Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 09:22

Les jeunes enfants

L’école maternelle

Originalité du système français, l'école maternelle accueille les enfants avant la scolarité obligatoire qui débute à 6 ans. Elle est le plus souvent organisée en petite, moyenne et grande section, en fonction de l'âge des enfants.

En France, un quart des enfants de 2 ans et la quasi-totalité des enfants de 3 à 5 ans sont scolarisés en maternelle. Elle est le lieu de la première éducation hors de la famille pour la très grande majorité des enfants.


Cette école est aujourd'hui considérée comme une part normale du cursus des élèves. Les enfants y développent leurs facultés fondamentales, perfectionnent leur langage et commencent à découvrir l'univers de l'écrit, celui des nombres et d'autres domaines d'apprentissage. Permettre de vivre une première expérience scolaire réussie est l'objectif majeur de l'école maternelle.


Le programme de l'école maternelle est divisé en 5 domaines d'activité :

  • s'approprier le langage et découvrir l'écrit
  • devenir élève
  • agir et s'exprimer avec son corps
  • découvrir le monde
  • percevoir, sentir, imaginer, créer

Développée à partir des années 1970, la préscolarisation des enfants de moins de 3 ans a rapidement progressé : elle concernait 10 % des « 2 ans » en 1960, 18 % en 1970, 36 % en 1980. Les chiffres se sont ensuite stabilisés pendant une décennie avant d'amorcer une décrue dans les années 2000 : en 2007, seuls 20 % des enfants de 2 ans étaient préscolarisés en maternelle.

Menée au nom de l'égalité des chances, la préscolarisation des 2 ans était censée offrir un environnement stimulant aux enfants issus d'un milieu « social défavorisé », selon les mots de la loi d'orientation de 1989. Vingt ans plus tard, elle se révèle scolairement « neutre » : les performances des enfants qui ont fréquenté la maternelle à un âge précoce sont semblables à celles des autres enfants.

Les jardins d’éveil

Le gouvernement veut développer des « jardins d'éveil » payants pour les petits de 2 à 3 ans

 

Les premiers jardins d'éveil devraient voir le jour à l'automne 2009 : installées dans des écoles ou des locaux municipaux, ces structures accueilleront les enfants âgés de 2 à 3 ans. La secrétaire d'Etat à la famille, Nadine Morano, a annoncé, mardi 7 avril, que le financement de 8 000 places d'ici à 2012 était inscrit dans la convention d'objectifs et de gestion de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF).

Lancée à l'été 2008 par la députée (UMP) Michèle Tabarot, l'idée de créer des jardins d'accueil pour les 2-3 ans a été reprise, à l'automne, par un rapport du Sénat. « Ces enfants sont à la fois un peu grands pour fréquenter la crèche et un peu petits pour une école plus encline à les placer en situation d'apprentissage », estimaient les sénateurs (UMP) Monique Papon et Pierre Martin.

Dans son rapport sur la petite enfance, Mme Tabarot proposait que ces jardins soient ouverts de 7 heures à 19 heures afin de s'adapter aux horaires décalés de certains parents. Le taux d'encadrement devrait se situer entre celui de la crèche et celui de l'école maternelle. La participation financière des parents, elle, variera en fonction de leurs revenus, comme pour les crèches.

Une forte opposition

Le SNUipp-FSU dénonce une atteinte à la gratuité de la préscolarisation en maternelle

Pour le principal syndicat des enseignants du primaire, ces jardins d'éveil sont un « subterfuge » destiné à remettre en cause le principe de gratuité de l'école et « économiser des postes » dans l'éducation nationale. « Il s'agit de substituer à l'école maternelle, lieu d'éducation et d'apprentissage, une garderie beaucoup plus coûteuse pour les familles », affirme le syndicat.

Offrir une liberté de choix

Pour Nadine Morano, les jardins d'éveil ne concurrencent en rien la préscolarisation. « Nous ne sommes pas à l'école »

Nous sommes dans un développement des modes de garde. Les maires pourront, s'ils le souhaitent, l'adosser ou l'inclure dans des locaux qui peuvent être aussi leurs groupes scolaires, mais ce n'est pas l'école maternelle. »

Avec les jardins d'éveil, le gouvernement veut pallier la faiblesse de l'offre de garde pour les moins de 3 ans : la France compte à peine un million de places pour 2,4 millions d'enfants. Pénurie de crèches, manque d'assistantes maternelles, recul de la préscolarisation à 2 ans... « Le besoin d'accueil non satisfait est évalué entre 300 000 et 400 000 places », estimait en 2008 le rapport Tabarot.

Mme Morano a promis l'ouverture de 200 000 nouvelles places d'ici à 2012. L'enjeu de ce développement de l'offre d'accueil est d'apporter une véritable liberté de choix aux femmes qui souhaitent travailler : aujourd'hui, la pénurie est telle que beaucoup de mères sont contraintes de prendre un congé parental contre leur gré. Selon le rapport Tabarot, un tiers des femmes qui ont interrompu leur activité ont pris leur décision parce qu'elles n'avaient trouvé aucune solution de garde.

La petite enfance

Difficile de savoir à qui confier bébé. Selon vos principes ou votre porte monnaie, vous pouvez choisir entre différents modes de garde. N'oubliez pas que vous pouvez bénéficier d'aides allouées par les organismes et qui permettent de diminuer les frais engendrés.

 

http://www.123boutchou.com/mode_garde_nourrice.html

  La garde à domicile :

Ce mode de garde se fait au domicile avec une personne qui est employée de maison. Les parents sont l’employeur. Son expérience personnelle est souvent sa seule formation et aucun suivi ou formation n'est garanti.

 

  L'assistante maternelle indépendante :

L’assistante maternelle est une personne qui peut accueillir à son domicile des enfants (au maximum trois).

Précédemment, elle aura été agrée par le Conseil Général. L'assistante maternelle doit garantir l'accueil, l'éveil, le développement et la sécurité de l’enfant durant le temps où il lui est confié.

 

Avantages :

Inconvénients :

  • Cadre familial adapté au rythme de votre enfant,
  • Plus de souplesse dans les jours et heures d’accueil, tout comme en cas de maladie de votre enfant,
  • Versement sans condition de ressources de la PAJE et réductions d'impôts.
  • Qualité d’accueil propre à l’assistante maternelle et encadrement moindre qu’en crèche familiale,
  • Gestion administrative complexe (fiche de paie, déclaration,…)
  • Absence de relais en cas d’absence de l’assistante maternelle.

 

 

  La crèche collective :

L’enfant est accueilli de 3 mois à 3 ans toute la journée dans des locaux, encadré par des professionnels de la petite enfance tous diplômés (auxiliaire de puériculture, éducatrice, puéricultrice)

 

Les deux parents doivent impérativement travailler lors de l'admission du bébé.

 

  La crèche familiale  :

C'est le compromis entre l'assistante maternelle et la crèche collective puisque l'enfant est gardé au domicile de l'assistante maternelle qui est elle même placée sous l'autorité d'une crèche.

 

L'enfant bénéficie de 1 ou 2 fois par semaine d'une rencontre avec les autres enfants de la crèche.

  La crèche parentale :

C'est une crèche gérée par une association de parents encadrée par des spécialistes de la petite enfance et agrée par les PMI.

 

Selon un planning, chacun des parents, qui y a inscrit leur bébé, participe à la vie de la crèche (courses, repas, animations ...)

Les autres modèles

L’étude de l’offre d’accueil destinée à la petite enfance dans les différents pays de l’Union européenne présente l’intérêt de situer la France par rapport à ses voisins et d’enrichir ainsi les approches de la politique familiale.

Les différents facteurs d’évolution qui ont présidé à l’élaboration de politique familiale et à la mise en place de structures d’accueil pour les jeunes enfants sont présents dans tous les pays de l’Union européenne :

  • la participation croissante des femmes sur le marché du travail,
  • l’élévation de leur niveau d’éducation en moyenne,
  • la modification des structures familiales.

 

Cependant, alors que le taux de fécondité est de 1,44 pour l’Union européenne en 1997, il dépasse 1,7 en France, en Finlande et au Danemark où le taux d’activité féminine est élevé, l’inverse étant vrai pour les pays tels que l’Espagne et l’Italie.

L’analyse comparative européenne oppose souvent des modèles dit   « méditerranéens » ou du sud à des modèles anglo-saxons ou scandinaves, en raison d’une approche plus ou moins traditionnelle de la famille, du poids plus ou moins important du facteur religieux, des modes d’organisation des sociétés respectives.

L’approche publique ou privée de l’organisation des modes d’accueil de la petite enfance

Une première opposition peut être relevée entre les pays où la population considère majoritairement que la famille et les évènements qui s’y rattachent relèvent de la sphère privée et que l’État ne doit avoir dans ce domaine qu’une intervention marginale et réglementaire.

Ces pays comme la Grande-Bretagne, dans une moindre mesure l’Allemagne sont caractérisés par l’existence de systèmes d’accueil, pour l’essentiel constitués d’établissements privés, associatifs, religieux ou du recours à la solidarité familiale qui ne garantissent pas l’accès égal des familles à leurs services.

En Grande-Bretagne, le gouvernement vient toutefois de faire de la garde de jeunes enfants une nouvelle priorité après avoir constaté l’insuffisance et l’inadéquation de l’offre actuelle à la demande.

La persistance d’un modèle traditionnel de distribution des rôles en matière de garde d’enfant.

Une autre opposition apparaît entre les pays à fort niveau de vie dont la réussite économique s’est développée autour d’un modèle familial traditionnel qui permettait au chef de famille (dans tous les cas le père), de subvenir aux besoins du ménage sans recourir à l’apport d’un deuxième revenu d’activité.

À cette catégorie appartiennent l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse, et le Luxembourg qui constituent un univers de pays germaniques assez homogène.

Dans ces pays, le pourcentage de naissances hors mariage est assez faible, et les structures d’accueil sont peu développées. Par ailleurs, le problème de la garde d’enfant s’étend en général au-delà des six ans de l’enfant puisque le système scolaire ne prévoit pas de scolarisation sur une journée complète jusqu’à un âge avancé pour l’Allemagne. Dans cet ensemble, il convient néanmoins de signaler le cas très particulier de l’ex-RDA qui avait au contraire un équipement très développé de crèches collectives ce qui pose un problème dans le cadre de l’unification.

L’organisation centralisée ou décentralisée des politiques de la petite enfance

Une opposition intéressante peut aussi être faite selon le mode d’organisation plus ou moins décentralisé des politiques d’aide à la petite enfance.

Dans les pays fortement décentralisés et pour les questions relatives à la petite enfance, les statistiques générales ne peuvent donner une approche juste de l’offre en matière d’accueil. De grandes variations existent en quantité et en variété en fonction de l’accent politique mis par une région, une ville ou un comté sur les questions de la petite enfance. Dans ce cadre, se situe à nouveau l’Allemagne, la Grande-Bretagne, mais aussi l’Italie, les Pays-Bas et dans une moindre mesure la Suède.

La promotion de la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle

Enfin, certains pays ont particulièrement mis en avant la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle. Il s’agit des pays scandinaves, où les systèmes de transferts sociaux sont par ailleurs universels et fortement redistributifs, en particulier de la Suède, du Danemark, mais aussi des Pays-Bas, de la Belgique et, dans une moindre mesure, de la France.

Ces pays ont le plus souvent développé des modes d’accueil importants et diversifiés sous la forme d’équipements collectifs mais aussi de rémunération de gardes d’enfants par l’un des parents pour une durée limitée (le congé parental en Suède).

La particularité de ce congé mérite qu’il soit étudié. Permettant aux parents d’assurer la garde de leur enfant la première année, il donne lieu à une rémunération calculée sur un pourcentage du salaire (80 %), et il n’a pas pour objectif de sortir les mère du marché du travail. De plus, une fraction de ce congé au moins égale à un mois doit être prise par le conjoint qui reste actif, le plus souvent le père.

 

Cette typologie n’est bien sûr ni exhaustive, ni systématique, mais permet d’évoquer les différents modèles nationaux qui résultent souvent d’une combinaison de facteurs culturels, historiques, de l’organisation politique et de la conception de la politique familiale.

 

 

-- Mis en page le 9/06/10 --

Partager cet article

Repost 0
Published by david-documents.over-blog.com - dans Politiques publiques
commenter cet article

commentaires