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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 07:00

 

Une famille est une communauté de personnes réunies par des liens de parenté. Elle est dotée d'une personnalité juridique, d'un nom, d'un domicile et d'un patrimoine commun, et crée entre ses membres une obligation juridique de solidarité morale et matérielle censé les protéger et favoriser leur développement social, physique et affectif.



La famille est à la fois une institution sociale, juridique et économique, qui existe dans toutes les sociétés humaines. Le mot famille vient du mot latin fama qui veut dire réputation. De fait, les membres d'une même famille portent le même nom et jouissent d'un crédit et d'un honneur qu'ils doivent entretenir et défendre en commun.

Pour l’INSEE, une famille est la partie d'un ménage comprenant au moins deux personnes et constituée :

-soit d'un couple marié ou non, avec le cas échéant son ou ses enfant(s) appartenant au même ménage ;

-soit d'un adulte avec son ou ses enfant(s) appartenant au même ménage (famille monoparentale).

 

Pour qu'une personne soit enfant d'une famille, elle doit être célibataire et ne pas avoir de conjoint ou d'enfant faisant partie du même ménage.

Un ménage peut comprendre zéro, une ou plusieurs familles.

 

Quelle place aux familles ?

Entre « tout famille » et « tout jeunesse », les acteurs publics ont longuement hésité faute d’une véritable réflexion sur ce lien nécessairement étroit entre politiques de jeunesse et politiques familiales. Aujourd’hui l’implication des parents dans les politiques éducatives a la couleur de l’évidence. Maîtres mots : co-éducation et soutien à la parentalité.
Les familles sont de plus en plus associées au fonctionnement des structures, au côté des professionnels : élection de parents représentants aux conseils d'école ou d'téablissement, comité d'usagers, conseils de crèche, etc.

Les parents ont maintenant un choix décisif à faire en matière d'orientation de leur(s) enfant(s), doivent valider tout projet d'intégration par exemple pour les enfants en difficulté.

 

À un moment ou à un autre de son activité, l’acteur public en charge des politiques de jeunesse est amené à se poser la question. Par extension, il est porté à s’interroger sur les articulations entre les politiques publiques qu’il met en œuvre et celles développées par ailleurs en direction des familles.



Question de bon sens.

Adolescents et jeunes adultes ne sont-ils pas plus que jamais tributaires de leur environnement familial quand l’accès à l’autonomie fait figure de parcours chaotique et qu’il s’étend sur une période longue ? Par ailleurs, « à l’heure où l’ensemble des partenaires éducatifs conviennent de travailler "en étoile", en coordonnant leurs actions autour du jeune et de son parcours, il est impensable de ne pas réfléchir à l’implication des familles.

Deux visions dépassées

Pourtant les pouvoirs publics ont longtemps détourné leur attention de ce lien organique entre les familles et les politiques publiques dédiées aux jeunes, privilégiant d’autres approches. C’est que le champ de la jeunesse et des questions éducatives a longtemps été traversé par deux conceptions concurrentes.

  • La première concentre son action sur l’autonomie des jeunes, excluant les familles, « vision "Jules-Ferryste" de l’enfant que l’acteur public se doit d’arracher au milieu familial, forcément hostile et rétrograde »,

  • La seconde considère la famille comme le socle de toute politique éducative. Ce qui l’amène parfois à subordonner les politiques de jeunesse aux politiques familiales. « Longtemps on a pensé que les politiques de jeunesse relevaient seulement de la sphère privée et pas du politique. S’il y avait une politique publique dédiée aux jeunes, elle était diluée dans une politique de la famille ».

Type de famille

1990

1999

1999/90

(en %)

Famille monoparentale

1 602

1 985

+ 24

- avec au moins un enfant de -25 ans

1 176

1 494

+ 27

- tous les enfants ont 25 ans ou plus

426

491

+ 15

Couple avec enfants

8 296

7 848

- 5

- avec au moins un enfant de -25 ans

7 731

7 111

- 8

- tous les enfants ont 25 ans ou plus

565

737

+ 31

Couple sans enfant

5 493

6 264

+ 14

Ensemble des familles

15 391

16 097

+ 5

 

  Source : Insee, recensements de la population.France métropolitaine - en milliers

 

Evolution de la taille des ménages

Nombre moyen d'occupants par résidence principale en France. Source : Insee, RP1968 à 1990 dénombrements - RP 1999 et RP2006 exploitations principales.

 

1968

3

1975

2,8

1982

2,7

1990

2,5

1999

2,4

2006

2,3

 

En 1999, lorsqu'il vit au sein du foyer parental, un jeune de moins de 25 ans sur quatre vit avec un seul de ses deux parents. Il réside une fois sur quatre avec un parent et un beau-parent, et trois fois sur quatre au sein d'une famille monoparentale.

 

Depuis 1999, les ménages formés d’une seule personne ou d’un couple sans enfant sont les ménages dont le nombre s’est le plus accru. Ensuite, le nombre d’enfants dans les familles diminue également, que ce soit par l’augmentation de la proportion de couples sans enfant ou par la baisse de la part des familles nombreuses parmi les familles avec enfants. Le nombre de familles avec enfants de moins de 25 ans, en baisse entre 1990 et 1999, s’est stabilisé. La part des familles monoparentales continue à augmenter. En 2006, près de la moitié des familles sont sans enfant (47 %) et 10 % des familles comprennent trois enfants ou plus. Désormais, les couples avec enfants (29 % des ménages) ne sont guère plus nombreux que les couples sans enfants au domicile (27 %).

 

Familles selon le nombre d'enfants

 

 

 

 

en %

 

1999

2006

Sans enfant

45.3

47.3

1 enfant

22.9

22.5

2 enfants

20.6

20.3

3 enfants

8.1

7.4

4 enfants ou plus

3.1

2.5

Ensemble des familles (en milliers)

16 514

17 315

Champ : enfants âgés de moins de 25 ans.

Source : Insee, RP1999 et RP2006 exploitations complémentaires.

 

Quelques chiffres :

Au 1er janvier 2010, la population française compte 64,7 millions d’habitants dont un quart est âgé de moins de 20 ans. Même si cette part diminue régulièrement, le nombre de jeunes continue d’augmenter grâce aux naissances relativement nombreuses de ces dernières années. Comme les premières générations du baby-boom d’après-guerre ont atteint ou dépassé les 60 ans depuis 2007, le nombre de personnes de 20 à 59 ans diminue depuis cette date. La part des personnes de 60 ans ou plus continue en revanche d’augmenter et atteint près de 23 %. Ce sont surtout les personnes les plus âgées (75 ans ou plus) qui sont de plus en plus nombreuses : en vingt ans leur nombre a augmenté de plus de 1 700 000, soit une hausse de 45 %. Dans le même temps, l’effectif des moins de 20 ans diminue de 3 % environ.

Natalité :

·  Un excellent taux de fécondité en France : 2,018 enfants par femme

·  Pour un taux de renouvellement des générations : 2,06 enfants par femme

·  Un taux d’emploi féminin entre 25 et 49 ans : 82%

 


Nouvelles organisations :

8 % de "couples non cohabitants" en France

Dans un rapport,  on découvre que près de 8 % des 18 ans à 79 ans, soit 3,8 millions de Français, vivent en couple, mais à distance. Ce sont des CNC, pour "couple non cohabitant" (VCCS pour couple "vivant chacun chez soi" au Québec, LAT (living apart together) pour "vivre ensemble séparément", chez les Anglo-Saxons).

 

Attention, selon les auteurs de l'étude, environ 60 % des couples non cohabitants le seraient sans l'avoir choisi, le plus souvent à cause de contraintes professionnelles.

 

C'est chez les jeunes (28 % des 18 ans à 25 ans) et chez les divorcés qu'on rencontre le plus de CNC : 17 % des personnes divorcées ont choisi de ne plus faire domicile commun dans le cas d'une nouvelle relation de couple. On prend ainsi moins de risque en cas d'échec, et puis les habitudes d'une vie de célibataire sont difficiles à changer ! On a ainsi les avantages du couple sans les inconvénients.

 

Espérance de vie

L’espérance de vie croît régulièrement depuis un siècle. L’espérance de vie à la naissance des femmes progresse de deux mois en 2009 par rapport à l’année précédente. Une fille née en 2009 peut espérer vivre jusqu’à 84 ans et demi (si les conditions de mortalité à chaque âge restent identiques tout au long de sa vie à celles observées en 2009). La baisse de la mortalité entre 70 et 90 ans en 2009 explique l’augmentation de l’espérance de vie de deux mois. Pour les hommes, l’espérance de vie à la naissance progresse également de deux mois et atteint 77,8 ans. Leur gain d’espérance de vie s’explique en grande partie par le recul de la mortalité entre 70 et 79 ans. En dix ans, les gains d’espérance de vie sont de trois années pour les hommes et de deux années pour les femmes. L’écart entre les deux sexes se réduit, comme les années précédentes, et passe à 6,7 ans en 2009 (contre 7,6 ans dix ans auparavant).

 

Le taux de mortalité est stable et s’établit à 8,5 ‰. Avec 3,8 décès d’enfants de moins d’un an pour 1 000 naissances vivantes en 2009, le taux de mortalité infantile est stable depuis 2006. Après avoir diminué fortement jusqu’en 2004, il semble avoir atteint un palier. En Europe, quelques pays ont réussi à obtenir de meilleurs résultats : 2,5 pour 1 000 en Suède en 2008, 2,6 en Finlande ou 3,5 en Allemagne.

(‰ : pour mille)

 

Une évolution permanente

Autorité parentale : les lois-clés

Loi du 4 juin 1970

met fin aux notions de chef de famille et d'autorité paternelle. Introduit la notion d'autorité parentale.

Loi sur la filiation naturelle de 1972

attribue, en cas de naissance hors mariage, l'exercice parental à la mère.

Loi sur le divorce de 1975

donne l'autorité parentale à celui qui a obtenu la garde de l'enfant lors du divorce

Loi de 1987

assouplit celle de 1975, en favorisant l'exercice conjoint de l'autorité parentale des parents divorcés

Loi de 1993

érige en principe l'exercice commun de l'autorité parentale par les deux parents, mariés ou non. Tout père qui reconnaît l'enfant avant son premier anniversaire et qui vit avec la mère exerce, au même titre qu'elle, l'autorité parentale.

 

 

Vers une pluralité de modèles familiaux ?

Comme les personnes vivant seules, les familles monoparentales sont de plus en plus nombreuses, en 1999, a indiqué une hausse de 22 % depuis 1990 (1,4 million en 1990 contre 1,7 million en 1999). Les familles monoparentales représentent aujourd'hui 16 % des familles françaises. Cette progression tend toutefois à se ralentir : les divorces continuent d'augmenter mais un à un rythme moindre...

Des femmes sont à la tête de la plupart (88 %) des familles monoparentales. La garde de l'enfant leur est le plus souvent confiée et elles se remettent moins en ménage que les hommes après une séparation ou un divorce. Malheureusement, la précarité gagne du terrain : 17 % des ménages monoparentaux survivent sous le seuil de pauvreté (12 % en 1992).

" Il s'agit du groupe social dont la situation s'est la plus fortement dégradée a cours de la dernière décennie, a indiqué le gouvernement au printemps 2001. Particularité française, 72 % des chefs de familles monoparentales ont un emploi, souvent peu qualifié ou à temps partiel, ce qui entraîne la nécessité de prévoir des modes de garde adaptés. "

Les familles recomposées représentent moins de 4 % des foyers français. Mais elles concernent plus d'un million d'enfants.

Les couples sans enfants sont sans cesse plus nombreux (six millions de couples en 1999, soit une augmentation de 16 % par rapport à 1990), selon le recensement de l'INSEE. A l'inverse, les familles nombreuses se font de plus en plus rares. Les ménages d'au moins six personnes ne représentent plus que 2,4 % de la population. Désormais, les couples sans enfant et les personnes seules dépassent en nombre les ménages avec enfants.

 


Définitions :

 

Une famille est la partie d'un ménage comprenant au moins deux personnes et constituée :

-          soit d'un couple marié ou non, avec le cas échéant son ou ses enfant(s) appartenant au même ménage ;

-          soit d'un adulte avec son ou ses enfant(s) appartenant au même ménage (famille monoparentale)

Pour qu'une personne soit enfant d'une famille, elle doit être célibataire et ne pas avoir de conjoint ou d'enfant faisant partie du même ménage. Un ménage peut comprendre zéro, une ou plusieurs familles

 

Une famille monoparentale comprend un parent isolé et un ou plusieurs enfants célibataires (n'ayant pas d'enfant).

 

 

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Published by david-documents.over-blog.com - dans Politiques publiques
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