’enfant y est accueilli seul et dans un groupe d’âge bien défini. Ce sont des lieux où l’accueil est organisé à heure fixe et où une inscription est obligatoire.  

A tout moment, le café des pratiques propose, lui, des dispositifs pouvant convenir à des enfants seuls ou à des enfants accompagnés de leurs parents. 

L'accueil parents-enfants s'est développé à Besançon au travers notamment des Maisons vertes, qui sont plutôt un lieu de socialisation pour les petits, d'échange pour les parents et de ressource en cas de problème. Un certains nombres de projets rassemblant les enfants et leur parents sont  proposés par les centres sociaux ou maisons de quartier : vacances en famille du centre social de l'ASEP, 1,2,3...soleil à la MJC de Clair-Soleils pour les enfants de 6 mois à 4 ans, et le café-récré aux  Bains Douches, les mercredi après-midi. Ces tentatives semblent rencontrer un certain succès, mais restent malheureusement ponctuelles et souvent limitées par la tranche d'âge ou le principe de réservation. 

Le café des pratiques, dans la limite du respect des conditions de sécurité, accueille à tout moment enfants et adultes, et propose du matériel pouvant convenir à chacun, stocké dans sa réserve. 

Commune à un groupe mixte de citoyens.
L'hétérogénéité des usagers permet par les échanges et le dialogue de se défaire des habitudes corporatistes, et de s'enrichir les uns des autres. 

Le café devient alors une intimité territoriale ouverte à l’étrangeté et au divers. Solidement ancré dans le quartier des Chaprais, il participe à son animation socio- culturelle en complémentarité avec les actions existantes, et en réunissant les habitants de tous âges et de toutes cultures autour d'un projet commun. 


Comme projet pour transformer la société 

EDGARD MORIN - le Monde daté du 10, 11 janvier 2010 
« Pour éviter la désintégration du « système terre », il faut d'urgence changer nos modes de pensée et de vie.  Tout est à transformer pour trouver de nouvelles raisons d'espérer.....Nous en sommes au stade des commencements, modestes, invisibles, marginaux, dispersés. Car il existe déjà, sur tous les continents, un bouillonnement créatif, une multitude d'initiatives locales, dans le sens de la régénération économique, ou sociale, ou politique, ou cognitive, ou éducationnelle, ou éthique de la réforme de la vie. »  
Commentaire : une action militante donc !


Extrait du blog du "café des pratiques" - Besançon - 25000
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Published by Patrice
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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 10:00

PE-Angers.jpg

Diverses villes publient sur Internet leurs projets éducatifs.

La présentation préparée pour la journée du 14/04 proposait quelques projets ouvrant largement l'horizon des intentions éducatives. Vous trouverez ci-joint un document les présentant.

 

Bonne lecture.

 

(En principe les diapositiives étant traduites en format .pdf, tout le monde peut les lire... !!)

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 07:00

 

Lors de la journée du 14 avril, à Seynod, un participant m'a remis le projet pédagogique de l'accueil de loisirs multi-site de Faverges (74210).

Avec toutes les réserves qui s'imposent -- ce projet est présenté à titre d'illustration, pas de modèle - ce document est publié dans un esprit de travail coopératif, mais ne doit bien évidemment pas être recopié et plaqué sur une autre structure -- vous pouvez consulter ce document qui a été numérisé.

 

Il présente tout d'abord la carte d'identité de cet accueil (Quoi ? Qui ? Où ? Pour qui ? Quand ?) et présente les intentions éducatives de l'organisateur.

Dans le schéma utilisé le 14/04 (journée CNFPT du réseau des animateurs de Rhône Alpes - Grenoble) nous parlons de projet éducatif.

 

Ces intentions éductives sont posées sous forme d'objectifs :

  • Offrir un accueil de qualité permettant aux parents de concilier au mieux leur vie familiale et professionnelle.
  • Permettre aux enfants de bénéficier d'activités dans le respect des rythmes et besoins de chacun.

Nous retrouvons bien le double objectif de très nombreux services  extra-scolaires et périscolaires : une fnction service aux familles, le mode de garde, et la volonté éducative, ici ont mentionne des activités sans grande précision, mais respectant le rythme de chacun.

 

Ensuite ce document brosse le tableau des moyens, et détermine les modalités de fonctionnement, énumère un accueil type selon les horaires.

 

Un tableau récapitulatif des objectifs généraux - opérationnels et des critères d'évaluation clôt ce document.

 

Votre avis sous forme de commentaire ?

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Published by P. DAVID
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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 18:00

Lors de la journée du 14 avril, divers documents préparatoires ont été évoqués.

Une chemise avait circulé avec les documents disponibles.

 

 

Je vous recomande tout spécialement de lire les tableaux récapitulatifs du document " 6 - Mouvements Education Populaire.pdf" pages 13 à 17. Vous disposerez ainsi d'une part d'éléments historiques de grandes associations d'éducation populaire, mais de libellés d'objectifs éducatifs permettant de préciser les valuers et les orientations de votre structure.
 

Nom du fichier

  

Contenu

  

1 – Projet educatif.pdf

 

Définition, contenus, élaboration du projet éducatif d’une structure.

 

2 – Projet pedagogique.pdf

 

Rappel de la réglementation – rédaction, concertation, diffusion.

Description de chaque animation

 

3 – Elaboration d un projet.pdf

 

L’élaboration d’un projet d’accueil de loisirs.

Les actions à entreprendre, la conduite du projet.

Les objectifs.

 

4 – Canevas pour un PE.pdf

 

Canevas pour un projet éducatif :

 –  les enjeux – les objectifs – quelques repères.

 

5 – Peda Freinet.pdf

 

Freinet : les invariants pédagogiques – texte de 1964

Les 30 invariants de la méthode (scolaire) Freinet.

 

6 - Mouvements Education Populaire.pdf

 

Un rappel des grands mouvements se réclamant de l’éducation populaire – suivi d’un tableau de synthèse.

 

7 – vie du projet.pdf

 

La vie d’un projet.

Schéma en boucle de la vie d’un projet.

 

Glossaire.doc

 

 

 

Grille Elaboration PE – PP

 

Esquisse de grille personnelle pour la rédaction – discussion sur le projet éducatif, l’écriture du projet pédagogique.

 

Histoire et evolution des mvt Educ Pop.pdf

 

Transcription d’un article sur l’histoire et l’évolution des mouvements d’éducation populaire, de Condorcet à Attac

 

Le scoutisme.pdf

 

Yabelau synthétique du projet éducatif des éclaireurs neutres de France

 

 

Pour récupérer les document, il suffit de cliquer sur le titre.

Bonne lecture !

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Published by P. DAVID
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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 13:38

Ch-accueil.jpgLa journée du 14 avril 2011 s'est déroulée dans les locaux de l'Agglomération, Immeuble GALILEO à Chavanod. La journée a permis de travailler le matin sur différents projets éducatifs.

Ch - panneauxChaque participant a, au sein d'un petit groupe de 4 à 6 personnes, développé ses arguments pour arriver à la production d'un panneau.

Puis après une démonstration rapide des possibilités et de la facilité de création d'un blog, l'après-midi a été consacrée  à un travail de réflexion sur les projets pédagogiques.

Cette journée devait permettre à la fois échanges d'expérience, discussions en petits groupes et débat en grand groupe.

 


 

Thématiques d'un projet pédagogique

Eléments de contexte, caractéristiques socioculturelles.

Conformité aux contraintes réglementaires (Effectif de l’encadrement – qualifications).

Prise en compte des troubles de la santé et du handicap.

Organisation de la vie quotidienne, horaires, repas. Adhésion des enfants ou des jeunes, règles de vie. Matériel.

Fonctionnement de l’équipe d’encadrement, circulation de l’information.

Gestion de l’information (quantitative – qualitative) dans l’équipe, vers l’organisateur.

Ch - trav gpe D


Ch - trav gpe G

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La fin de la journée a permis une présentation des travaux, et un débat sur les projets présentés :

- Un accueil de petits (maternels) de 2 à 4 ans.

- Un projet d'adolescents

- Plusieurs centres de loisirs pour les 3 - 12 ans

- Un accueil de loisirs pour les 3 / 12 ans

- un accueil périscolaire, avec restauration pour les écoliers de l'élémentaire.

 

Toutes ces productions seront bientôt en ligne sur ce blog.

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Published by Patrice DAVID
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