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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 09:08

Politique de la ville - Education

Réduire les inégalités en matière éducative est un enjeu essentiel dans les zones urbaines sensibles où l’échec scolaire et les difficultés d’insertion des jeunes sont plus importantes qu’ailleurs.

Les mesures mises en œuvre par la politique de la ville sont complémentaires des actions développées par l’Education nationale dans le cadre de l’éducation prioritaire . Elles ont pour objectif d’accompagner les jeunes hors temps scolaire et d’améliorer leurs chances de réussite par des actions collectives ou individuelles.

Les principaux dispositifs soutenus par le secrétariat général du comité interministériel des villes

Les projets de réussite éducative

Introduits par le volet « égalité des chances » de la loi du 18 janvier 2005 de programmation pour la cohésion sociale , les projets de réussite éducative (PRE) s’adressent en priorité aux enfants de 2 à 16 ans vivant dans les ZUS et dans les zones d’éducation prioritaire. Ils introduisent des parcours personnalisés et un soutien individualisé qui se déroulent hors du temps scolaire ; l’aide apportée par les équipes pluridisciplinaires couvre un champ vaste : accompagnement social, scolaire, éducation artistique et culturelle, pratique sportive, soutien aux parents dans leur rôle éducatif. Depuis décembre 2006, les PRE font partie intégrante du volet éducatif des Cucs.

Ce dispositif, doté de 86 700 765 euros en 2009, affiche un bilan positif : il a su intégrer l’apport du dispositif Education nationale « accompagnement éducatif » en se recentrant sur le traitement des difficultés sociales :

L’approche individualisée a été privilégiée. Le public est de mieux en mieux ciblé et ses besoins sont mieux identifiés ; en conséquence, plus du tiers des situations étudiées par les équipes ont débouché sur un parcours pendant l’année scolaire 2008-2009.

L’impact sur les enfants et leur famille est positif en termes d’intégration scolaire, d’investissement en classe , de re-motivation et d’envie d’apprendre, de comportement et d’épanouissement à l’école et d’autonomie dans le travail.

Les internats d’excellence

Pour leur offrir les meilleures conditions pour réussir leur scolarité, tout en favorisant la mixité sociale, les collégiens et les lycéens issus de l’éducation prioritaire ou des zones urbaines sensibles peuvent être accueillis en internat.

L’ouverture sociale des classes préparatoires

Les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) doivent s’ouvrir davantage aux jeunes boursiers les plus méritants de chaque lycée d’enseignement général et technologique. Environ 400 établissements en France présentent peu ou pas d’élèves en classes préparatoires. Plusieurs initiatives comme celle de « Sciences Po » , à Paris, ont été menées par des établissements parmi les plus sélectifs pour favoriser l’accueil d’élèves de ZEP. Ainsi, en 2007, 64 lycéens de quartiers classés en politique de la ville ont pu intégrer une classe préparatoire avec un accompagnement spécifique.

L’objectif fixé est que 100 % des lycées présentent au moins 5 % des élèves de terminale de filière générale à l’entrée en CPGE.

Dès 2009, 98,7% (97,5 % en 2008) des lycées publics et privés sous contrat ont atteint l’objectif d’au moins 5 % d’élèves de terminales générales candidats en CPGE. 9,3 % des élèves de terminale ont été admis en CPGE ; parmi eux, 8,3 % des filles, 5,1 % des élèves boursiers, 4 % des élèves issus des CSP défavorisées.

Les cordées de la réussite

Des partenariats ont été noués entre un ou plusieurs établissements d’enseignement supérieur (grande école, école d’ingénieurs, université, lycée avec CPGE) et des lycées « sources » dont une partie sont situés dans les 215 quartiers prioritaires de la dynamique Espoir banlieues pour attirer les jeunes vers les formations supérieures .

L’objectif fixé est de porter à 50 % d’une classe d’âge le nombre de diplômés de l’enseignement supérieur en 2012, avec une plus grande ouverture sociale dans l’ensemble des filières post-baccalauréat.

Depuis 2009, 142 cordées ont été labellisées, 100% des lycées situés dans les quartiers prioritaires appartiennent à une cordée, plus de 4 000 heures de tutorat ont été proposées pour des actions multiples et structurantes : accompagnement académique et scolaire, accompagnement culturel, internat ou hébergement aides diverses, etc. L’objectif pour la fin 2010 est d’atteindre le chiffre de 250 cordées labellisées.

Les banques de stages

Il existe des différences entre les élèves dont les appuis familiaux lui permettront d’obtenir des informations et un stage adéquats et ceux qui n’ont pour seule ressource pour découvrir la variété des secteurs professionnels que l’offre limitée à proximité du domicile. La difficulté provient de l’opacité de l’offre de stages proposée aux élèves pour découvrir le type de profession qu’ils souhaiteraient exercer ou dont ils ont commencé à apprendre les fondements. La mesure consiste à créer et faire fonctionner une banque de stage par académie au cours de l’année scolaire 2009-2010.

L’objectif est de favoriser l’égalité dans la recherche de stages en entreprise pour les élèves de collège (collégiens de troisième en séquence d’observation en milieu professionnel, autres dispositifs d’alternance, jeunes immigrés et issus de l’immigration dans le cadre de l’ouverture de la fonction publique aux collégiens de troisième) et de lycée (sections technologiques et professionnelles, étudiants de sections de technicien supérieur).

Après une expérimentation menée en 2008-2009, les banques de stages vont être généralisées dans toutes les académies en 2009-2010.

La création de sites d’excellence

Des options d’excellence ont été implantées dans les lycées des quartiers pour 

redonner sa place à l’excellence scolaire dans les quartiers ;

permettre aux élèves de s’engager dans un parcours scolaire de réussite et d’excellence ;

rendre plus attractifs les lycées concernés ;

favoriser la mixité sociale.

Depuis la rentrée 2009, 30 sites d’excellence sont implantés dans 14 académies pour le bénéfice de 26 000 élèves.

Les dimensions d’excellence peuvent être variées :

-> dimension internationale (création de sections européennes, partenariats avec des lycées étrangers, stages d’entreprise à l’étranger) : 18 lycées ;

 

Ces sites se caractérisent par un nombre important de partenariats de très haut niveau : structures d’enseignement (lycées, grandes écoles, universités), culturelles (musées, théâtres, conservatoires), entreprises françaises ou internationales, associations.

Le dispositif expérimental de réussite éducative au lycée

Un accompagnement personnalisé a été mis en place, tout au long de l’année et pendant les vacances, en faveur des lycéens qui rencontrent des difficultés sociales et scolaires dans 200 lycées prioritaires sur la base du volontariat

L’objectif est de :

Favoriser la réussite aux examens des élèves volontaires

Préparer et favoriser la poursuite d’études supérieures

Les stages proposés pendant les vacances scolaires ont vu leur public croître régulièrement de 5 141 élèves en août 2008 à 16 892 élèves en avril 2009. Ils sont majoritairement encadrés par des enseignants.

L’ accompagnement proposé par les enseignants tout au long de l’année scolaire 2008-2009 a profité à 31 106 élèves soit 25,4 % des effectifs des lycées concernés.

Enfin, plus de la moitié des élèves inscrits à l’accompagnement a participé à un stage pendant les vacances.

Le Busing

Dans les communes volontaires, la scolarisation des élèves de CM1/CM2 d’écoles situées dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville où la mixité sociale est faible, se fait dans d’autres écoles de quartiers plus favorisés où ils sont conduits tous les jours par autobus.

La mesure a pour objectifs :

    de favoriser la réussite scolaire des enfants scolarisés dans les écoles de ces secteurs 

    de développer la mixité sociale dans les écoles primaires des communes comportant des secteurs où elle est faible.

Depuis 2008, huit projets ont été mis en place dans six académies au bénéfice d’environ 180 élèves.

La prévention du décrochage scolaire

Des instances locales de lutte contre le décrochage scolaire sont mises en place, en partenariat, afin de proposer sans délai une prise en charge aux décrocheurs.

L’objectif fixé est de réduire de 10 % par an le nombre de décrocheurs issus des quartiers prioritaires par département et d’augmenter de 10% par an les solutions d’orientation positives avant la fin de l’année scolaire d’ici 2011.

Selon les résultats de l’enquête de janvier 2009 portant sur l’année 2007– 2008 : 70% des quartiers ont un absentéisme inférieur à 5% et un quart un absentéisme compris entre 5% et 10%. 83% des quartiers ont un décrochage strict (élèves déscolarisés ou démissionnaires) inférieur à 5% et 50% ont un décrochage strict à 3%. Les contextes locaux, ainsi que la population scolaire du quartier (certains quartiers n’ont que des collèges d’autres une forte proportion de lycéens) ou lycéens impactent fortement les chiffres : les résultats sont à analyser localement. Sur les 156 000 élèves de l’enquête, 2000 élèves étaient sans solution à l’issue des procédures d’affectation. La moitié d’entre eux ont été inscrits dans un dispositif de l’Education nationale (action de la mission générale d’insertion) et un tiers dans un dispositif hors Education nationale comme les missions locales. Au 1er décembre 2008, seuls 516 élèves restaient sans solution : le travail partenarial des coordinations locales devra améliorer l’offre faite à ces jeunes.

L’action des instances locales dans les 215 quartiers se situe à 4 niveaux :

    un repérage individuel des décrocheurs, éventuellement par des moyens informatiques, à l’échelle du quartier.

     la réunion régulière d’une instance d’échange collective, pilotée par un coordonnateur désigné localement, qui examine les situations individuelles et leur apporte des solutions.

    la mobilisation locale de tous les partenaires pertinents dans le territoire pour renforcer le suivi des réponses individuelles.

    des évaluations régulières des résultats obtenus par l’établissement d’indicateurs ad hoc.

Source : http://www.ville.gouv.fr/?-Education,111000026-

Ecole ouverte

Accueillir les élèves pendant les vacances

Lancée en 1991, l'opération interministérielle "École ouverte" consiste à ouvrir les collèges et les lycées pendant les vacances scolaires, ainsi que les mercredis et les samedis durant l'année scolaire, pour accueillir des enfants et des jeunes qui ne partent pas ou peu en vacances.

Les objectifs de l'opération

Aider les jeunes à modifier leur représentation de l'école et contribuer à la lutte contre la violence :

en valorisant l'image des établissements scolaires dans les quartiers

en offrant aux enfants et aux jeunes un lieu d'accueil de qualité par la nature et la diversité des activités proposées.

Contribuer à la réussite scolaire et à l'insertion sociale des jeunes :

en faisant des collèges et des lycées des lieux d'apprentissage et d'exercice de la citoyenneté

en responsabilisant les jeunes dans le choix et la conduite des activités

en favorisant l'adaptation au collège par l'accueil des élèves du cycle 3 des écoles.

Les partenaires nationaux

  • Ministère de l'Éducation nationale : direction générale de l'Enseignement scolaire
  • Ministère du Logement et de la Ville : délégation interministérielle à la Ville
  • Ministère du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité : direction générale de l'action sociale, direction de la population et des migrations
  • Agence nationale pour le cohésion sociale et l'égalité des chances

http://eduscol.education.fr/D0116/vtexte.htm

Une étude sur l'école ouverte

Des pistes pour la mise en œuvre

Bilan 2006 et perspectives 2007 de "l'école ouverte"

Le bilan de l'année 2006 fait apparaître, par rapport à 2005, une progression constante, tant du nombre d'établissements engagés que du nombre d'élèves bénéficiaires :

  • 693 établissements du second degré ont participé à l'opération École ouverte, dont près de 9 sur 10 sont des collèges
  • 63 % des établissements participants sont classés en éducation prioritaire
  • 3 200 semaines d'ouverture des établissements, dont 37 % pendant l'été
  • 126 000 jeunes accueillis, des premier et second degrés
  • 14 500 personnes ont assuré l'encadrement, dont 62% d'agents de la fonction publique
  • 57% des intervenants fonctionnaires sont enseignants
  • 15, 2 M euros de budget

Sur le plan qualitatif, les bilans réalisés montrent que l'opération a des effets positifs sur le climat général à l'intérieur de l'établissement et sur l'image de l'établissement dans le quartier, la ville, auprès des partenaires et des parents. "École ouverte" se révèle un outil efficace de lutte contre la violence. De nombreux établissements voient leur climat plus serein, un comportement plus responsable de la part des élèves, un meilleur respect des lieux et des personnes. Une amélioration des rapports entre les jeunes et les personnels, enseignants en particulier, est partout observée. Les établissements soulignent également l'intérêt de l'opération pour l'adaptation en 6°.

Les perspectives pour 2007 font apparaître l'engagement de 758 établissements pour 3 600 semaines d'ouverture. Les établissements situés en éducation prioritaire ou ZUS représenteraient 64% des établissements prévus. Parmi eux, 188 collèges sont labellisés "ambition réussite". Ainsi, 75, 5 % des collèges "ambition réussite" participent à l'opération "École ouverte".

regroupement – fusion d’écoles ?

•       L’enjeu d’une remise à niveau des bâtiments scolaires

Etablissements des ZUS bien souvent construits dans les années 1970, vétustes.

N’intègre pas souvent des services associés (accueil loisirs – restauration) et sont devenus trop grands.

Enclavés, inadaptés à un tissu urbain renouvelé.

•       L’enjeu de la mixité dans les périmètres scolaires

La sectorisation intègre rarement la dimension mixité sociale.

Au contraire proximité géographique dans une logique de moindre déplacement.

Busing ?

Phénomènes d’évitement (dérogation – école privée) explosent dans le secondaire

L’école reste à part

40 % des projets de rénovation urbaine n’intègrent pas d’interventions sur les établissements scolaires

Absence de préoccupation pour l’école dans les projets de rénovation urbaine.

40% des conventions ne prévoient aucune opération sur les bâtiments scolaires.

Le montant des travaux est de 3% du montant des travaux des conventions, mais des actions seraient entreprises hors convention.

• Une faible réflexion urbaine sur la place de l’école

Les projets se focalisent sur le logement.

Les besoins des écoles peuvent être identifiés, mais génèrent de gros problèmes de financement.

• Des interventions rationnées

L’agence est réticente à subventionner des équipements qui relèvent des investissements pluriannuels des collectivités.

Dilution des crédits, saupoudrage ou au contraire concentration sur certains établissements ?

•       Les objectifs principaux de l’intervention

sur les équipements scolaires

Remettre en état un parc usagé ?

Gérer les flux et répondre aux besoins nouveaux liés à l’impact des démolitions (capacité d’adaptation)

Réorganiser l’offre scolaire, la rationnaliser.

Reconstituer des groupes scolaires « à taille humaine – 15 classes).

Relocaliser un établissement dans le cas d’un projet urbain

Favoriser la mixité pour rétablir l’attractivité du quartier – processus de revalorisation.

Ouvrir l’école sur le quartier – mutualisation des espaces.


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Published by david-documents.over-blog.com - dans Politiques publiques
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