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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 12:00

Les lecteurs devront être indulgents... non seulement je dois morceller les textes à cause de contraintes techniques 'limitation en volume des articles) mais je suis également obligé de supprimer certains croquis...

- toutes mes excuses -

 

 

Programme européen Jeunesse en action (PEJA)

Les objectifs généraux :

  • promouvoir la citoyenneté active des jeunes en général, et leur citoyenneté européenne en particulier ;
  • développer la solidarité et encourager la tolérance chez les jeunes, notamment afin de renforcer la cohésion sociale au sein de l’Union européenne ;
  • favoriser la compréhension mutuelle entre jeunes de pays différents ;
  • contribuer à l’amélioration des systèmes de soutien aux activités des jeunes et des capacités des organisations de la société civile dans le domaine de la jeunesse ;
  • promouvoir la coopération européenne dans le domaine de la jeunesse.

Priorités permanentes

  • La citoyenneté européenne
  • La participation des jeunes
  • La diversité culturelle
  • « L’inclusion » des jeunes ayant moins d’opportunités

Pour 2010, les priorités annuelles sont les suivantes :

  • Année européenne de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale
    Dans le contexte de l’Année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale  le programme Jeunesse en action soutiendra les projets destinés à faire prendre conscience aux jeunes que chacun à un rôle à jouer dans la lutte contre la pauvreté et la marginalisation, ainsi qu’à favoriser l’intégration des groupes moins favorisés.
  • La priorité sera plus particulièrement donnée :
    • aux projets qui visent à stimuler la réflexion des jeunes sur la prévention de la pauvreté, ainsi que sur les conséquences de ce fléau et sur les solutions possibles pour le combattre ;
    • aux projets qui abordent le problème de la marginalisation et les différentes formes de discrimination, telles que celles basées sur le genre, le handicap, ou les raisons ethniques, religieuses, linguistiques ou de migration. Dans ce contexte, une attention particulière sera dévouée aux projets qui soutiennent l’implication active des
      a) jeunes handicapés, encourageant ainsi les échanges entre jeunes handicapés et non handicapés, ou mettant l’accent sur la question du handicap dans notre société ;
      b) jeunes issus de l’immigration ou de minorités ethniques, religieuses ou linguistiques.
  • les projets qui abordent la question du chômage des jeunes et qui visent à stimuler la participation active des jeunes chômeurs dans la société ;
  • la sensibilisation et la mobilisation des jeunes aux défis mondiaux
    Dans le sillage de l’action de l’année passée, la sensibilisation des jeunes aux enjeux mondiaux (développement durable, changement climatique, migrations, ainsi que leur mobilisation autour de ces sujets restent une priorité. La priorité sera également donnée aux projets visant à sensibiliser les jeunes à leur rôle de citoyens actifs dans un monde globalisé, ainsi qu’à encourager leur sens de la solidarité mondiale et leur engagement vis-à-vis des thèmes d’actualité.

Une politique publique

Aujourd’hui, mettre en œuvre et conduire une politique publique, c’est prendre en compte :

  • la diversification et l’accroissement des dispositifs d’action publique
  • la complexité des différents échelons territoriaux,
  • l’animation et la gestion d’un réseau de partenaires
  • l’analyse de la demande des populations.

Ces nouvelles exigences nécessitent :

  • - Une vision synthétique des problématiques
  • - Une exploitation fine et rigoureuse des informations et des données disponibles
  • - Une lisibilité accrue des projets mis en oeuvre par les collectivités territoriales et les
  • associations.
  • - Une mise en cohérence des dispositifs d’action
  • Pour contribuer à répondre à cet enjeu, l’INJEP a réalisé depuis cinq ans un ensemble
  • d’études, de missions de conseil et d’actions de formation :
  • - études de faisabilité sur la création d’équipements et de services
  • - diagnostics et évaluation de politiques contractuelles (CTL, CEL, Contrat de Ville)
  • - recherche- action accompagnant la conduite de changement et le développement
  • local
  • - formations auprès des professionnels et techniciens sur le diagnostic,
  • l’évaluation, la communication interne et externe
  • - animation de groupes de travail sur l’ensemble de ces domaines
  • - formation qualifiante de 250 heures en conseil et management de politiques
  • publiques de jeunesse (cycle diplômant et qualifiant de niveau master 1).

Les outils :

  • construction de tableaux de bord et d’indicateurs
  • conduite et accompagnement de développement local
  • élaboration de schéma de développement, suivi de projets
  • management et organisation des équipes et du partenariat (approche systémique)
  • méthodologie participative du diagnostic et de l’évaluation
  • élaboration d’outils d’analyse et de communication sur les actions

Les acteurs

  • Les élus pour la définition des orientations et des stratégies
  • Des techniciens pour la définition des projets, l’élaboration de programmes d’action et des dispositifs d’évaluation
  • Des habitants pour améliorer leur participation dans le cadre de projets collectifs.

Styles de vie

Quand la jeunesse devient un style de vie permanent !

La jeunesse est d'invention récente. Dans les sociétés traditionnelles, le passage de l'enfance à l'âge adulte se faisait sans autre transition que des rituels initiatiques : les premiers rudiments appris et l'adolescence bien engagée, on enchaînait directement sur le temps de la production et de la reproduction. Au XIXème siècle encore, la jeunesse, cette période bénie ou l'on peut conjuguer la liberté de l'adulte et l'irresponsabilité de l'enfance au service de son seul développement personnel, n'était l'apanage que de rares oisifs, héritiers de familles fortunées ou bourgeoises ou d'individualités ayant décidé de retarder, à leurs risques et périls, le moment de plonger dans la vie active. Dorénavant, la démocratisation de l'enseignement aidant, la jeunesse est devenue une phase à part entière dans le cycle de vie de tout citoyen, du moins dans les économies développées.

La jeunesse, comme la retraite après la vie professionnelle, est une création de la société. Elle en connaît les évolutions, elle en traduit les mutations, elle en exprime les ruptures. Les regards que l'on porte sur elle et les représentations que l'on s'en fait varient sans cesse en fonction d'événements sociétaux marquants. Les hauts et les bas de l'économie dans les années récentes en donnent un bon exemple : l'économie est-elle asthénique qu'on victimise cette pauvre jeunesse qui ne trouvera pas de travail ; la croissance repart-elle qu'on exalte les chances d'une jeunesse dorénavant placée en situation d'embarras du choix ; la reprise marque-t-elle le pas que revient l'antienne d'une jeunesse inquiète confrontée à l'incertitude.

Ainsi, en examinant certains des changements les plus lourds et les plus récents de notre société, on peut sans doute approcher, sinon la nature profonde de la jeunesse d'aujourd'hui, du moins une partie de celle-ci et des représentations que l'on s'en fait.

Une évolution du cycle de vie

Dans un récent rapport de l'Administration française (« Jeunesse, le devoir d'avenir »), les auteurs analysent l'allongement de la période de jeunesse en soulignant que, si les statistiques officielles situent la catégorie des jeunes entre 16 et 25 ans, la réalité des comportements ( conjonction d'une autonomie accrue et d'une relative irresponsabilité sociale maintenue, d'une indépendance dans le choix de ses conduites personnelles et d'une dépendance économique) place aujourd'hui la jeunesse entre 12 et 30 ans. Une jeunesse qui commencerait plus tôt (au moment de la puberté et de l'entrée au collège) et qui s'achèverait plus tard (retardement dans l'obtention de l'emploi stable et de la procréation). Ils soulignent que les démographes, eux-mêmes, ont changé leur catégorisation pour prendre acte d'une précocité accrue de l'adolescence et d'une entrée dans l'âge adulte différée et définissent les jeunes dans la tranche 15-30 ans et non plus dans la tranche 15-25ans.

Les raisons de cette évolution sont multiples et, entre elles, connectées. La prolongation des études, liée à la démocratisation de l'enseignement, constitue, naturellement, l'une d'entre elle . En France, la moitié de la génération née en 1963 finissait ses études à 18,5 ans ; la moitié de celle qui est née en 1973 à 21,5ans ; la moitié de celle qui est née en 1983 les achèvera sans doute à 23 ou 24 ans.

Les caractéristiques neuves de l'économie, marquée par la mondialisation de la compétition et par l'irruption des nouvelles technologies de l'information et de la communication, sont également en cause, bien entendu : elles ont créé un univers professionnel instable où l'imprévisibilité de la conjoncture, tout comme les ruptures technologiques, flexibilise les effectifs des entreprises, précarise de nombreux emplois et périme rapidement des métiers ou des expertises. Il faut ainsi plus de temps à ceux qui arrivent sur le marché de l'emploi pour trouver l'emploi stable et, plus encore, l'emploi dans lequel on a envie de rester parce qu'on y trouve son compte.

Si le passage de la jeunesse à l' âge adulte se signale habituellement par le franchissement de quatre seuils -la fin des études, l'entrée dans la vie active, le départ de chez les parents et la création d'une nouvelle famille (c'est à dire aujourd'hui la naissance du premier enfant beaucoup plus que le mariage qui ne semble plus constituer un seuil aussi déterminant que pour les générations précédentes)-, l'évolution de la famille d'origine, son rôle de filet de sécurité dans une conjoncture incertaine et la nouvelle largeur de vue des parents face aux attitudes et aux choix de vie affectifs et sociaux de leurs grands enfants prédisposent ceux-ci à retarder le départ du cocon familial, voire à y revenir dés que le temps se couvre.

Quand à la procréation (le quatrième seuil), elle semble être moins liée à une meilleure maîtrise de la conception ou à une à une éventuelle immaturité des futurs parents qu'à la plus grande difficulté que rencontrent les jeunes à se stabiliser dans le monde du travail, à y trouver leurs marques et les moyens durables de l'autonomie économique.

Plus significative encore de la transformation que connaît actuellement la jeunesse, il y a cette mutation du parcours qui la conduit de la fin de l'enfance à l'entrée dans l'âge adulte. Les deux séquences qui scandaient ce parcours conduisant de la dépendance à l'indépendance ( formation- diplôme- emploi et départ de la maison- mariage- enfant) ne sont plus linéaires ; dorénavant , chacun vit ces deux séquences en les mélangeant. La phase d'insertion professionnelle mélange des formations qui parfois ne débouchent sur aucun emploi, des stages qui ne sont souvent ni de la formation ni de l'emploi, des emplois précaires contre-formateurs, des périodes de chômage ou de galère , des retours à la case départ en formation pour changer de voie… La phase familiale (de la famille que l'on quitte à celle que l'on fonde) connaît aussi de nombreux contre-pied : unions à l'essai, départs avortés, cohabitation en couple chez les parents, utilisation prolongée de ceux-ci comme base arrière économique…

Ainsi, une même personne , à un âge donné, peut présenter en même temps des caractéristiques relevant hier de la jeunesse et d'autres de la vie adulte comme vivre chez ses parents et avoir des enfants ou poursuivre ses études et avoir un emploi. La combinaison de la complexité des parcours d'accès à l'emploi durable et voulu ( dans un environnement économique où le diplôme n'est plus une garantie et où même le salaire n'est plus aussi protecteur qu'avant) et de la fragilité des parcours affectifs ( les fort taux de divorces concernent pour les deux tiers les couples récents) justifie l'observation d'un chercheur français Laurent Toulemon : il voit le cheminement des jeunes moins comme un passage linéaire de seuils en seuils que comme « des glissements progressifs de situations floues à des situations incertaines ».

Un âge adulte de plus en plus indéfinissable

En fait, si la période de la jeunesse devient à la fois plus longue et plus floue, c'est aussi que, dans le contexte, somme toute assez neuf, de l'allongement de notre durée de vie, on ne sait plus trop ce que c'est que l'âge adulte . Pour le chercheur Jean Pierre Boutinet, aujourd'hui « l'âge adulte n'est plus considéré comme le moment central d'une vie, le moment pivot qui donne leur sens à la période qui précède et à celle qui suit : la période de la maturité après celle ce la croissance et avant celle du déclin. L'âge adulte est au contraire lui-même marqué par des formes d'instabilités qui lui retirent sa qualité de référence centrale, de moment organisateur de l'ensemble de la vie. La dépendance que représentent le chômage et l'exclusion, le sentiment de ne plus maîtriser un monde où l'échange d'information s'accélère, le conformisme dans lequel l'incertitude cantonne les individus et l'incapacité à anticiper l'avenir conduisent parfois les adultes à faire l'expérience de formes d'immaturité ». L'âge adulte, réduit à 25 ou 30 ans, ne deviendrait-il pas une simple transition alimentaire, la période où l'on gagne de l'argent pour financer deux âges plus intelligents parce qu'on y est moins réduit à sa seule dimension économique et qu'on a le temps de s'y « éclater », en amont, une jeunesse qu'on mythifie tellement qu'on s'efforce de la singer même quand on l'a quittée depuis longtemps et en aval, un troisième âge au mieux de sa forme qui ,mieux assuré de ses ressources et libéré de la triste obligation du travail salarié, peut enfin s'offrir une maturité heureuse ? On peut même se demander si, désormais, on quitte vraiment la jeunesse tant la montée en puissance du temps partiel, des contrats à durée déterminée et des ruptures de carrière de même que la banalisation du concubinage évolutif et des divorces transforment la « transition de la jeunesse » - période qui conduisait hier clairement de l'enfance à l'âge adulte- en une façon d'être qui devient peu à peu le style de vie d'un nombre croissant d'adultes ; comme si la disparition brutale des rites de passage qui, hier, obligeaient les « nouveaux adultes » à ressembler à l'image sociale qu'ils étaient censés donner (« tu seras un homme, mon fils ! ») permettait aujourd'hui de rester plus durablement jeune, en état permanent de transition.

Ainsi, l'allongement de l'existence et les multiples transformations de la société rebattent les cartes du cycle de vie : dans la séquence « enfance, jeunesse, âge de la production, troisième âge, vieillesse », la jeunesse devient un âge plus long, plus flou mais, en même temps, plus central tant il détermine dorénavant les modes, les codes, les attitudes et les mimétismes d'autres segments du cycle.

 

Fin du chapitre "Jeunesse"

 

Vous pouvez consulter le fichier "Génération Y"

 

 

 

 

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Published by david-documents.over-blog.com - dans Politiques publiques
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