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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 00:00

En naviguant sur le web, en cherchant des informations sur les cités jardin, j'ai trouvé un article intéressant sur un sujet en effet peu connu : l'architecture des maisons de vacances collectives :

Référence de cet article

TOULIER,Bernard. Les colonies de vacances en France, quelle architecture ?. Revue des patrimoines, 2008 :
http://www.insitu.culture.fr/article.xsp?numero=&id_article=toulier2-526


Je reproduis quelques extaits de ce long article, à lire !

Colo BiarritzAu début du XXe siècle, le séjour en colonie de vacances ont avant tout une vocation sanitaire. Ce "voyage" est reconnu pour son action d’hygiène préventive et ses vertus pédagogiques pour les enfants. Elle est la « première ligne de défense contre la tuberculose », « véritable croisade de paix et de rédemption », « œuvre patriotique et humanitaire … de salut public et d’intérêt général »,(..). Éloigné des miasmes de la ville industrielle, l’enfant découvre les bienfaits de l’air, de l’eau et du soleil, par un séjour de trois à quatre semaines sur le littoral, à la campagne ou à la montagne, encadré par les nouveaux espaces socialisés de la colonie.

L’objectif est « d’éloigner pour un temps les jeunes écoliers de l’air peu sain de nos agglomérations et de développer chez eux le goût de la nature par le spectacle changeant que celle-ci offre chaque jour à leurs yeux émerveillés ».

Si l’histoire intitutionnelle des colonies de vacances a fait l’objet de quelques synthèses magistrales, celle des bâtiments chargés d’accueillir les colons est loin de susciter un pareil engouement en France. Quelles sont les caractéristiques de ces « maisons » de communautés enfantines, hors la ville et proches de la nature qui abritent ces activités hygiéniques et pédagogiques ? Le caractère éphémère de ces activités éducatives, liées aux collectivités et aux associations à caractère pédagogique ou religieux, aux syndicats et aux entreprises, et le faible investissement de l'État ont-ils laissé émerger quelques architectures, incité les maîtres d’ouvrage, promoteurs et animateurs à réemployer des édifices, plutôt qu’à construire des bâtiments plus adaptés à ce nouveau programme de loisirs, sanitaire puis éducatif ? Quel est l'impact des théories pédagogiques sur les normes et règlements de construction ou la mise en conformité pour les autorisations d'ouverture délivrées par l'administration ? L'étude des sources et des bâtiments nous renseigne-t-elle sur les pratiques et les modes de vie de ces espaces de villégiature temporaire à l'usage des enfants ?

Il n’existe pas d’inventaire qualitatif de ces bâtiments. La colonie de vacances est née avec le mouvement de la villégiature moderne postindustrielle : elle apporte, loin de la ville, un dépaysement et un nouveau contact régénérateur avec la nature. La colonie de vacances n’est pas directement un programme d’architecture mais d’abord un mouvement migratoire et temporaire de « placement » des enfants hors des villes. La colonie est à la croisée de programmes à vocation hygiénique, pédagogique et sportive. Les constructions nouvelles n'ont jamais dépassé 10% du corpus des bâtiments employés à l'usage de colonie, mais constituent un vivier d'architectures remarquables et innovantes, dont quelques unités sont déjà protégées au titre des monuments historiques.

 

La diversification des offres de loisirs et la multiplication des temps de loisirs, le retour des vacances familiales et la baisse des aides financières pour ces vacances collectives, entraînent une accélération de la disparition des colonies. Depuis les années 1970, plus de 30% des colonies de vacances ont disparu. Aujourd'hui, l'évolution des formules de vacances est telle que le centre de vacances ne fait plus référence à un équipement ni à un bâtiment, mais plutôt à une prestation offerte à une famille par une institution sous le contrôle de l'État.

 

Il est urgent de porter un nouveau regard sur le patrimoine des centres de vacances, qui ont échappé jusqu’à ce jour au mouvement d’élargissement de la notion de patrimoine. Le patrimoine immobilier des colonies de vacances est étroitement lié au patrimoine éducatif, lieu d’expérimentation privilégié des méthodes pédagogiques. Le patrimoine des centres de vacances participe à la lutte contre l'exclusion et à l'offre diversifiée de loisirs et de vacances pour les jeunes. Le centre de vacances reste un facteur de développement économique, intégré à l'aménagement du territoire, notamment dans le secteur rural et les régions de montagne.


Voir l'article complet : http://www.insitu.culture.fr/article.xsp?numero=&id_article=toulier2-526

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Published by Patrice
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Amélie 08/06/2012 12:46

Bonjour !
Maman de 6 enfants, des colos j'en ai vu passer et les seules qui ont eu un vrai projet pédagogique à travers des activités vraiment innovantes et qu'on peut pas forcement faire toute l'année c'est
Djuringa Juniors. J'ai essayé plusieurs organismes mais avec eux quand j'avais mes enfants au téléphone ils ne pensaient qu'a me raconter toutes les merveilleuses choses qu'ils faisaient et combien
ils se marraient avec les animateurs alors qu'avec d'autre organismes c'était plutôt des pleures et "maman tu me manques" de quoi nous fendre le coeur !
Voila donc moi je conseille Djuringa Juniors