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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 09:00

 

Programme for International Student Assessment : Programme international pour le suivi des acquis des élèves

Une enquête menée tous les trois ans (2000 – 2003 – 2006) auprès de jeunes de 15 ans dans les 30 pays membres de l’OCDE et dans de nombreux pays partenaires.

Elle évalue l’acquisition de savoirs et savoir-faire essentiels à la vie quotidienne au terme de la scolarité obligatoire.

Lors de chaque évaluation, un sujet est privilégié par rapport aux autres.

PISA a été conçu en 1998 à la demande des ministres de l’Éducation des États membres de l’OCDE. Le programme doit permettre d’évaluer les compétences trois familles de disciplines :

en lecture - la compréhension de l’écrit,

la culture mathématique

et la culture scientifique

 

Grâce à cet outil, en fin d’obligation scolaire , on peut recueillir des informations fiables relatives aux forces et aux faiblesses des différents systèmes scolaires.

PISA vise aussi à fournir un instrument de mesure permettant une comparaison des performances des systèmes scolaires à l’échelle internationale, en l’occurrence au niveau de tous les pays de l’OCDE.

PISA porte moins sur le contrôle des connaissances définies dans les programmes d’études que sur les capacités des élèves d’appliquer leur savoir dans des situations très diverses. Toutes les questions ont trait à des situations de la vie réelle.

Par ailleurs, PISA appréhende non seulement les compétences et attitudes des jeunes de 15 ans, mais aussi les principales caractéristiques des élèves et établissements ainsi que le statut socio-économique, le statut d’immigration, le sexe et le type d’enseignement fréquenté.

s’intéresse à :,.

Objectifs :

Plutôt que la maîtrise d’un programme scolaire, PISA teste l’aptitude des élèves à appliquer les connaissances acquises à l’école aux situations de la vie réelle.

Les facteurs conditionnant leurs performances ainsi que leur potentiel pour l’apprentissage tout au long de la vie font également l’objet d’une analyse au moyen de questions portant sur l'approche de l'apprentissage et le milieu social des élèves.

Ce système permet d’évaluer les connaissances des élèves en sciences et la manière de les utiliser et dans quelle mesure ils les intègrent dans l’ensemble de leurs activités et réflexions.

Modalités concrètes :

Grâce à un questionnaire complété par les proviseurs, PISA prend également en compte les particularités d’organisation des écoles. Dans chacun des pays participants, entre 4 500 et 10 000 élèves remplissent le questionnaire de fond pour chaque évaluation.

Les étudiants sont sélectionnés à partir d’un échantillon aléatoire d’établissements scolaires (publics ou privés)

ainsi que sur un critère d’âge (à partir de 15 ans et 3 mois à 16 ans et 2 mois au début de l’évaluation), et non en fonction de leur classe.

Par ailleurs, les élèves sélectionnés dans chaque pays doivent passer des tests écrits avec des questions ouvertes ou à choix multiple.

Les tests portent sur la lecture, la culture mathématique et la culture scientifique et se présentent sous la forme d’un questionnaire de fond.

Résultats :

  • La France reste dans la moyenne des pays de l’OCDE même si ses résultats sont en baisse par rapport à ceux de 2003.
  • A la question du "que faire", quelques-unes des attitudes des pays efficaces :
    •  
      • - différenciation scolaire la plus tardive possible,
      • - respect de l’équité dans le système éducatif,
      • - diminution des élèves en difficulté grâce à un enseignement et un soutien individualisés.

 

Entre la Finlande (563 points sur l’échelle des compétences scientifiques) et le Mexique (410), la France (495) se situe dans la moyenne des pays de l’OCDE.

 

Le système éducatif français n’est pas un bon élève, avec des résultats en baisse par rapport à ceux de 2003 et une régression dans tous les classements. En outre, le pourcentage d’élèves faibles a augmenté.

De nombreuses analyses convergentes soulignent par ailleurs que les écarts des résultats scolaires selon la situation sociale des familles s'accroissent, prouvant que la démocratisation qualitative est en panne.  

L'OCDE met en parallèle les résultats et les caractéristiques des systèmes éducatifs des pays membres de l'organisation. Et elle épingle la France sur l'inégalité sociale devant l'Ecole.

Il peut sembler paradoxal que ce soit l'OCDE qui ramène la dimension sociale dans le débat scolaire français. C'est particulièrement nécessaire au moment où celle-ci est évacuée au bénéfice d'une personnalisation de la réussite et de l'échec.

 

Commentaires :

La grande leçon de Pisa est la forte progression en nombre des élèves faibles et leur baisse de niveau, un creusement des inégalités sociales à l'Ecole depuis 2003.

La question est de savoir quelle est la part de l'Ecole et celle de l'aggravation des inégalités sociales dans le pays dans ces mauvais résultats, d’identifier les facteurs explicatifs à différents niveaux du pays lui-même et de son contexte socio-économique et culturel, de l’organisation globale du système éducatif, du fonctionnement des établissements et des conditions socio-économiques et culturelles du milieu familial de l’élève. 

C’est à partir de ces analyses que l’on pourra dégager des pistes d’actions en matière de politique éducative 

L’analyse des pays qui sont en tête de classement est intéressante. Les pays qui réussissent le mieux comme la Finlande ou la Corée sont également ceux qui ont le plus faible nombre d’élèves en grande difficulté scolaire.

De manière générale, les systèmes qui obtiennent de bons résultats repoussent la différenciation scolaire au maximum, limitent les redoublements et pratiquent une grande équité sociale en facilitant l’intégration de tous, concourent à une diminution des élèves en difficulté grâce à un enseignement et un soutien adaptés.

En France, il parait nécessaire de mettre l’accent sur le soutien, au sein de l’école et sur le temps scolaire.

Les variables socio-économiques expliquent davantage les différences de résultat que le nombre d’heures enseignées. Les chercheurs ont des doutes quant à l’efficacité du traitement de la difficulté hors temps de classe, quand on sait que,  globalement, la fréquentation de l’accompagnement scolaire ne se traduit pas par des progrès notables.

C’est tout le système qu’il faut repenser.

Quand on observe de près les élèves en difficulté, la réponse la plus pertinente n’est pas celle de la répétition des situations qui les mettent en échec. Ces réponses peuvent être diverses : approches pédagogiques différenciées, pédagogie du détour intervention d’enseignants spécialisés.

 

Voir deux pages sur ce sujet :

PISA ça sert à quoi ?

PISA 2006 - Mes résultats.

 

L’étude PIRLS (Progress in International Reading Literacy Study)

PISA est souvent évoqué dans la presse, mais il existe un autre outil.

 

Cette étude constitue une évaluation internationale des compétences de lecture, conduite par l’International Association for the Evaluation of Education Achievement (IEA). La première étude

PIRLS a été réalisée en 2001. La deuxième, à laquelle participe aussi le Luxembourg, a lieu en 2006.

PIRLS se fonde sur la conception anglo-saxonne de la literacy selon laquelle la lecture ne constitue pas un processus passif, mais un processus constructif qui met en relation les informations contenues dans un texte et les connaissances de langue et du monde du lecteur. Les compétences de lecture vont donc au-delà de la simple capacité de lire.

Les tests administrés dans le cadre de PIRLS évaluent les compétences de base en compréhension de l’écrit, compétences qui correspondent aux expériences et à l’environnement des élèves de l’école primaire et qui constituent en même temps une base essentielle pour les apprentissages ultérieurs. De plus, PIRLS fournit des indications sur les attitudes et la motivation des élèves vis-à-vis de la lecture.

 

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Published by david-documents.over-blog.com - dans Politiques publiques
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