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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 08:54

Deuxième extrait du texte de la conférence.

 

Le système : la scolarité obligatoire


Taux de scolarisation

Nombre d'élèves du préélémentaire par âge et taux de scolarisation des enfants de 2 à 5 ans

Année scolaire 2008-2009

 

Public

Privé

Total

Taux de scolarisation

2 ans

116 949

31 957

148 906

18.1

3 ans

699 112

92 567

791 679

100.0

4 ans

703 463

94 511

797 974

100.0

5 ans

690 397

95 390

785 787

100.0

5 ans et plus

9 360

1 646

11 006

 

Total

2 219 281

316 071

2 535 352

78.4

Note : Ces données sont des estimations. - France.

Source : Ministère de l'éducation nationale, DEPP.

 

L'organisation de la scolarité

Un élève nouvellement arrivé en France

Accueillir et inscrire un élève nouvellement arrivé en France à l'école élémentaire est obligatoire.

Inscription au sein de l'école

Les enfants et adolescents qui arrivent en France pour un temps plus ou moins long sont, au terme de la loi, obligatoirement scolarisés s'ils ont entre 6 et 16 ans.

« Tout enfant français ou étranger résidant en France et âgé de 6 à 16 ans a le droit à l'instruction » (Loi du 18 mars 1882, ordonnance du 6 janvier 1959)

L'inscription au sein de l'école ne peut être subordonnée à la présentation d'un titre de séjour. Il ne revient donc pas aux enseignants ou directeurs de vérifier la régularité de la situation des parents, mais de mettre en place toutes les conditions pour que l'élève soit accueilli correctement.

L’IEN de circonscription et le CASNAV (centre académique pour la scolarisation des nouveaux arrivants et des enfants du voyage) étudient la solution adaptée.

aide à l’élaboration des réponses pédagogiques

accompagnement des enseignants

un projet de suivi.

L’école à la maison

En France, seule l'instruction est obligatoire (entre 6 et 16 ans), non la scolarisation. Il suffit d'écrire au début de l'année au rectorat que vous scolarisez votre enfant à la maison. Vous serez alors soumis à une double enquête, à caractère social et académique.

  • Le Maire est chargé de l’enquête sociale
  • L’inspecteur d’académie du contrôle des enseignements et du niveau atteint.

Pour ce qui est de l'inspection académique, vous y échappez toutefois si votre enfant est inscrit à un cours par correspondance reconnu par l'administration.

Les avantages

  • Les tâches réellement académiques peuvent être condensées en quelques heures le matin. Le reste de la journée peut être utilisé pour faire d'autres activités, instructives (lecture ou matières extrascolaires), utiles (entretien de la maison, du jardin, bricolage) ou de loisir (sorties dans la nature, sport, musique, visites).
  • Les activités de tous les jours comme la cuisine, le jardinage, les courses ou les voyages deviennent des occasions idéales pour faire des mathématiques, de la géographie, lire des livres, analyser et traiter des informations.
  • Les enfants apprennent à leur rythme, selon leurs intérêts, leurs forces et faiblesses, sans être soumis à la compétition et à la pression de la classe.
  • Les deux parents participent à l'éducation de l'enfant et tissent avec lui des liens solides.
  • Dans le cas d'une fratrie faisant l'école à la maison, les grands participent à l'instruction des petits, ce qui leur donne l'occasion d'affermir leurs connaissances. Et des liens très étroits se forment dans la famille.
  • La famille peut s'installer où elle le souhaite, même éloignée d'une école ou dans un quartier où les écoles sont mauvaises. Pour les adolescents ou les enfants de famille déménageant fréquemment, cela permet de faire des séjours dans d'autres pays sans perturber le déroulement de l'éducation de l'enfant.

Les inconvénients

  • L'investissement des parents est évidemment très important. Les deux doivent être d'accord. Généralement, même si l'un des conjoints ne travaille pas à l'extérieur, celui qui travaille met ses ambitions professionnelles au second plan. (temps partiel ?)
  • Les familles faisant l'école à la maison étant encore très peu nombreuses, et les enfants scolarisés ayant souvent des emplois très chargés à cause de leurs multiples activités extrascolaires, il peut vous être difficile de trouver des camarades de jeu à vos enfants, surtout si vous habitez un endroit isolé.
  • Certains enfants ne sont tout simplement pas faits pour l'école à la maison : ce qui marche pour l'un ne marche pas forcément pour l'autre.
  • Le face-à-face parent enfant peut être pénible dans la durée, quand la routine n'est pas interrompue assez souvent.

Egalité des chances

Garantir le droit à l'égalité des chances est pour l'École une obligation : elle doit assurer la réussite de tous les élèves. L'École contribue à l'égalité des chances à travers des programmes d'enseignement et des examens nationaux. Elle le fait en même temps en apportant des réponses différenciées aux difficultés d'apprentissage. Elle le fait enfin à travers son offre de formation continue pour adultes. Le socle commun de connaissances et de compétences réaffirme à cet égard la culture commune et les savoirs de base qui doivent être partagés par tous. Cet impératif est conforté par les exigences de la formation tout au long de la vie, l'évolution de la société et le contexte européen : toute personne doit pouvoir faire évoluer sa formation pour répondre aux avancées des connaissances ou pour adapter sa trajectoire professionnelle.

http://eduscol.education.fr/cid47760/egalite-des-chances-principe-republicain.html

Un principe républicain

La République reconnaît le droit à l'égalité des chances. Garantir ce droit est pour l'École une obligation : elle doit assurer pour tous les élèves des chances égales de réussite.

Une double exigence

Pour l'École, l'application du principe de l'égalité des chances repose sur une double exigence : fixer le cadre commun et, en même temps, permettre une réponse différenciée pour prendre en compte les difficultés et les handicaps de toute nature. La promotion de l'égalité des chances passe aussi par un traitement différencié des personnes, qui est un des fondements du principe d'équité.

Fixer le cadre commun

Le principe d'égalité des chances est d'abord garanti par l'existence de programmes d'enseignement et d'examens nationaux. Il est réaffirmé par le socle commun de connaissances et de compétences mis en place par la loi pour l'avenir de l'École d'avril 2005, qui instaure la culture commune et les savoirs de base que doivent partager tous les enfants de France à l'issue de la scolarité obligatoire. Il implique de prêter toute l'attention nécessaire à ce que l'environnement scolaire de tous les élèves soit d'égale qualité qu'il s'agisse de l'établissement, des équipes éducatives et pédagogiques, du suivi sanitaire et social. Il implique enfin l'équité de traitement des territoires en matière d'allocation des moyens.

Apporter une réponse différenciée

En même temps, l'École est confrontée à la réalité de certains constats. Tous les élèves ne sont pas égaux face à la réussite scolaire. Tous n'avancent pas au même rythme. Les potentialités sont diverses. Parcours de formation et projets professionnels sont différents selon qu'on est fille ou garçon. Certaines circonstances ne sont pas favorables aux études : contexte social, économique ou culturel, situation familiale, problèmes de santé, handicap.

L'action du ministère en faveur de l'égalité des chances privilégie :

  • l'accueil des élèves handicapés en milieu scolaire ;
  • la lutte contre les discriminations de toutes sortes (racisme, sexisme, homophobie, etc) ;
  • une politique éducative diversifiée concentrant les moyens sur des zones spécifiques (éducation prioritaire) ;
  • des dispositifs d'aide et de soutien qui prennent en compte les situations concrètes et mettent en œuvre des méthodes adaptées ;
  • des procédures d'orientation qui aident chacun à réussir.

 

 

Suite demain....

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Published by david-documents.over-blog.com - dans Politiques publiques
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