Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 14:11

Education

L'éducation ne se limite pas à l'instruction stricto sensu qui serait relative seulement aux purs savoirs et savoir-faire (partie utile à l'élève : savoir se débrouiller dans le contexte social et technique qui sera le sien).

Elle vise également à assurer à chaque individu le développement de toutes ses capacités (physiques, intellectuelles et morales). Ainsi, cette éducation lui permettra d'affronter sa vie personnelle, de la gérer en étant un citoyen responsable dans la société dans laquelle il évolue, capable de réfléchir pour pouvoir éventuellement construire une nouvelle société.

Enseigner est donc éduquer, mais éduquer n'est pas forcément enseigner. Il est du devoir des parents d'éduquer leurs enfants et le rôle de l'enseignant est d'instruire.

En pratique, tout le monde est d'accord pour considérer que certains savoirs essentiels font partie du bagage minimum du citoyen, et qu'inversement il n'est pas d'enseignement possible sans un minimum de pures conventions (comme l'alphabet par exemple) et de capacités relationnelles. (Wikipédia)

Les bases de l’école républicaine

Trois caractères fondamentaux

Ainsi, à la fin de l’Ancien Régime, l’enseignement français présente la triple dualité qui va le caractériser pendant longtemps et dont toutes les traces n’ont pas disparu aujourd’hui :

- dualité entre une école pour l’élite et une école pour le peuple,

- dualité dans le personnel enseignant formé de laïcs et de religieux,

- dualité enfin dans l’offre d’enseignement partagée entre des initiatives privées et une volonté publique.

Histoire - Ecole et Laicite

Au 16ème siècle : des collèges pour l’élite, des écoles pour les pauvres

Lutter contre l’influence de Luther

Les jésuites ont été les précurseurs. Les collèges jésuites organisent l’enseignement selon des normes définies en 1599 : une pédagogie particulièrement forte et exigeante insistant surtout sur l’accompagnement personnel des élèves, sur leur implication et leur expression personnelle, via le théâtre notamment. C’est aux Jésuites que nous devons notre organisation en « classes » fondées sur l’âge des élèves et notre notation de 0 à 20.

Au 19ème siècle, démocratisation de l’enseignement primaire

la loi Guizot du 23 juin 1833 va plus loin. Elle oblige les communes de plus de 500 habitants à ouvrir une école de garçons (gratuite pour les indigents) et elle rend cette obligation effective en prévoyant tout un dispositif pour forcer la main aux communes récalcitrantes. Elle prévoit également un système d’aide aux communes les plus pauvres et intègre « les salles d’asile » aux écoles primaires.

La loi Guizot met en place la carrière des instituteurs : ils doivent être titulaires d’un brevet de capacité (à deux niveaux : élémentaire et supérieur), préparé dans une école normale (une par département). Elle prévoit également la création d’une école primaire supérieure (EPS) par département, destinée à recevoir les meilleurs élèves des écoles primaires communales : au terme des deux premières années d’étude, ils obtiennent le brevet élémentaire, puis deux ans plus tard le brevet supérieur.

Les lois Ferry : l’école de la République

La première loi Ferry établit la gratuité totale de l’enseignement dans les écoles primaires et les salles d’asile. Les parents n’ont plus à payer la rétribution scolaire (financer le salaire des instituteurs). En revanche, les communes n’ont pas à fournir gratuitement les fournitures scolaires ni à financer les frais de repas des élèves.

La deuxième loi Ferry établit l’obligation scolaire et la laïcité des programmes. Obligatoire pour les enfants de 6 à 13 ans ? L’enseignement peut être délivré dans les écoles publiques ou libres (privées) ou dans les familles. Le certificat d’études primaires est décerné après un examen public auquel pourront se présenter les enfants dès l’âge de onze ans.

La loi établit la laïcité de l’enseignement, l’instruction morale et religieuse est remplacée par l’instruction morale et civique.

Les écoles primaires publiques vaqueront un jour par semaine, en outre du dimanche, afin de permettre aux parents de faire donner, s’ils le désirent, à leurs enfants, l’instruction religieuse en dehors des édifices scolaires.

 

La troisième loi établit « l’école primaire, obligatoire et laïque » et elle organise définitivement l’enseignement primaire.

  • transforme les « salles d’asile » en « écoles maternelles »
  • confirme l’existence d’écoles primaires supérieures et permet la création, en annexe des écoles primaires publiques, de « cours complémentaires » de deux ans.
  • poursuit l’œuvre de laïcisation en prévoyant la disparition du personnel congréganiste des écoles publiques
  • organise l’inspection avec ses trois degrés : inspection générale, inspection académique, inspection primaire.

Trois symboles résument cette œuvre scolaire des débuts de la IIIème République :

  • des nouveaux programmes souvent encyclopédiques dont l’objet est de poursuivre l’œuvre d’alphabétisation engagée bien avant,
  • parachever l’unité nationale autour de l’idée républicaine ; la place et l’autorité nouvelle dont jouit l’instituteur, « ce hussard noir de la République » selon la formule de Charles Péguy, véritable notable de la commune à côté du maire et du curé ;
  • l’école, comme bâtiment, construite par les municipalités selon des règles nationales bien précises, avec l’aide de l’Etat et des départements, qui s’impose au village au même titre que l’église et la mairie.

Aujourd’hui : Répondre aux enjeux de la société

Pour satisfaire ses ambitions, l'Éducation nationale s'efforcera de mieux répondre aux enjeux de la société, en adaptant les qualifications aux évolutions des métiers, en améliorant la pratique des langues étrangères, en intégrant les avancées des nouvelles technologies et en prenant en compte les enjeux environnementaux. Les mutations sociales entraînent de nouveaux risques (violence, discriminations, risques sanitaires) contre lesquels l'École doit protéger les élèves. Elle a aussi le devoir de leur transmettre les valeurs de la République.

Circulaire de rentrée 2009-10

 

Répondre aux enjeux de la société, développer le service public de l'éducation, donner une chance de réussite à tous les élèves : tels sont les grands axes d'action du ministère de l'Éducation nationale, déclinés en 15 priorités dans la présente circulaire de rentrée :

Rendre ses lettres de noblesse à la voie professionnelle 

Améliorer la pratique des langues vivantes

Poursuivre la généralisation de l'éducation au développement durable

Développer l'accès aux technologies numériques éducatives et favoriser leur usage

Associer les parents d'élèves à la réussite de leurs enfants

 

Les grands principes

Le système d'enseignement français est fondé sur de grands principes, certains inspirés de la Révolution de 1789, de lois votées entre 1881 et 1889 et sous les IVe et Ve Républiques ainsi que de la Constitution du 4 octobre 1958 : « l'organisation de l'enseignement public obligatoire gratuit et laïc à tous les degrés est un devoir de l'État ».

La liberté de l'enseignement

En France, le service public d'enseignement coexiste avec des établissements privés, soumis au contrôle de l'État et pouvant bénéficier de son aide - en contrepartie d'un contrat signé avec l'État. La liberté d'organiser et de dispenser un enseignement est une manifestation de la liberté d'expression : elle est définie par la « loi Debré » n°59-1557 du 31 décembre 1959 sur la liberté de l'enseignement et les rapports avec l'enseignement privé. Cependant l'État est le seul à délivrer diplômes et grades universitaires : les diplômes délivrés par les écoles privées n'ont pas de valeur officielle sauf s'ils sont reconnus par l'État. La réglementation des examens se fait à l'échelle nationale.

La gratuité

Le principe de gratuité de l'enseignement primaire public a été posé dès la fin du XIXe siècle par la loi du 16 juin 1881. La gratuité a été étendue à l'enseignement secondaire par la loi du 31 mai 1933. L'enseignement dispensé dans les écoles et les établissements publics est gratuit. Les manuels scolaires sont gratuits jusqu'à la classe de troisième, ainsi que les matériels et fournitures à usage collectif. Dans les lycées, les manuels sont le plus souvent à la charge des familles.

 

La neutralité

L'enseignement public est neutre : la neutralité philosophique et politique s'impose aux enseignants et aux élèves.

La laïcité

Le principe de laïcité en matière religieuse est au fondement du système éducatif français depuis la fin du XIXe siècle. L'enseignement public est laïque depuis les lois du 28 mars 1882 et du 30 octobre 1886. Elles instaurent l'obligation d'instruction et la laïcité de des personnels et des programmes. L'importance de la laïcité dans les valeurs scolaires républicaines a été accentuée par la loi du 9 décembre 1905 instaurant la laïcité de l'Etat. Le respect des croyances des élèves et de leurs parents implique : l'absence d'instruction religieuse dans les programmes, la laïcité du personnel, l'interdiction du prosélytisme.
La liberté religieuse a conduit à instituer une journée libre par semaine laissant du temps pour l'enseignement religieux en dehors de l'école.

 

L'obligation scolaire

Depuis la loi Jules Ferry du 28 mars 1882, l'instruction est obligatoire. Cette obligation s'applique à partir de 6 ans, pour tous les enfants français ou étrangers résidant en France. À l'origine, la scolarisation était obligatoire jusqu'à l'âge de 13 ans, puis 14 ans à partir de la loi du 9 août 1936. Depuis l'ordonnance n°59-45 du 6 janvier 1959, elle a été prolongée jusqu'à l'âge de 16 ans révolus.
La famille a deux possibilités : assurer elle-même l'instruction des enfants (avec déclaration préalable) ou les scolariser dans un établissement scolaire public ou privé.

Au XVIII siècle, il y avait en France 105 collèges de jésuites, dont un à Paris (l’actuel lycée Louis le Grand) et un à Bordeaux (l’actuel lycée Michel Montaigne). Aux jésuites, il convient d’ajouter les oratoriens (avec leur célèbre collège de Juilly qui eut entre autre comme élève Montesquieu), les jansénistes (et  leurs petites écoles de Port Royal), les barnabites (qui fondent un collège à Lescar près de Pau, l’actuel lycée Jean Monod)…

 

  La rénovation de la voie professionnelle traduit la volonté de l'Éducation nationale d'adapter les formations à l'évolution des qualifications attendues dans le monde du travail. Il s'agit par ailleurs d'offrir aux élèves qui choisissent cette voie des parcours de pleine réussite et d'excellence. Cette réforme constitue la nouveauté majeure de la rentrée 2009.

Le baccalauréat professionnel en 3 ans

La mise en place d'un baccalauréat professionnel en trois ans pose l'égale dignité des formations des différentes voies du lycée. Elle tend à offrir à tous les lycéens des possibilités d'insertion professionnelle de qualité. Les programmes d'enseignement général conduisant au baccalauréat professionnel sont rénovés.

La réforme doit être mise en oeuvre dans tous ses aspects, dans tous les établissements. En particulier, pour les formations sous statut scolaire, la souplesse d'organisation introduite par les nouvelles grilles horaires facilite les démarches de projet et l'initiative pédagogique, afin d'assurer une meilleure réussite de tous les élèves.

Le renforcement de l'offre de certificats d'aptitude professionnelle

La lutte contre les sorties sans diplôme passe par un renforcement de l'offre de formation de niveau V. Dans toutes les académies, en concertation avec les régions, l'offre de C.A.P. doit être adaptée en conséquence.

L'accompagnement personnalisé

L'accompagnement personnalisé figure dans les grilles horaires des élèves en formation de baccalauréat professionnel, au même titre et au même rang que les enseignements obligatoires. Il sera mobilisé au profit des élèves rencontrant des difficultés, et aussi de ceux qui souhaitent profiter des passerelles qui existent entre les spécialités au sein de la voie professionnelle ou entre cette dernière et les voies générale et technologique, ou encore de ceux qui ont un projet de poursuite d'études supérieures.

Le lycée des métiers

Dans le cadre de la mise en oeuvre de la rénovation de la voie professionnelle, le lycée des métiers qui offre une gamme de diplômes allant du C.A.P. aux diplômes d'enseignement supérieur a l'ambition de favoriser la fluidité et la personnalisation des parcours des jeunes en formation, sous statut scolaire ou par apprentissage, et faciliter la poursuite d'études, notamment vers l'enseignement supérieur. Le lycée des métiers doit également s'attacher à aider et suivre l'insertion professionnelle des jeunes sortant de formation. Leur développement doit se poursuivre.

 

 À l'heure de l'ouverture européenne et internationale, la maîtrise des langues vivantes, et en particulier la maîtrise de leur pratique orale, fait désormais partie des compétences indispensables, en référence au cadre européen commun de référence pour les langues.

Les sections européennes et les sections de langues orientales

Les sections européennes et les sections de langues orientales au collège et au lycée doivent être développées ; elles offrent des modalités efficaces de pratique des langues étrangères, en particulier l'enseignement dans une langue étrangère de disciplines non linguistiques. Les sections de langues régionales feront aussi l'objet de toute votre attention.

L'enseignement renforcé au collège

La multiplication des classes de 6ème bilangue (dont l'anglais) poursuit l'effort engagé à l'école primaire, en permettant d'aborder une seconde langue vivante dès l'entrée au collège. Dans ce cadre, l'objectif de développer l'apprentissage de l'allemand doit demeurer prioritaire.

Le renforcement de la pratique orale de l'anglais peut également s'inscrire dans l'accompagnement éducatif.

Des stages d'anglais gratuits offerts aux lycéens

Pendant les vacances, tous les lycéens qui le souhaitent peuvent participer à des stages d'anglais gratuits. Il s'agit en priorité d'améliorer leur expression orale. À l'issue des stages, un état des compétences acquises peut être communiqué aux professeurs d'anglais des lycéens concernés.

Ces stages sont encadrés prioritairement par des professeurs volontaires. Toutefois, un système de recrutement en ligne (http://www.recrutlangues.education.fr) est désormais accessible à d'autres intervenants potentiels, notamment pour les stages de vacances d'été : étudiants étrangers, locuteurs natifs, assistants étrangers, assistants pédagogiques, assistants d'éducation anglophones.

L'encouragement à la mobilité

Le renforcement de l'enseignement des langues étrangères va de pair avec l'ouverture européenne et internationale du système éducatif. La mobilité doit être proposée dans le cadre des projets et des partenariats académiques : échanges d'élèves, de professeurs, de personnels administratifs ou d'encadrement.

À la rentrée 2009, le programme de mobilité internationale « Jules Verne » vient compléter et enrichir l'ensemble des programmes européens et français actuellement disponibles. Ouvert à tous les enseignants titulaires de l'enseignement public, ce programme leur offre la possibilité d'une immersion éducative et culturelle dans un autre pays, en leur permettant de vivre et d'enseigner hors de France durant une année scolaire complète.

 

 En s'appuyant sur les enseignements disciplinaires, l'éducation au développement durable traite des interactions entre l'environnement, la société, l'économie et la culture. Cette éducation transversale contribue ainsi à la formation du citoyen responsable du XXIème siècle.

Le développement durable dans les programmes d'enseignement

Depuis la rentrée 2004, l'éducation au développement durable fait partie intégrante de la formation initiale de l'élève, de l'école primaire au lycée. Depuis 2007, elle est entrée dans sa seconde phase de généralisation. Les nouveaux programmes de l'école primaire, ainsi que les nouveaux programmes du collège et des lycées professionnels, qui entrent en vigueur à partir de la rentrée 2009, accordent une place importante à l'éducation au développement durable.

La formation à l'éducation au développement durable

Au niveau national, le forum organisé par le centre régional de documentation pédagogique d'Amiens, pôle national de ressources pédagogiques pour l'éducation au développement durable, devient un rendez-vous annuel du programme national de pilotage.

Au niveau académique, l'offre de formation doit continuer à augmenter régulièrement, en particulier sous forme interdisciplinaire et multisectorielle, de manière à assurer la formation commune des enseignants et des personnels techniques et d'encadrement. Le rôle des coordonnateurs académiques est réaffirmé.

La démarche E3D (établissements en démarche de développement durable)

Il faut encourager les écoles et les établissements scolaires à mettre en oeuvre la démarche E3D. Autour d'un thème fédérateur (les énergies, les transports, la santé et un aménagement local par exemple), les établissements concernés s'engagent sur la durée dans une démarche qui combine les enseignements, la vie scolaire, la gestion et l'intendance, et une nécessaire ouverture sur l'extérieur.

L'intégration aux projets d'établissement d'actions ou de dispositifs de développement durable sera elle aussi soutenue.

« L'école agit pour le développement durable »

L'opération « L'École agit pour le développement durable » offre un outil privilégié de mobilisation des équipes pédagogiques autour des problématiques liées au développement durable. L'appel à projets, conduisant à une remise de prix au terme d'une sélection nationale, permet de valoriser le travail mené dans les écoles et dans

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by david-documents.over-blog.com - dans Politiques publiques
commenter cet article

commentaires