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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 11:00

 

Perception négative

Une société fâchée avec sa jeunesse ?" "Les Français et les jeunes"

Un Français sur deux (49%) dit avoir un regard négatif sur la jeunesse

83% des Français disent apprécier la relation avec les jeunes, mais les jugent aussi « pas lucides » et pas « réalistes »

 « (...) Les sondés révèlent à la fois une peur sociale sur les jeunes et un regard positif sur les échanges qu’ils ont avec eux.

Du côté négatif, l’image qui ressort du sondage est celle d’une jeunesse passive.

Sur l’investissement, la capacité à se prendre en main, le doute est énorme.

Ce qui n’est pas surprenant sachant qu’en France le regard sur les jeunes est essentiellement vertical : à l’école c’est l’autorité du professeur, dans la famille c’est aux parents de gérer les aides sociales, même quand le jeune devient majeur.

Bref, notre société a une tendance globale à mettre sous tutelle la jeunesse. Du coup cette image négative apparaît comme une injonction paradoxale : on leur dit d’être actifs mais sans tenir compte que les jeunes n’ont pas la possibilité d’accéder à cette autonomie.

Un résultat me semble particulièrement inquiétant : c’est le fait qu’un quart des sondés disent ne pas considérer que les jeunes « sont un atout pour la société ». Même s’ils sont une minorité, c’est énorme ! Tout ce qui est positif concerne, a contrario, le lien social direct, l’humain.

à Nous vivons dans un pays qui aime à caractériser les populations en fonction de leur seul âge, et les gens ont du coup une aspiration à recréer du lien intergénérationnel. Cela est visible dans le sondage sur l’envie de transmettre aux jeunes des savoirs. »

Changements…

Addiction consommatrice et dommages collatéraux

Par Hervé Sérieyx

Dans un article, Luc Ferry s'amusait de cette antienne entonnée par tant de chefs d'entreprise : « les jeunes ne sont plus polis, cultivés, travailleurs etc » alors que l'effondrement de ces valeurs auxquelles ces dirigeants semblent tant tenir est précisément lié à l'accélération de cette société de consommation dont ils sont les principaux champions.

Comme le rappelle joliment notre Philosophe : « Plus les gens ont une vie intérieure, spirituelle et culturelle riche, moins ils consomment ; or l'idéal des sociétés de consommation serait que nous ayons la structure psychique d'un drogué, de quelqu'un qui augmente les doses et rapproche les prises. »

Et il est illusoire d'espérer avoir des enfants durablement nourris de repères traditionnels et solides si on les pousse à une telle addiction de consommation qu'ils deviennent des zappeurs tous azimuts capables de changer trois fois par an de portable. Mais comme la bicyclette de l'économie de marché, dans le grand vélodrome de la mondialisation, ne demeure debout que si l'on pédale de plus en plus vite, les entreprises n'ont d'autres choix que d'innover sans cesse et de renforcer l'addiction consommatrice de telle sorte que les nouveaux produits chassent le plus vite possible les anciens. Le molièresque « Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger » semble aujourd'hui bien dépassé tant l'universelle société de consommation requiert, pour l'entretien de sa dynamique, qu'un nombre croissant de personnes ne vivent plus que pour consommer ; au point que dans de nombreux pays pauvres l'achat du superflu passe souvent avant celui du nécessaire. Les comportements de discernement, de sagesse, de réflexion et d'attention aux autres n'y trouvent évidemment guère leur compte : quand , chez chacun, la quête des objets et des choses devient à ce point envahissante et frénétique, le cœur et l'esprit n'ont plus guère d'espace ni de temps pour s'épanouir.

Alors faut-il regretter le temps de la lampe à huile et de la marine à voile ? Non bien sûr. Mais reconnaissons au moins que tout modèle économique est structurant et que le nôtre, à terme, pourrait produire, si nous n'y prenions garde, une société de petits égoïstes cruels et décérébrés. Il y a donc toute une gamme de parades à mettre en œuvre pour éviter une si funeste évolution.

Allumer ces contre-feux, c'est naturellement la responsabilité de chacun d'entre nous en tant que parents, enseignants, citoyens aux engagements multiples - artistes, managers, politiques etc- pour aider ceux que nous côtoyons, et d'abord les plus jeunes, à se distancier, avec humour et goût des autres, de cette boulimie d'avoir ( « de l'avoir plein nos armoires » chante Souchon) pour conquérir un peu plus le bonheur d'être. Comme on s'en doute, en ce domaine la seule pédagogie qui vaille, c'est l'exemple.

Rythme de vie

Les temps de l’enfant

Statistiques sur la jeunesse

Répartition des jeunes de moins de 25 ans, part de la population totale. (01/01/2007)

 
Hommes

Femmes

Ensemble

0 – 4 ans

2 050 505

1 960 742

4 011 247

5 – 9 ans

2 015 564

1 963 316

3 938 880

10 – 14 ans

1 952 013

1 860 932

3 813 245

15 – 19 ans

2 077724

1 995 013

4 072 737

20 – 24 ans

2 046 498

2 012 338

4 058 836

Jeunes de moins de 25 ans

10 142 604

9 752 341

19 894 945

Part – 25 ans dans la population active

16.0 %

15.4 %

31.4 %

Scolarité

À la rentrée 2009, en France métropolitaine et dans les DOM, les écoles du premier degré public et privé dépendant du ministère de l’Éducation nationale accueillent 6 647 100 élèves, dont 2 532 800 élèves dans l’enseignement préélémentaire, 4 070 500 dans l’élémentaire et 43 800 dans l’enseignement relevant de l’adaptation et de la scolarisation des élèves handicapés (ASH).
Avec 3 500 élèves en plus, l’effectif global reste stable par rapport à la rentrée précédente. La diminution des effectifs d’élèves en préélémentaire s’explique principalement par la baisse de la scolarisation des enfants de 2 ans. L’augmentation des effectifs se poursuit dans l’enseignement élémentaire, principalement en raison du contexte démographique. Les effectifs dans l’enseignement relevant de l’ASH baissent à nouveau en 2009.

Autonomie

Eurostat (l’Office statistique des Communautés européennes), publie « Youth in Europe - A statistical portrait », dans le cadre de l’adoption, lors de la réunion du Conseil du 27 novembre 2009, d’une résolution relative à une nouvelle stratégie européenne en faveur de la jeunesse pour la période 2010-2018.

 Quel est l’âge moyen des jeunes lorsqu’ils quittent le domicile de leurs parents ?
Dans tous les États membres, les hommes habitent plus longtemps chez leurs parents que les femmes.

En 2007, l’âge moyen auquel les hommes quittaient le domicile de leurs parents variait de 23,1 ans en Finlande et de 24,2 ans en France ainsi qu’aux Pays-Bas, à l’âge de 27,1 ans au Luxembourg… à 31,5 ans en Bulgarie, en Slovénie et en Slovaquie.

En ce qui concerne les femmes, l’âge moyen était inférieur à 30 ans dans tous les États membres, s’échelonnant de 22,0 ans en Finlande, 23,1 ans en France et 23,2 ans aux Pays-Bas, à 26 ans au Luxembourg, à 29,8 ans en Slovaquie, 29,6 ans en Slovénie et 29,5 ans en Italie.

La jeunesse européenne

Un portrait statistique du mode de vie des jeunes

Les jeunes représentent une proportion importante de la population de l’UE: au 1 er janvier 2009, l’ UE27 comptait 95 millions de personnes âgées de 15 à 29 ans, soit environ un cinquième de la population totale. Les statistiques relatives aux jeunes confirment que ceux-ci présentent des caractéristiques propres qui les distinguent des générations plus âgées, mais elles font également apparaître des différences de comportement chez les jeunes d’un État membre à l’autre.

Quel est l’âge moyen des jeunes lorsqu’ils quittent le domicile de leurs parents? Quelles sont les différences de taux de chômage en fonction du niveau d’éducation? Quelle est la proportion de jeunes ayant un contrat de travail temporaire? À quelle fréquence les jeunes vont-ils au cinéma ou assistent-ils à d’autres manifestations culturelles? Les réponses à ces questions et à bien d’autres se trouvent dans la publication 1 d' Eurostat , l’Office statistique des Communautés européennes : "Youth in Europe - A statistical portrait" . Cette publication est diffusée dans le cadre de l’adoption, lors de la réunion du Conseil du 27 novembre 2009, d’une résolution 2 relative à une nouvelle stratégie européenne en faveur de la jeunesse pour la période 2010-2018.

Les jeunes quittent le domicile parental le plus tôt en Finlande, en France et aux Pays-Bas

L’âge moyen de départ du domicile parental varie grandement selon les États membres, même si, dans tous les États membres, les hommes habitent plus longtemps chez leurs parents que les femmes. En 2007, l’âge moyen auquel les hommes quittaient le domicile de leurs parents variait de 23,1 ans en Finlande et de 24,2 ans en France ainsi qu'aux Pays-Bas , à 31,5 ans en Bulgarie , en Slovénie et en Slovaquie . En ce qui concerne les femmes, l’âge moyen était inférieur à 30 ans dans tous les États membres, s'échelonnant de 22,0 ans en Finlande , 23,1 ans en France et 23,2 ans aux Pays-Bas à 29,8 ans en Slovaquie , 29,6 ans en Slovénie et 29,5 ans en Italie .

Âge moyen des jeunes quittant le domicile parental, par sexe, 2007

 

Hommes

Femmes

 

Hommes

Femmes

Belgique

26,7

25,4

Luxembourg

27,1

26,0

Bulgarie

31,5

27,7

Hongrie

29,4

27,6

Rép. tchèque

28,5

27,0

Malte

31,0

29,3

Danemark

:

:

Pays-Bas

24,2

23,2

Allemagne

25,1

23,9

Autriche

26,9

25,1

Estonie

26,0

25,1

Pologne

29,6

28,4

Irlande

:

:

Portugal

29,5

28,5

Grèce

30,0

27,9

Roumanie

30,3

27,1

Espagne

29,3

28,3

Slovénie

31,5

29,6

France

24,2

23,1

Slovaquie

31,5

29,8

Italie

30,9

29,5

Finlande

23,1

22,0

Chypre

28,0

26,2

Suède

:

:

Lettonie

28,8

27,7

Royaume-Uni

24,6

23,6

Lituanie

29,1

27,8

 

 

 

: Données non disponibles

Des difficultés accrues d’accès au marché du travail pour les jeunes les moins qualifiés

Au deuxième trimestre 2009 dans l’ UE27, le taux de chômage dans la classe d’âge des 25-34 ans était de 19,2% pour ceux ayant un niveau d’éducation faible (correspondant au plus au premier cycle de l’enseignement secondaire) , de 9,1% pour ceux ayant un niveau d’éducation moyen (second cycle de l’enseignement secondaire et enseignement post-secondaire non supérieur) et de 5,9% pour ceux ayant un niveau d’éducation élevé (enseignement supérieur) . Ce schéma, caractérisé par un niveau de chômage d’autant plus bas que le niveau d’éducation est plus élevé, se retrouvait dans presque tous les États membres. La Grèce était le seul État où les taux de chômage variaient très peu en fonction du niveau d’éducation.

Le taux de chômage pour les 25-34 ans ayant un faible niveau d’éducation s’échelonnait de 6,4% aux Pays-Bas, 7,6% à Malte et 8,7% à Chypre, à 53,7% en Slovaquie, 34,4% en République tchèque et 31,1% en Lettonie. Pour ceux possédant un niveau d’éducation moyen, le taux de chômage variait de 3,1% aux Pays-Bas, 4,2% en Autriche et 4,5% à Chypre, à 18,8% en Espagne, 17,8% en Lettonie et 17,3% en Lituanie. Pour ceux ayant un niveau d’éducation élevé, le taux de chômage variait de 1,9% aux Pays-Bas, 2,7% en Roumanie et 2,8% en République tchèque, à 11,8% en Espagne, 11,7% en Grèce et 9,6% en Italie.

Les jeunes participent davantage aux activités culturelles

En 2006, dans l’ UE , plus des trois quarts (77%) des jeunes âgés de 16 à 29 ans étaient allés au cinéma au moins une fois durant l’année écoulée. Cette part tombait à 37% chez les personnes âgées de 30 ans et plus. Cette tendance était commune à tous les États membres. Les pourcentages les plus élevés de jeunes étant allés au cinéma au moins une fois durant l’année écoulée étaient observés en Allemagne (87%) et au Danemark (85%) et les plus faibles en Bulgarie (38%) et en Lettonie (53%).

En 2006, un peu plus de la moitié (54%) des jeunes de 16 à 29 ans dans l’ UE avaient assisté à un spectacle (pièce de théâtre, concert, etc.) au moins une fois durant l’année écoulée, contre 40% pour ceux âgés de 30 ans et plus. Là encore, la tendance était la même dans tous les États membres, bien que la différence entre les classes d’âge ne soit pas aussi marquée que pour les sorties au cinéma. L’ Estonie (71%) ainsi que le Portugal et la Slovaquie (70% chacun) comptaient les proportions les plus élevées de jeunes ayant assisté à des spectacles, tandis que Malte (29%) et la Bulgarie (32%) enregistraient les proportions les plus faibles.

En 2006, dans l’ UE , près de la moitié (49%) des jeunes de 16 à 29 ans avaient effectué une visite culturelle (musées, galeries d’art, etc.), contre 42% pour ceux âgés de 30 ans et plus. Les proportions les plus importantes de jeunes ayant effectué une visite culturelle étaient enregistrées en Finlande (63%) et en Slovaquie (61%), et les plus faibles à Malte (14%) et en Bulgarie (21%).

 

La suite à consulter - La jeunesse (C

 

 

 

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Published by david-documents.over-blog.com - dans Politiques publiques
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